Récipiendaire d’un prix Étincelle du MELS

Le goût de lire : la passion contagieuse de Martin Lépine

Martin Lépine accompagné de Christiane Blaser et de Jacques Goldstyn, auteur et illustrateur, qui a créé des œuvres personnalisées remises aux gagnants.
Martin Lépine accompagné de Christiane Blaser et de Jacques Goldstyn, auteur et illustrateur, qui a créé des œuvres personnalisées remises aux gagnants.
Photo : MELS

«Les étudiants l’adorent et pour cause : il arrive dans ses cours les bras chargés de dizaines de livres et d’albums pour la jeunesse qu’il leur permet d’explorer pour mieux leur donner le goût de vivre la lecture et, à leur tour, de la faire vivre à leurs futurs élèves.» Christiane Blaser, professeure à la Faculté d’éducation, voue une grande admiration à son collègue et ami Martin Lépine, qui mène plusieurs projets depuis 20 ans afin de faire rayonner la lecture dans les écoles du Québec. Ce didacticien du français à la Faculté d’éducation vient de recevoir un prestigieux prix Étincelle, décerné par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. La remise des 11 prix Étincelle s’est faite sous la présidence d’honneur du ministre Yves Bolduc, à la Grande Bibliothèque de Montréal, le 21 mai.

«Pour les futurs enseignants de français du secondaire que nous formons à la Faculté d'éducation, l'étincelle de la lecture peut jaillir à tout moment, en tout lieu, par une rencontre marquante entre une œuvre et son lecteur», affirme Martin Lépine.

Pour créer ce contact mémorable avec la littérature, le didacticien organise des séances de formation en librairie. «Lors de ces séances, les futurs enseignants découvrent des albums de littérature pour adolescents, un genre littéraire en pleine effervescence. Mon principal objectif en enseignant la didactique de la littérature, c’est d’amener les futurs enseignants à devenir eux-mêmes des modèles de lecteur pour être en mesure ensuite de former, à leur tour, de réels amateurs de littérature, le mot amateur signifiant, selon l’étymologie, ‘‘celui qui aime’’», ajoute-t-il.

Au cours de sa carrière, Martin Lépine a enseigné au secondaire, puis au primaire, avant de revenir à la Faculté d’éducation participer à la formation des futurs enseignants. Toujours, il a cherché à transmettre le goût de la lecture aux gens qu’il côtoyait sur les bancs d’école. Dès ses études au baccalauréat, trouvant que ses camarades étaient en mesure de lire davantage, Martin Lépine avait proposé un programme de lecture pour mieux nourrir la culture littéraire des étudiantes et étudiants. Sa mission était lancée, et il la poursuit aujourd’hui.

Martin Lépine est de plus en plus reconnu comme un spécialiste de la littérature de jeunesse et, à ce titre, il est fréquemment invité à donner des ateliers ou des conférences. «Partout où il passe, il remplit les salles parce que sa passion est contagieuse et qu’il est un communicateur hors pair», dit Christiane Blaser.

Pour Martin Lépine, le prix Étincelle est une reconnaissance qui fait chaud au cœur : «Dans l'enseignement, on sème beaucoup, mais on récolte rarement aussi explicitement les fruits de nos semences! dit-il. C'est donc avec joie et humilité que j'ai appris cette agréable nouvelle, sachant pertinemment que plusieurs personnes œuvrent à cette tâche importante et quotidienne qu'est le développement du goût de lire chez les élèves et les étudiants.»

«Je suis convaincue que les enseignants de français qui auront passé dans les cours de Martin feront surgir des milliers d’étincelles de bonheur chez leurs élèves grâce à la lecture. D’ailleurs, si elles étaient toutes réunies, ces étincelles feraient le plus beau feu d’artifice qui se puisse imaginer», dit pour sa part Christiane Blaser.