Jean-Guy Ouellet : 50 ans d’engagement sportif couronnés

Jean-Guy Ouellet a récemment été intronisé au Panthéon des sports canadiens.
Jean-Guy Ouellet a récemment été intronisé au Panthéon des sports canadiens.

Photo : Grant Siméon

Véritable défricheur et ardent bâtisseur du domaine de l’éducation physique au Québec, le professeur retraité et ancien doyen de la Faculté d’éducation physique et sportive Jean-Guy Ouellet a récemment vu ses 50 années d’implication couronnées d’un grand honneur : son intronisation au Panthéon des sports canadiens.

«Je ne m’y attendais pas parce que c’est un club très sélect… j’étais surpris, ému. C’est la plus haute distinction en sport au Canada, alors ça vient te chercher, confie-t-il. J’ai dû faire des sacrifices pour toute cette implication, mais ma famille m’a toujours appuyé. Mes enfants et mon épouse sont donc aussi partie prenante de ce mérite.»

C’est comme bâtisseur que Jean-Guy Ouellet a été reconnu par la prestigieuse organisation. Ce passionné de sport s’est illustré tant comme dirigeant d’organisations sportives, conseiller auprès de ministres, formateur au niveau universitaire et arbitre au niveau international que comme entraîneur dans plusieurs disciplines : volleyball, basketball, athlétisme… «Pour un dirigeant, un bâtisseur ou un administrateur sportif, ce genre de reconnaissance est difficile à avoir puisqu’on travaille en arrière-scène pour que les autres montent sur le podium», souligne-t-il.

Donner à l'éducation physique ses lettres de noblesse

Sur le plan professionnel, Jean-Guy Ouellet s’est démené pour donner à l’éducation physique ses lettres de noblesse, surtout en début de carrière dans les années 60. «Il fallait se battre pour avoir des programmes de niveau universitaire en éducation physique, dit-il. Les gens pensaient que ce n’était pas une discipline universitaire. Il fallait donc que les éducateurs physiques se fassent admettre comme de vrais universitaires.» Il a d’ailleurs dû faire son baccalauréat en Ontario et ses études de maîtrise et de doctorat aux États-Unis puisqu'aucun programme d’éducation physique n’existait au Québec avant le début des années 60.

Même si Jean-Guy Ouellet est aujourd’hui à la retraite, son immense engagement a laissé tout un héritage à travers le pays, notamment sur le plan des politiques, de la formation des intervenants de programmes sportifs et du développement de l’excellence. Aujourd’hui encore, plusieurs programmes élaborés par Jean-Guy Ouellet sont utilisés comme modèles par d’autres provinces et par d’autres pays partout dans le monde, souligne-t-on au Panthéon des sports canadiens.

Le Panthéon des sports canadiens intronise chaque année les athlètes et bâtisseurs sportifs les plus influents et inspirants au pays. Cette année, neuf athlètes et deux bâtisseurs ont été honorés.

Une carrière bien remplie

  • Professeur à la Faculté d’éducation physique et sportive de 1963 à 1968
  • Professeur à l’Université de Montréal de 1968 à 1981
  • Doyen de la Faculté d’éducation physique et sportive de 1981 à 1985
  • Vice-recteur à l’enseignement de 1985 à 1993
  • Fondateur et président de la Fédération de volleyball du Québec de 1968 à 1995
  • Premier vice-président de l’Association canadienne de volleyball
  • Membre de la Commission d’observation des Jeux olympiques de Montréal (Munich, 1972)
  • Président du comité organisateur des compétitions internationales Montréal 75 en volleyball
  • Membre de Mission Québec 76
  • Membre du jury en volleyball aux Jeux olympiques de Montréal
  • Conseiller des ministres d’État aux sports de 2000 à 2003
  • Pionnier dans la mise en place de Québec en Forme
  • Ancien président de Sports Québec
  • Membre du Comité olympique canadien
  • Président de l’Académie olympique canadienne
  • Président du Centre national multisport de Montréal