Clinique universitaire de réadaptation de l’Estrie

Au cœur de la communauté

La CURE offre des services de réadaptation en physiothérapie et en ergothérapie en favorisant les personnes n’y ayant pas accès.
La CURE offre des services de réadaptation en physiothérapie et en ergothérapie en favorisant les personnes n’y ayant pas accès.
Photo : Robert Dumont

La Clinique universitaire de réadaptation de l’Estrie (CURE), une coopérative de solidarité, est en voie de célébrer son deuxième anniversaire. Elle offre des services de réadaptation en physiothérapie et en ergothérapie en favorisant les personnes n’y ayant pas accès. La clinique contribue de plus à la formation d'étudiantes et d’étudiants stagiaires de l’École de réadaptation de la Faculté de médecine et des sciences de la santé et participe au développement de la recherche. Survol d’un modèle de développement réussi.

Depuis son ouverture, la CURE a permis d’offrir des traitements et des suivis à plus de 360 membres utilisateurs, d’accueillir 35 stagiaires de la 1re à la 4e année de formation en physiothérapie et en ergothérapie et de participer à 7 projets de recherche.

Favoriser l’accès à des services de réadaptation pour la population

La Clinique universitaire de réadaptation de l’Estrie vise principalement la réadaptation des patients souffrant de problèmes musculo-squelettiques tels que les blessures sportives, les entorses, les douleurs au dos, au genou, à l’épaule, ainsi que des conditions telles que la fibromyalgie, l’arthrite rhumatoïde ou l’arthrose.

Depuis près de deux ans, la CURE a assuré le suivi de plus de 500 patients, dont 70 % sont membres de la coopérative et n’auraient possiblement pas été pris en charge de façon optimale par manque de ressources financières ou en raison d’un accès limité aux services du réseau de santé publique.

Élargir l’offre de stages dans la région

La clinique offre un milieu de stage stimulant aux étudiantes et étudiants formés à l’École de réadaptation. «Depuis l’ouverture en avril 2012 jusqu’à ce jour, 35 stagiaires de l’École de réadaptation ont pu vivre l’expérience de la CURE, que ce soit comme clinicien ou gestionnaire ou encore par leur implication dans des projets de recherche», souligne Stéphanie Demers-Dubuc, directrice générale par intérim de la clinique.

Les stagiaires ont traité une clientèle principalement adulte et gériatrique en plus d’une grande clientèle sportive. À cet effet, la clinique a permis d’élargir l’offre de stages dans la région de l’Estrie pour ainsi contribuer à la formation des futurs professionnels.

Valider de nouvelles approches thérapeutiques

La CURE met présentement au point un projet pilote unique auprès de Centres de la petite enfance de Sherbrooke. Ce projet vise à dépister des enfants de trois à cinq ans à risque de retard de développement pouvant nuire à leur scolarisation ultérieure.

De plus, la clinique permet de valider de nouvelles approches thérapeutiques par le suivi et l’évaluation des patients par des chercheuses et chercheurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Sept projets de recherche ont eu recours aux locaux ou aux ressources humaines de la clinique.

À ce chapitre, plusieurs projets de passage à la CURE tentent de démontrer l’utilité de la téléréadaptation comme moyen de communication et d’enseignement au patient.

À titre d’exemple, le projet téléfracture avait pour objectif d’enseigner un programme d’exercices dans le cas de fracture à l’humérus chez un patient. Le projet Télé-Taichi, lui, se devait de favoriser les gains au niveau de l’équilibre chez un patient ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC). Le ROFI, un autre projet de recherche, a permis de comparer l’approche thérapeutique clinique avec un programme d’exercices à domicile seul chez un patient ayant subi une intervention chirurgicale à la suite d’une fracture à la cheville.