Étudiants engagés – Caroline Hébert

Le bénévolat comme passe-temps

Pour Caroline Hébert, le bénévolat est un vrai passe-temps.
Pour Caroline Hébert, le bénévolat est un vrai passe-temps.

Photo : François Lafrance

Au détour d’une rue ou à un arrêt d’autobus, Caroline Hébert n’est jamais seule : il y a toujours un passant qui l’aborde ou lui demande son chemin. Est-ce en raison de son sourire sincère et spontané? De son instinct naturel à aider son prochain? Probablement beaucoup des deux…

Bientôt diplômée de la maîtrise en gestion du commerce électronique, Caroline Hébert n’a pas cessé de donner du temps pour les autres depuis la 5e année du secondaire. «J’ai suivi un cours d’engagement communautaire où je devais faire 50 heures de bénévolat. J’en ai plutôt fait 260 pour différents comités de l’école et organismes communautaires», raconte-t-elle en souriant.

Malgré un horaire chargé au baccalauréat, puis à la maîtrise, Caroline a occupé des postes au sein de différents comités et associations étudiantes – simplement parce qu’elle avait le goût de s’impliquer. Elle a relevé de véritables défis de coordination comme vice-présidente aux affaires externes pour la ComR, vice-présidente aux photographies et aux bagues dans le comité des finissants en communication et déléguée à la mosaïque de l’Association des étudiants à la maîtrise en administration.

«Le bénévolat m’aide à gérer mon temps, soutient-elle. Si j’ai seulement une heure de libre, je vais m’arranger pour la maximiser!» Elle y voit aussi une occasion d’élargir ses horizons : «Le bénévolat nous permet d’apprendre beaucoup des personnes que l’on rencontre. On s’ouvre à connaître des choses différentes en voyant la réalité des autres.»

Un vrai plaisir

Caroline Hébert ressent un véritable plaisir à s’engager, une activité qu’elle considère d’ailleurs comme un passe-temps : «Au lieu de sortir dans les 4 à 7, je prends quelques heures par semaine pour faire du bénévolat. Ça me fait sortir de l’école et me fait pratiquer ce que j’y ai appris.»

Entre autres, l’étudiante a mis à profit sa formation en communication au sein d’Autodéfense de Sherbrooke. Après avoir suivi le cours d’autodéfense, elle s’est portée volontaire pour assister l’enseignante lors des cours. Par sa présence rassurante et son soutien, elle a été une oreille attentive pour les participantes du groupe. Caroline a ensuite largement débordé des heures allouées à une activité pratique d’apprentissage pour créer le site Web et le logo d’Autodéfense de Sherbrooke.

«Si les gens sont heureux que je les aie aidés, ça me suffit comme récompense. Je me sens bien après avoir aidé quelqu’un. Même si j’ai reçu des bourses pour mon engagement, ça m’a étonnée chaque fois. Je ne cours pas après, si le retour vient, c’est tant mieux!» affirme-t-elle.

D’étudiante engagée, Caroline deviendra bientôt une professionnelle engagée. Elle pense déjà donner du temps pour une banque alimentaire, comme elle l’a fait durant plusieurs années, ou encore pour la SPCA de Montréal, pour laquelle elle a élaboré un plan de stratégie Web dans le cadre de son projet de maîtrise.

«Faire du bénévolat, ça vient de soi, dit-elle. On ne le fait pas pour être reconnu, on le fait parce qu’on aime ça.»  À ceux qui hésitent à plonger dans l’aventure de l’engagement étudiant, Caroline Hébert lance deux mots : «Allez-y!»

Profil

  • Originaire de Gatineau
  • Baccalauréat en communication-marketing à l’UdeS
  • Maîtrise en administration, concentration en gestion du commerce électronique à l’UdeS
  • Lauréate du prix Polyvalence au 30e Défi étudiant