La Fabrique et La Déraille

Un engagement étudiant couronné de succès

Nicole St-Martin, directrice du PAEIC, Marie-Josée Laforge, de La Déraille, Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales et vice-recteur au Campus de Longueuil, et Julien Lamarche, de La Fabrique.

Nicole St-Martin, directrice du PAEIC, Marie-Josée Laforge, de La Déraille, Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales et vice-recteur au Campus de Longueuil, et Julien Lamarche, de La Fabrique.


Photo : Claude Croisetière

L’automne dernier, l’Université de Sherbrooke avait lancé le volet francophone du concours canadien Le défi change ton monde, une campagne de sociofinancement destinée à soutenir des projets menés dans un cadre d’innovation sociale et de développement durable par des jeunes. Ainsi, deux projets avaient été mis sur pied par des groupes d’étudiants dynamiques et motivés, soit une coopérative de vélo nommée La Déraille ainsi qu’un atelier collectif du nom de La Fabrique.

Grâce à l’appui du Programme d’apprentissage expérientiel par l’intervention communautaire (PAEIC) de l’UdeS et d’Ashoka Canada, une organisation internationalement reconnue pour son leadership en entrepreneuriat social, La Fabrique et La Déraille ont connu un succès hors de toute attente.

Quelque chose de différent

La campagne de sociofinancement des deux projets a tout simplement dépassé les objectifs : 5893 $ sur un objectif de 5000 $ pour La Fabrique et 2709 $ sur un objectif de 2500 $ pour La Déraille. Un travail de longue haleine qui a su porter ses fruits, non sans donner du fil à retordre.

«Le plus gros défi, c’était la promotion, se faire connaître», dit l’une des six membres fondateurs de La Déraille, Marie-Josée Laforge, étudiante au baccalauréat en environnement. En effet, comme ces deux organismes sont des coopératives, il arrive qu’il soit plus ardu de faire son chemin dans le marché déjà bien établi des entreprises de la région. «Il faut savoir trouver sa place», indique Julien Lamarche, étudiant en gestion des coopératives à l’Université et l’un des coordonnateurs du projet La Fabrique. «On doit chercher à être en complémentarité avec les services déjà offerts, pas en compétition.» Ainsi, l’objectif est simple : offrir quelque chose de différent à la communauté en l’impliquant directement dans le changement.

En plus de permettre l’engagement étudiant, ces deux projets procurent de nouveaux acquis pour ses participants. «On met un pied dans l’économie sociale, et ce, de façon concrète», mentionne Julien Lamarche. Ce genre de projets communautaires sont souvent peu connus à Sherbrooke, mais ils permettent de regrouper des individus dans le but de maximiser les ressources et le potentiel de chacun en tant que communauté. «On est de plus en plus individualiste comme société, explique Marie-Josée. Si on peut intéresser les autres à quelque chose de différent et de concret, quelque chose qui les fait sortir du moule, on a atteint notre but!»

Simon Bolduc, coordonnateur du PAEIC de l’UdeS, est très heureux du résultat : «Les équipes étudiantes ont été pour nous une grande source de fierté. Leur niveau d’investissement et leur détermination à faire avancer leur projet sont les principales raisons de ce succès.» Il est vrai qu’ils ont reçu l’appui du PAEIC et de ses partenaires, ainsi que d’Ashoka Canada afin de participer au Défi change ton monde et de poursuivre le développement de leur entreprise. «Ils ont su toutefois tirer un maximum des ressources qui ont été mises à leur disposition, ce qui est tout à leur honneur», conclut Simon Bolduc.

Et la suite?

À l'hiver 2014, La Fabrique recevra un coup de main d'équipes en administration dans le cadre d'un cours sur l’élaboration de plans d’affaire. Le 19 mars, les membres des deux projets participeront également au Carrefour de l’engagement 2014, où ils pourront rencontrer des étudiantes et étudiants de toutes les facultés souhaitant s'impliquer avec eux.

Ils prendront aussi la parole au sein de l'Espace inspiration du Carrefour de l'engagement et recevront, des mains de Charles Tsai, d'Ashoka Canada, le badge de champion du sociofinancement.