Club des globetrotteurs : une Maison des jeunes emboîte le pas

Les deux jeunes participants de la Maison des jeunes, avec la plante aloès reçue à la soirée thématique Johannesburg et le podomètre fourni par l'UdeS.
Les deux jeunes participants de la Maison des jeunes, avec la plante aloès reçue à la soirée thématique Johannesburg et le podomètre fourni par l'UdeS.
Photo : fournie

Il y a un peu plus d’un mois, les 705 participants du Club des globetrotteurs entreprenaient un périple virtuel autour du monde. En s’inscrivant au projet, plusieurs membres de la communauté universitaire se sont engagés à compter leurs pas, dans le but de cumuler le plus de kilomètres possible, jusqu’à atteindre l’équivalent du tour du globe. Le projet a aussi fait des petits dans la communauté sherbrookoise, entre autres à la Maison des jeunes Les jeunes du coin d’Ascot, où les participants ont eu l’occasion de bouger tout en en apprenant davantage sur les cultures d’autres pays.

En effet, leur animatrice Camille Guibert Morin, étudiante en psychologie à l’UdeS, a inscrit le groupe et lui a permis de participer à l’activité. Sur une base volontaire, trois jeunes ont décidé de compter leurs pas à l’aide du podomètre fourni par le Club. L’un des participants a même décidé de faire des détours dans ses déplacements, pour ajouter des pas à son compteur.

Découvrir le monde

Camille et sa collègue Gabrielle Saucier, finissante en psychoéducation à l’UdeS, voient beaucoup de potentiel dans le Club des globetrotteurs, notamment à cause du contexte multiculturel de l’organisme pour lequel elles travaillent. Le lieu accueille notamment des Cubains, des Irakiens, des Népalais et des Colombiens. «Nos jeunes proviennent de différentes cultures. Ils ont donc un attrait naturel pour la découverte d'autres cultures et ce projet est une belle occasion pour eux. De plus, nous saisissons toutes les occasions pour faire bouger les jeunes!» a mentionné Gabrielle.

L’implication de la Maison des jeunes au Club des globetrotteurs ne fait donc pas seulement bouger les participants, mais leur permet aussi d’enrichir leur culture et de parler de leurs origines. Le projet a généré de belles discussions, particulièrement autour de la carte du monde qui a été installée dans le local où les jeunes se rencontrent quotidiennement. Cette carte présente le trajet du projet, et les jeunes peuvent y apposer des photos de leur pays d’origine et s’exprimer à ce sujet.

Les deux responsables du projet soutiennent aussi que l’inscription gratuite aux soirées thématiques du Club des globetrotteurs est fortement appréciable pour un organisme sans but lucratif comme le leur qui, en plus de fonctionner avec un petit budget, accueille parfois des jeunes avec peu de moyens financiers. Cet accès gratuit a d’ailleurs fait en sorte que deux animateurs et cinq jeunes ont pu participer à la soirée thématique Johannesburg qui s’est tenue le 28 mai, ce qui leur a permis de goûter à la nourriture de l’Afrique du Sud et de découvrir ce coin de pays.

Une première expérience positive

Tout compte fait, l’expérience vécue par les jeunes et les animateurs dans le cadre de ce projet n’a apporté que de bonnes choses et sera à refaire l’an prochain, aux dires de Camille et Gabrielle. Malgré une participation modeste des jeunes marcheurs cette année, les quelques participants impliqués y ont mis du cœur et sont très fiers de leurs accomplissements. Si le projet se poursuit, les deux jeunes femmes souhaitent d’ailleurs impliquer plus de jeunes. Elles songent aussi à faire connaître le Club des globetrotteurs aux intervenants d’autres maisons de jeunes de la région, pour faire rayonner cette belle activité.

La Maison Les jeunes du coin d’Ascot et les autres participants du Club des globetrotteurs terminent présentement la dernière étape de leur périple, qui prendra fin le 18 juin par une soirée de clôture haute en couleur à l’auditorium de la Faculté des sciences.