Nouveau cours ouvert à tous au Département de géomatique appliquée

Phénomènes terrestres et désastres naturels

Les tornades tuent chaque année de 300 à 400 personnes (selon une estimation de l'Organisation météorologique mondiale), dont 150 aux États-Unis.
Les tornades tuent chaque année de 300 à 400 personnes (selon une estimation de l'Organisation météorologique mondiale), dont 150 aux États-Unis.
Photo : Wikipedia

Les ouragans, tremblements de terre, glissements de terrain, tsunamis et autres désastres naturels ont été au cœur de l’actualité mondiale au cours des dernières années. Ces événements perturbateurs nous touchent, nous bouleversent et amènent leur lot de questionnements et d’incompréhension. Quels phénomènes expliquent ces catastrophes? Comment peut-on les prévoir? Est-ce possible d’identifier les zones les plus à risque? Ce sont des questions sur lesquelles se pencheront les étudiantes et étudiants du cours Phénomènes terrestres et désastres naturels, qui sera offert l’automne prochain.

« Si l’étudiant s’intéresse particulièrement à la géographie et à la physique ou s’il désire simplement en apprendre sur un domaine qu’il connaît peu, mais qui a un impact important sur l’environnement dans lequel il vit, ce cours saura l’interpeler. Il lui permettra de comprendre la dynamique de divers phénomènes terrestres et d’identifier les  principaux impacts sur la vie humaine, animale et végétale », explique le professeur Jérôme Théau, responsable des programmes de 1er cycle au Département de géomatique appliquée

Un tour d’horizon de plusieurs phénomènes naturels sera effectué, et ce, de façon très imagée, grâce à des vidéos et images d’événements vécus. Une sortie est également prévue dans le cadre du cours pour permettre aux étudiantes et étudiants d’observer certains vestiges de phénomènes terrestres sur nos territoires.

En plus des causes et effets des événements, la gestion du risque en lien avec les phénomènes terrestres sera abordée.

« Il y aura toujours des phénomènes dans les territoires habités, mais il est possible d’identifier les espaces à risques et de mettre des mesures de protection en place. Par exemple, sur des territoires où des crues sont probables à une fréquence relativement élevée, on pourrait décider d’empêcher de nouvelles constructions », précise le professeur Théau.

Une meilleure compréhension de la planète

C'est le chargé de cours Gérard Larocque qui donnera le nouveau cours «Phénomènes terrestres et désastres naturels».
C'est le chargé de cours Gérard Larocque qui donnera le nouveau cours «Phénomènes terrestres et désastres naturels».

Photo : Michel Caron

Les visées du cours sont larges et celui-ci ne vise pas la formation de gens qui peuvent intervenir en lien avec les phénomènes terrestres. Son objectif est plutôt d’en apprendre davantage à des citoyennes et des citoyens afin qu’ils aient une meilleure compréhension de la planète dans le but de porter un regard plus éclairé et critique sur ces phénomènes.

« Le contexte des changements climatiques fait que l’on prévoit une augmentation des désastres naturels. Les étudiants qui suivront ce cours seront mieux informés et verront  l’actualité en lien avec ces désastres d’un autre œil. On pourra démystifier certains phénomènes, voir que des conséquences positives, comme la régénération d’une forêt à la suite d’un désastre, font également partie de l’équation », souligne le chargé de cours qui dispensera le cours cet automne, Gérard Larocque

« Dans leur environnement immédiat, les étudiants pourront reconnaître certains signes de phénomènes naturels passés. Ils pourraient notamment repérer des signes laissés par des feux de forêts ou des glissements de terrain », ajoute-t-il tout en précisant que l’on commence tout juste à mesurer les phénomènes terrestres et désastres naturels, grâce aux nouvelles technologies disponibles.

Ce cours tendra donc à évoluer au fil des ans.