Visite ministérielle

Le ministre Pierre Duchesne se réjouit de l’avancement des travaux du laboratoire DOMUS

Les professeurs Hélène Pigot et Sylvain Giroux, le ministre Pierre Duchesne et la rectrice Luce Samoisette
Les professeurs Hélène Pigot et Sylvain Giroux, le ministre Pierre Duchesne et la rectrice Luce Samoisette

Photo : Michel Caron

Le mythe du robot intelligent est depuis longtemps entré dans notre imaginaire. Nous envisageons l’apparition de machines sophistiquées qui viendraient vivre à nos côtés. Aujourd’hui, la réalité serait sur le point de rejoindre la fiction, grâce aux progrès technologiques et à l’essor de l’intelligence artificielle.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, l’a constaté lors de sa visite du laboratoire de domotique et d’informatique mobile de l’Université de Sherbrooke (DOMUS), en compagnie de la rectrice de l’UdeS, Luce Samoisette, et des professeurs Sylvain Giroux et Hélène Pigot, de la Faculté des sciences, le 5 novembre.

«Le 16 octobre dernier, nous avons dévoilé la Politique nationale de la recherche et de l’innovation qui représente un investissement sans précédent de 3,7 G$ sur 5 ans, a souligné le ministre Duchesne. Cette politique est un signal clair de toute l’importance que nous accordons à la recherche et à l’innovation au sein de notre société. Il importe donc que nos chercheurs puissent bénéficier d’un environnement de qualité exceptionnelle et d’un soutien adéquat. Les installations de l’Université de Sherbrooke en sont un bel exemple. Elles s’alignent sur nos objectifs d’assurer la qualité de vie des Québécois et des Québécoises au moyen de la recherche dans le domaine de la santé, et c’est avec fierté que nous appuyons ce projet.»

Une infrastructure de recherche innovante et à la fine pointe de la technologie

Le laboratoire de recherche DOMUS s’intéresse aux habitats intelligents depuis 2002. Il veut intégrer dans les demeures diverses technologies censées faciliter la vie de personnes souffrant de déficits cognitifs (en particulier des déficits de mémoire, d’attention, de planification et d’initiative).

«En particulier, nous travaillons sur trois types de systèmes informatiques : l’assistance cognitive pour aider les personnes dans leur quotidien, la télévigilance pour observer leurs habitudes en vue d’intervenir au besoin ainsi que le suivi médical à court et long termes pour suivre leur évolution», précise le professeur Sylvain Giroux, directeur du laboratoire du Département d’informatique.

«L’expérimentation, l’évaluation et la validation en milieu réel de ces prototypes sur de longues périodes sont essentielles pour développer des solutions pertinentes et transférables en contexte réel», ajoute la professeure Hélène Pigot, membre chercheuse au DOMUS.

De ce fait, la résidence spécialisée La Conquête a été transformée, en collaboration avec le Centre de réadaptation Estrie, en habitat intelligent pour les personnes souffrant de déficits cognitifs, ce qui permettra un maillage fécond entre usagers, cliniciens et chercheurs.

«Si la personne oublie de prendre ses médicaments ou laisse le four en marche, le système émettra des messages écrits, vocaux ou lumineux pour lui rappeler ce qu’elle a à faire. Les technologies doivent être capables de communiquer avec les intervenants du Centre de réadaptation Estrie si la situation le justifie», précise Hélène Pigot.

Cette maison comporte dix unités d’hébergement pouvant accueillir dix traumatisés crâniens sévères ou des personnes qui ont subi un accident vasculaire cérébral. DOMUS y installera des systèmes d’assistance et de télévigilance pour innover, évaluer, valoriser et transférer ses solutions. En complément, le projet comprend une mise à niveau des infrastructures au laboratoire DOMUS afin d’intégrer cette infrastructure de recherche sur deux sites interreliés : la résidence alternative et le laboratoire DOMUS.

Des bénéfices pour les personnes et pour la société

Les résidents de La Conquête auront ainsi la possibilité et les moyens de se donner un projet de vie à part entière favorisant leur autonomie grâce à un environnement adapté et à des systèmes personnalisés. Ces systèmes soulageront aussi les aidants naturels et les aidants professionnels. À terme, les résultats de ces recherches pourront aussi être transférés vers d’autres clientèles, comme les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ou être adaptés pour d’autres types d’habitats, comme les résidences individuelles.