Nathalie Feuiltault, de la Faculté d’administration, et Samuel Mercier, de la Faculté de génie

Deux doctorants obtiennent la prestigieuse bourse Vanier

Nathalie Feuiltault et Samuel Mercier
Nathalie Feuiltault et Samuel Mercier

Nathalie Feuiltault, doctorante en administration des affaires (DBA) de la Faculté d’administration, et Samuel Mercier, doctorant en génie chimique de la Faculté de génie, ont tous deux obtenu une bourse d’études supérieures du Canada Vanier. Cette bourse, d’une valeur annuelle de 50 000 $, est valable pendant trois ans. Ce prestigieux programme de bourses vise à recruter et à garder au pays les meilleurs étudiants de doctorat du monde et à promouvoir le Canada en tant que centre d’excellence en recherche et en enseignement supérieur. La doctorante mène un projet lié à l’accroissement de la capacité de collaboration au sein des organisations, grâce notamment au coaching d’équipes de travail en contexte de réunion. Le doctorant vise quant à lui à développer des méthodes de fabrication de pâtes alimentaires enrichies de lin.

L’intelligence collective au travail

Le projet de thèse de doctorat de Nathalie Feuiltault porte sur le développement de l'intelligence collective qu'il est possible d'induire lors des réunions au sein des groupes et équipes de travail. Ce sujet est réputé avoir une incidence déterminante sur la performance des organisations contemporaines.

«Trop souvent, les réunions sont inefficaces et vécues par leurs participants comme un mal organisationnel grandissant et nécessaire, dit la doctorante. J’ai à cœur de décrire comment il est possible de développer l’intelligence collective des groupes en contexte de réunion. Par exemple, j’ai pu remarquer dans le cadre d’études préliminaires que le fait de débuter une réunion de travail par une activité de centration en groupe accroît de beaucoup l’efficacité globale de la réunion, notamment en favorisant l’émergence d’une cognition collective», illustre la doctorante.

Nathalie Feuiltault
Nathalie Feuiltault
Photo : fournie

«Un autre exemple de moyen à la fois concret et innovateur identifié à ce jour pour améliorer l’efficacité d’une réunion est l’inversion temporelle : au moment pour un groupe de décrire une cible, on amène celui-ci à en parler au présent plutôt qu’au futur, ce qui décuple la créativité collective du groupe, dit-elle. Ces applications ne sont que quelques exemples de moyens que je vise à faire connaître sous forme d’une méthodologie que des gestionnaires pourraient utiliser lors de leurs réunions pour véritablement tirer profit de la célèbre maxime le tout est plus grand que la somme des parties

Nathalie Feuiltault veut donc contribuer à la conception d'un cadre théorique rigoureux qu'elle pourra utiliser pour intervenir auprès des organisations par l'entremise de l'entreprise NoïaCo, qu'elle a fondée. Cette démarche est en lien avec les fondements du DBA puisque les thèses produites dans ce programme doivent porter sur une problématique managériale concrète et se traduire par une amélioration du fonctionnement des organisations.

«Je suis très fière d’avoir obtenu la bourse Vanier qui souligne à la fois le mérite académique, le potentiel de recherche et le leadership des récipiendaires, dit Nathalie Feuiltault. Les études doctorales demandent un énorme investissement de temps et une détermination inébranlable que les exigences de la vie mettent parfois à rude épreuve. Grâce à cette bourse, je peux m’investir pleinement dans mon projet de recherche et ainsi, contribuer à l’avancement des sciences.»

La doctorante est dirigée par la professeure Madeleine Audet, nouvelle directrice du programme DBA et elle-même récipiendaire d'une distinction sur le plan académique. Son comité de thèse comprend aussi le professeur Mario Roy, titulaire de la Chaire d'étude en organisation du travail et spécialiste en psychologie des groupes, qui l'a invitée à être membre étudiante au sein de sa chaire.

Des pâtes alimentaires enrichies d’une forte teneur en lin

Samuel Mercier
Samuel Mercier
Photo : Michel Caron

Samuel Mercier poursuivra le projet de recherche qu’il a entrepris en vue de développer, entre autres, des techniques de production permettant d’obtenir des pâtes alimentaires enrichies d’une forte teneur en lin de bonne qualité afin d’optimiser les effets positifs sur la santé humaine.

«Cette bourse m’accorde une stabilité dans mon travail et me permet de me concentrer entièrement sur mon projet d’études afin d’y atteindre les objectifs fixés, dit-il. Elle témoigne de la reconnaissance de mon travail par mes pairs et m’encourage à poursuivre une carrière en recherche.»

Pourquoi avoir choisi la graine de lin? D’une part, cette plante oléagineuse contient divers composés bénéfiques pour la santé dont les acides gras oméga-3, les fibres et les peptides. D’autre part, en l’incorporant dans des aliments prisés de la population comme les pâtes alimentaires, le chercheur du Département de génie chimique et de génie biotechnologique vise l’amélioration de leurs propriétés nutritionnelles.

«La principale problématique consiste à conserver l’intégrité microstructurale de ces pâtes enrichies en lin tout au long du processus de production», explique Samuel Mercier, supervisé dans ses études doctorales par le professeur Bernard Marcos, de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, et par Christine Moresoli, professeure à l’Université de Waterloo et professeure associée à l’Université de Sherbrooke.

Concrètement, le chercheur développera des outils de modélisation pour simuler les différentes étapes de production de ces pâtes enrichies de lin. De plus, diverses méthodes de production seront testées en collaboration avec le Centre de recherche et de développement sur les aliments de Saint-Hyacinthe, et les résultats obtenus permettront d’optimiser les conditions de production des pâtes alimentaires à teneur élevée en lin, sans en réduire la qualité.

En somme, le projet de recherche du lauréat de la bourse Vanier contribuera à des percées majeures dans les nouvelles connaissances associées au domaine de la transformation alimentaire tout en diversifiant la consommation de lin et en encourageant la production locale de semoule de blé, ingrédient principal des pâtes alimentaires.