Chaire de recherche axée sur le patient et les soins hospitaliers aigus

Le bon soin au bon moment pour de meilleures pratiques médicales

Photo : Université de Sherbrooke

Avec les milliards de dollars qui sont engloutis annuellement dans le système de santé canadien, l’efficacité des soins s’impose comme un enjeu prioritaire. Malgré l’évolution des pratiques médicales, plusieurs études récentes ont démontré que certains traitements médicaux plus anciens et moins onéreux pouvaient être supérieurs aux nouveautés souvent plus coûteuses. De plus, l'efficacité et même la sécurité de certains soins courants ne sont pas établies. Selon les données des Instituts de recherche en santé du Canada, 50 % des patients ne reçoivent pas de traitement éprouvé et jusqu'à 25 % reçoivent des soins non nécessaires et potentiellement nocifs.

La nouvelle Chaire de recherche axée sur le patient et les soins hospitaliers aigus contribuera à rectifier le tir. François Lamontagne, interniste et intensiviste à l'installation CHUS du CIUSSS de l'Estrie – CHUS et professeur-chercheur à la FMSS et au Centre de recherche du CHUS, en est le titulaire. Sous sa supervision, les travaux de la Chaire viseront à comparer l'efficacité, la sécurité et les coûts de divers soins hospitaliers aigus afin de déterminer lesquels sont appropriés selon la situation et selon le patient. L’objectif? Dégager les meilleures pratiques et les partager avec d’autres établissements de santé du réseau québécois afin qu’elles soient utilisées de façon concrète pour renforcer les capacités des équipes soignantes.

« Les coûts associés aux soins aigus sont très élevés. Mettre de l’avant des initiatives pour favoriser l’utilisation judicieuse de nos ressources m’apparait un choix incontournable. Nous pourrions résumer l’enjeu à ceci : le bon soin, au bon patient, au bon moment. Ce sont d’abord les patients et leurs familles qui bénéficieront des travaux de recherche menés par le Dr Lamontagne », précise le professeur Pierre Cossette, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

La Chaire est issue d’une collaboration étroite entre le Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CRCHUS) et la FMSS. « Les projets de recherche du Dr Lamontagne visent à mieux intégrer la recherche dans les soins aux patients en danger de mort en optimisant les collaborations entre les patients, leur famille, les cliniciens, les chercheurs, les étudiants et les professionnels de recherche afin de consolider les bonnes pratiques cliniques », souligne William Fraser, directeur scientifique du CRCHUS.

Le programme de la Chaire permettra la formation d’une relève de qualité en recherche clinique axée sur le patient et agira comme levier pour créer, au CRCHUS et à la FMSS, un pôle d’experts dans ce domaine. Il permettra également de subventionner le travail de cinq étudiantes et étudiants aux études supérieures, ce qui les aidera à se consacrer à leurs études et à propulser leur carrière de chercheurs dans le domaine de la santé.

À propos du titulaire

Le Pr François Lamontagne
Le Pr François Lamontagne

Photo : Université de Sherbrooke

Professeur à la FMSS depuis 2009, François Lamontagne compte déjà plus de 50 publications dans les revues scientifiques les plus prestigieuses et plusieurs chapitres de livres. Sa vision et sa polyvalence lui viennent de sa sensibilité à aux besoins des patients, mais aussi d’une formation obtenue auprès d'experts de grande renommée.

Les activités de recherche du Dr Lamontagne portent sur les innovations thérapeutiques et diagnostiques en soins critiques, de même que sur certaines pratiques courantes qui ne reposent pas actuellement sur des données probantes. Le but ultime de ses travaux est de contribuer à des pratiques médicales plus sécuritaires, efficaces et humaines. Les projets de recherche menés par l’équipe du Dr Lamontagne abordent diverses questions liées à la pratique des soins intensifs dont la planification des soins en fin de vie, la médecine transfusionnelle, les modes de ventilation mécanique, les thérapies de remplacement rénal, la prévention des complications en chirurgie cardiaque, le pronostic neurologique suite aux traumatismes crâniens sévères, la qualité de vie des survivants de soins intensifs et le dosage des vasopresseurs en cas de choc.