Trois nouvelles expositions prennent l’affiche du 31 octobre au 15 décembre

Le verre et la «lomographie» à l’honneur à la Galerie d’art

Réal Dubuc, souffleur de verre

Réal Dubuc, souffleur de verre


Photo : Martin Blache

Un triple vernissage aura lieu le 31 octobre à 17 h à la Galerie d’art du Centre culturel, marquant le début d’autant d’expositions présentées jusqu’à la mi-décembre. D’une part, les métiers du verre seront à l’honneur dans deux expositions. À la croisée de l’art et de la science, du souffleur de verre Réal Dubuc, est une exposition présentant des œuvres d’art et des outils scientifiques fabriqués par l’artiste. De plus, Kaléidoscope – Variations sur verre présente plus d’une trentaine d’objets de verriers québécois contemporains de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec. Enfin, à l’Espace invitation, Quotidien en basse résolution proposera des lomographies de l’artiste Clemz. Lors du même événement, il y aura également lancement du livre de Louise Bélanger, Alice Gagné, photographe. La Galerie d’art avait présenté une exposition des photographies de cette artiste en 2010.

À la croisée de l’art et de la science

Réal Dubuc était magasinier pour le Département de chimie de l’Université de Sherbrooke lorsqu’il a rencontré Jacques Desnoyers, professeur à l’époque, qui lui a parlé du métier de souffleur de verre et lui a prêté un livre sur le sujet. Durant quatre années, Réal Dubuc s’est consacré à l’apprentissage des techniques du métier de souffleur de verre. On le considère aujourd’hui comme l’un des plus expérimentés dans le domaine au Québec.

Ce passionné pratique son métier depuis 40 ans et il est un élément essentiel au travail de recherche en chimie. Les outils en verre qu’il fabrique se retrouvent aux quatre coins du monde puisque Réal Dubuc offre ses services aux industries et aux laboratoires en vue de concevoir des appareils sur mesure pour de la recherche scientifique de haut niveau. Réal Dubuc accepte pour une seconde fois de partager son métier et ses œuvres avec la population sherbrookoise.

Voisins, œuvre d’Élisabeth Marier, fusion de verre de couleur, support d’acier.

Voisins, œuvre d’Élisabeth Marier, fusion de verre de couleur, support d’acier.


Photo : MNBAQ, Idra Labrie

Kaléidoscope : variations sur le verre

Verre soufflé, à la flamme ou fusionné, les œuvres exposées ont comme seules limites celles de l’imagination. Cette exposition regroupe une trentaine d’objets en quatre thèmes et propose de jeter un regard sur le verre contemporain et de montrer, de façon structurée, ses multiples variations.

Parmi cette sélection, des objets de verre façonné au chalumeau, de verre soufflé et gravé, de cristal de verre moulé à la cire perdue, taillé et poli, ainsi que de fusion de verre thermoformé, qui viendront aussi bien fasciner que dérouter.

Quotidien en basse résolution

Quotidien en basse résolution, c’est d’abord le calendrier 2013 réalisé par Clemz avec des textes tirés du roman de Christian Bobin, Autoportrait au radiateur – Quotidien en basse résolution; c’est aussi une exposition de «lomographies», œuvres issues d’un mouvement artistique consistant à prendre des photos de manière spontanée, avec un appareil analogique, dans le but d'apporter à la photo un aspect désuet et rétro.

Vendredi 21, 2013, lomographie de l’artiste Clemz.

Vendredi 21, 2013, lomographie de l’artiste Clemz.


Photo : © Clemz

Ici, la perfection laisse place à la réalité, l’instantané, l’erreur. Allant à l’encontre des tendances photographiques modernes, Clemz présente des images floues, surexposées et mal calibrées. Le but est de laisser les spectateurs dans le flou afin que les émotions prennent le pas sur le rationnel, confie l’artiste multidisciplinaire qui a étudié à l’UdeS, au programme du certificat en arts visuels.

Lancement du livre Alice Gagné, photographe

La Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke vous convie au lancement du livre de Louise Bélanger, Alice Gagné, photographe, réalisé en collaboration avec l’artiste.

Née en 1927 et originaire des Cantons-de-l’Est, Alice Gagné s’initie à la photographie à l’âge de 10 ans, fait rare à l’époque. Sa passion s'affine alors qu'elle travaille dans le commerce familial, un studio de photo. Alice Gagné étudie à l'École des beaux-arts de Montréal, puis reçoit une bourse qui lui ouvrira les portes de l'Europe, où elle travaillera dans plusieurs pays dans les années 1960 et 1970. Photographe documentaliste, Alice Gagné a également œuvré dans l'éducation partout dans le monde.