Nouvelle publication dans Nature Communications

Fascinante découverte du laboratoire de Christine Lavoie

La professeure Christine Lavoie
La professeure Christine Lavoie

Photo : Robert Dumont

Au Canada, près de la moitié des médicaments prescrits agissent sur des molécules spécialisées situées à la surface extérieure de l’enveloppe des cellules du corps humain. Ces molécules, appelées «récepteurs couplés aux protéines G», interagissent à leur tour avec d’autres molécules logées à l’intérieur des cellules, les fameuses protéines G.

Les protéines G sont importantes, car elles permettent à la cellule de réagir aux divers signaux de son environnement extérieur, tels la lumière, les odeurs et les saveurs. Ce phénomène est désigné «signalisation cellulaire». C’est grâce à ce phénomène que la cellule saura si elle doit, par exemple, se contracter, relâcher des substances actives ou encore transmettre un influx nerveux. De nombreuses maladies sont malheureusement causées par un défaut des processus de signalisation cellulaire. Pensons entre autres au cancer et au sida.

La revue scientifique Nature Communications vient de publier une fascinante découverte du laboratoire de Christine Lavoie : un tout nouveau rôle pour la protéine G appelée «Gαs». L’équipe de Christine Lavoie, professeure au Département de pharmacologie et chercheuse au Centre de recherche du CHUS et à l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke, a démontré l’implication de Gαs dans le trafic et l’élimination des récepteurs couplés aux protéines G.

Cette découverte pourrait avoir d’importantes conséquences pour le développement de futurs médicaments et l’amélioration de nombreux traitements pharmacologiques, comme ceux contre le sida et quelque 23 types de cancer dont les cancers du sein, de la prostate et de l’intestin. Il est donc à prévoir que cette découverte produira un réel impact sur la santé des patients.