Avec l'album We go home

Adam Cohen de retour aux sources

Avec We go home, Adam Cohen réaffirme sa propre voix ou voie, tout en embrassant encore davantage le thème de la filiation.
Avec We go home, Adam Cohen réaffirme sa propre voix ou voie, tout en embrassant encore davantage le thème de la filiation.

Photo : fournie

Acclamé à l’échelle internationale, Adam Cohen est de retour chez lui, au Canada, pour présenter une série de six spectacles à travers le Québec, dont celui qui aura lieu à la salle Maurice-O'Bready, le mardi 25 novembre prochain.

Un accouchement difficile

Il y a trois ans, le fils de Leonard Cohen publiait Like a Man, son troisième album, celui qui allait lui valoir un disque d’or, le révéler aux États-Unis et en Europe, et l’affranchir définitivement de la gloire paternelle. Attendu au tournant, We Go Home, paru en septembre dernier, a connu un accouchement difficile. Angoissé par l’enjeu, il aura fallu à Adam Cohen une bonne dose d’audace et d’intégrité pour faire avorter une première maquette, enregistrée à Los Angeles avec des réalisateurs de renom et des musiciens de premier plan. Maquette qui avait pourtant reçu l’approbation de Cohen père et de l’équipe de production. Empreint d’un trop grand désir de plaire aux dires de l’auteur-compositeur-interprète, la première version de son quatrième opus ne sera jamais commercialisée.

Entre Montréal et Hydra

C’est finalement dans les maisons de son enfance, en peignoir à Montréal, et en maillot de bain sur l’île d’Hydra en Grèce (!), qu’Adam Cohen refaçonne, chanson après chanson, We go home. En résulte un album bien de son époque, une œuvre lumineuse aux mélodies folk-pop feutrées et accrocheuses, au croisement de l'héritage musical assumé du grand Leonard et d'une voie personnelle parsemée de guitare, de piano, de magnifiques harmonies vocales, de poésie et d’un indéniable talent.

Si le jeune Cohen avait donné l’impression d’avoir enfin trouvé son style avec Like a man en 2012, We go home réaffirme sa propre voix ou voie, tout en embrassant encore davantage le thème de la filiation. À la fois inspiré par sa relation avec son monument de père et par celle qu’il entretient avec son petit garçon de 7 ans, Cassius, Adam s’est livré comme jamais dans le confort de ses deux maisons dont il connaît tous les secrets. Un cadeau pour ses fans et pour lui-même, qui lui donne le sentiment bien mérité d’être enfin devenu l’homme qu’il a toujours voulu être.