La Déprime : le parfait antidote à la morosité

Le Centre culturel de l'UdeS présente l'un des plus grands succès comiques québécois, La Déprime, le mercredi 18 février à 20 h.
Le Centre culturel de l'UdeS présente l'un des plus grands succès comiques québécois, La Déprime, le mercredi 18 février à 20 h.
Photo : Mélissa Bascunan

Bienvenue à la gare d’autobus de Montréal, lieu de tous les possibles. Dans cet endroit de transition, les guichetiers Fred et Sylvie seront témoins du passage de quelques 45 personnages, tous campés par quatre comédiens de grand talent : Anne-Élisabeth Bossé (Série noire, Les Appendices, Les bobos), Pascale Desrochers (Appelez-moi Stéphane, Les Voisins, La Puce à l’oreille), Bernard Fortin (Des roches dans ses poches) et Éric Paulhus (Les Argonautes, Cabaret, La cage aux folles).

Denis Bouchard remet en scène cette comédie, qui chasse la morosité à grands coups de fouet.
Denis Bouchard remet en scène cette comédie, qui chasse la morosité à grands coups de fouet.
Photo : Mélissa Bascunan

À la barre de ce plurivalent quatuor, Denis Bouchard remet en scène, plus de trente ans après sa création, l’un des plus grands succès comique québécois de son époque : La Déprime.

Au début des années 1980, c’est avec ses camarades acteurs - Julie Vincent, Raymond Legault et Rémy Girard - que le comédien et metteur en scène s’était lancé dans l'écriture de la pièce. À une période où justement, la déprime s’était tristement invitée : « En 1981, le Québec était dans un état de spleen collectif. Tout un projet de société venait de prendre le bord avec la défaite du Oui au référendum de 1980. On était en pleine crise économique avec l'inflation, le chômage...» Mais loin de tomber dans la caricature qui caractérise souvent les pièces à sketchs, La Déprime offre un univers coloré d’où surgit le comique ici et là, au fil des situations vécues par les différents protagonistes.

Un temps, un lieu… maintes intrigues

Plus de 33 ans après sa sortie fracassante, La Déprime déride encore, pourvue d’une nouvelle distribution dynamique.

Plus de 33 ans après sa sortie fracassante, La Déprime déride encore, pourvue d’une nouvelle distribution dynamique.


Photo : Mélissa Bascunan

Bien que répondant aux deux tiers de la règle des trois unités du théâtre classique (en un seul temps et un seul lieu), La Déprime y déroge par la multiplication de ses intrigues et de ses personnages… qui savent chasser la morosité à grands coups de fouet! Et parce qu’il n’y a pas de comédie sans vérité, c’est sous leurs haillons d’accablement que les protagonistes de l’œuvre se dévêtent de leurs artifices pour nous présenter leur grande humanité. Car si le lieu est le microcosme de la condition humaine, il est forcément propice à l’essor du comique.

S’inspirant des films choraux des années 1970, comme ceux de Robert Altman, la pièce a su trouver un fil conducteur jusqu’au cœur des gens de l’époque. Plus de 33 ans après sa sortie fracassante (la pièce a été jouée à guichet fermée durant 4 mois et plus de 400 fois depuis), La Déprime déride encore, pourvue d’une nouvelle distribution dynamique venue enrichir sa relecture.

Pour vivre ou revivre La Déprime, un lieu : le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Un temps : le mercredi 18 février à 20 h. Renseignements et réservations via le site Internet du Centre culturel ou en composant le 819-820-1000.