Comportement animal

Le bleu de l’hirondelle : gage du succès reproducteur des mâles?

Dans la nature, les oiseaux mâles affichent souvent des couleurs plus vives que les femelles. Selon une des théories qui expliquent l’évolution de ce phénomène, cette caractéristique est coûteuse à produire. Aussi, seuls les mâles en bonne forme physique afficheraient ce trait. Les femelles hirondelles préfèreraient-elles donc s’accoupler avec des mâles plus colorés, signe d’une meilleure santé ou d’un père aux qualités recherchées? Sonia Van Wijk veut vérifier cette hypothèse.

Étudiante à la maîtrise en biologie, Sonia fait partie de l’équipe de recherche de la professeure Fanie Pelletier, qui dirige la Chaire de recherche du Canada en démographie évolutive et en conservation. Sonia Van Wijk s’intéresse plus particulièrement à l’iridescence, un phénomène optique causé par la structure des plumes des oiseaux. En fonction de l'angle de vue, le plumage de certains mâles apparaît plus bleu, plus vif ou plus brillant.

Mesurée à l’aide d’un spectrophotomètre, l’iridescence pourrait révéler de précieuses informations. Notamment, si la couleur du plumage est un signe de condition du mâle, cette caractéristique physiologique pourrait-elle, comme d’autres, être influencée par les activités humaines telles que l’intensification de l’agriculture? Les populations d’hirondelles bicolores, rappelons-le, sont en chute libre en Amérique du Nord.

Tirée de ses recherches sur l’iridescence, l’image «Un plumage qui attire les hommages» vaut à Sonia Van Wijk d’être finaliste au concours La preuve par l’image, de l’Association francophone pour le savoir (Acfas). On peut voter en ligne sur le site de l’émission Découverte, à Radio-Canada, jusqu’au 24 août 2014.