Jeux d’été du Canada – Sherbrooke 2013

Des jeux responsables, carboresponsables et équitables

Carl Blanchet, directeur des opérations et stratégies de Cascades, Lynn Blouin, directrice générale adjointe des Communications et Ressources humaines des Jeux, Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, Ariane Hillman-Beauchesne, coordonnatrice au développement durable des Jeux, et Patrice Cordeau, directeur du développement durable des Jeux.
Carl Blanchet, directeur des opérations et stratégies de Cascades, Lynn Blouin, directrice générale adjointe des Communications et Ressources humaines des Jeux, Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, Ariane Hillman-Beauchesne, coordonnatrice au développement durable des Jeux, et Patrice Cordeau, directeur du développement durable des Jeux.

Photo : Estrie Plus.com

La société hôtesse des Jeux d’été du Canada – Sherbrooke 2013 a présenté, fin novembre, son bilan en matière de développement durable, un bilan très positif, qu’on n’a pas hésité à qualifier de «bilan en or».

La société était fière d’annoncer que les objectifs ambitieux qu’elle s’était fixés au tout début avaient tous été atteints. Pour l’Université de Sherbrooke, ce bilan est aussi source de fierté puisqu’elle a été étroitement associée à cet évènement, notamment pour ce qui a trait au développement durable.

Membre du conseil d’administration et du comité exécutif de Sherbrooke 2013, le vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, Alain Webster, rappelle que, dès le départ, l’UdeS souhaitait que l’éducation et le développement durable soient au cœur des Jeux.

«Le conseil d’administration des Jeux a rapidement établi que nous allions faire des Jeux du Canada un succès sportif, un succès participatif et un succès financier, rappelle le vice-recteur. Mais nous avons aussi convenu que nous allions y intégrer des valeurs d’éducation et de développement durable, deux valeurs fondamentales pour l’Université et pour l’ensemble des partenaires.»

Développement durable : un bilan en or

Pour atteindre les objectifs de développement durable fixés au départ, 25 actions ont été menées dans 6 volets d’intervention, allant de la gestion de l’énergie à l’alimentation, en passant par la gestion des matières résiduelles.

La mise en valeur de 81,2 % des matières résiduelles, un taux qui excède les exigences du Bureau de normalisation du Québec en cette matière, n’est qu’un exemple de ce succès. L’installation de stations d’eau sur les divers sites, qui a permis une économie de 340 000 bouteilles d’eau, soit une diminution de 91 % par rapport aux derniers Jeux d’été, constitue un autre bon coup en matière de gestion des matières résiduelles.

Les achats ont aussi été ciblés afin d’en maximiser les impacts positifs et d’en limiter les impacts négatifs. Ainsi, les achats locaux ont été privilégiés, 68 % des achats étant effectués dans un périmètre de 100 km de Sherbrooke et 93 % à moins de 300 km de Sherbrooke. Près d’un cinquième (18 %) des achats ont été effectués auprès de coopératives ou d’organismes à but non lucratif. Un tiers des aliments consommés durant les Jeux provenaient d’entreprises situées dans un rayon de 300 km de Sherbrooke.

De nombreuses mesures ont favorisé le transport durable tout au long des Jeux : transport en commun gratuit pour les bénévoles, navettes, parcs à vélos, plateforme de covoiturage.

Grâce à l’expertise qu’elle a développée, l’Université de Sherbrooke a été accréditée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) en 2011 afin qu'elle puisse attester les évènements selon la norme de gestion d'évènements écoresponsables 9700-253. L’Université a donc pu attester les Jeux du Canada 2013 comme évènement responsable de niveau 1 selon la norme du BNQ.

En plus de cette attestation (une première pour un évènement de si grande envergure), les mesures prises en matière de développement durable ont valu plusieurs reconnaissances aux Jeux d’été du Canada – Sherbrooke 2013. Les Jeux ont été le premier évènement au monde à avoir été accrédité «équitable» par Fairtrade Canada et son partenaire régional, le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke.

L’organisation a aussi obtenu l’attestation CarboresponsableMD de l’entreprise sherbrookoise Enviro-accès, basée sur un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) émis lors des Jeux. En plus d’avoir mis en place un impressionnant plan de réduction de ses GES et un plan de transport durable, la société hôtesse a fait appel à une autre entreprise sherbrookoise, Écotierra, afin de compenser les 840 tonnes métriques de GES émis au cours de cet événement.

L’évènement a été sacré Coup de cœur de la Fondation estrienne en environnement. Il a reçu le prix Coup d’éclat dans la catégorie Sensibilisation au développement durable de la Société des attractions touristiques du Québec et de Festivals et évènements Québec.

Coordonnateur au développement durable au Service des immeubles de l’UdeS, Patrice Cordeau a agi à titre de directeur du développement durable des Jeux. Il est très heureux de ce bilan, qu’il voit avant tout comme un travail d’équipe. «C’est grâce au travail et à la détermination de l’ensemble de l’organisation, des 6329 bénévoles et de l’ensemble des participantes et participants à l’évènement que nous pouvons aujourd’hui présenter un bilan aussi positif, affirme-t-il. C’est grâce à tous ces gens que les Jeux sont devenus une référence en matière de développement durable.»

Ainsi, la mise sur pied de l’équipe verte Cascades, dont les 450 membres étaient en majorité issus de groupes ou organismes jeunesse (carrefours Jeunesse emploi, groupes scouts, groupes scolaires), aura permis de sensibiliser la communauté des Jeux et les visiteurs à l’écoresponsabilité en plus de coordonner la gestion de l’eau et des matières résiduelles.

Soulignons finalement que cette démarche d’écoresponsabilité ne se termine pas avec la fin des jeux. En effet, le comité organisateur des Jeux d’hiver du Canada – Prince Georges 2015 et celui des Jeux du Québec – Longueuil 2014 ont tous les deux pris contact avec l’organisation sherbrookoise afin que ces Jeux soient eux aussi durables. Comme quoi l’expertise développée ici peut rayonner partout.