Concours 2014-2015 du CRSNG

Deux rares bourses postdoctorales pour des étudiants en physique

Olivier Cyr-Choinière et Francis Laliberté
Olivier Cyr-Choinière et Francis Laliberté
Photo : fournies

Les étudiants Olivier Cyr-Choinière et Francis Laliberté se distinguent par leurs compétences de pointe en physique et en recherche. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) en témoigne par l’attribution en 2014 d’une bourse postdoctorale à chacun d’eux.

«Dans un contexte où depuis 2011 il n'y a qu’une dizaine de bourses postdoctorales du CRSNG accordées chaque année dans tout le Québec, toutes disciplines confondues, c'est assez spectaculaire!» se réjouit Louis Taillefer, professeur au Département de physique et directeur de thèse des deux étudiants.

En effet, ces bourses revêtent un côté fort compétitif. En 2014, 54 étudiantes et étudiants canadiens ont reçu une telle bourse, toutes disciplines confondues, mais seulement 10 venaient du Québec, dont deux de l’Université de Sherbrooke, soit Olivier Cyr-Choinière et Francis Laliberté.

Passion pour la recherche

Pendant leur doctorat, qu’ils viennent tous deux de terminer, Olivier et Francis ont développé une passion pour la recherche. Leurs travaux ont porté sur les supraconducteurs, ces matériaux aux propriétés électroniques exceptionnelles. Leurs découvertes ont transformé le paradigme utilisé pour comprendre le comportement des électrons dans les supraconducteurs à haute température.

«Un des moments marquants de mon doctorat a été en 2012, quand j’ai fait une présentation en tant que conférencier invité au March Meeting de l’American Physical Society, à Boston, témoigne Francis Laliberté. J’y ai présenté, en anglais et devant une salle de 200 à 300 consœurs et confrères physiciens, les résultats obtenus pendant ma maîtrise.»

Quant à Olivier Cyr-Choinière, il aime se rappeler sa dernière année de doctorat, quand il a présenté ses plus récents résultats à Denver, à la rencontre annuelle de l'American Physical Society. «Je me suis retrouvé à présenter mes nouveaux résultats, encore inconnus de la communauté scientifique, à deux éminents théoriciens de la physique de la matière condensée et à discuter avec eux de leur interprétation et de la comparaison avec leurs modèles théoriques, dit-il. Leurs réactions, très positives et excitantes, m'ont fait sentir l'importance que pouvaient avoir ces résultats et m'ont permis un contact privilégié avec ces deux réputés professeurs. J'ai alors senti que je faisais maintenant partie de cette communauté ou du moins que j'y avais fait une contribution significative.»

Carrières prometteuses

Les voilà maintenant promus à une brillante carrière de chercheur, à commencer par des stages postdoctoraux. Francis est au Laboratoire national des champs magnétiques intenses à Toulouse, en France. Olivier se rendra bientôt à l’Université McGill.

En leur offrant chacun une bourse postdoctorale, le CRSNG salue la qualité des contributions à la recherche et développement, la capacité de communiquer des concepts scientifiques de manière claire et logique et la pertinence des interactions et collaborations professionnelles et parascolaires de ces candidats hautement qualifiés.

«Il s'agit d'une très bonne nouvelle qui témoigne de l'excellence des deux récipiendaires et de la qualité de la formation et de l'encadrement qu'ils ont reçus», souligne fièrement Serge Jandl, doyen de la Faculté des sciences.

Le Programme de bourses postdoctorales du CRSNG fournit un appui à un petit nombre de chercheurs très prometteurs qui sont à un tournant de leur carrière.