Moi, dans les ruines rouges du siècle

Coup de cœur théâtral de la saison du Centre culturel

Encensée par la critique, Moi, dans les ruines rouges du siècle jouit d’une distribution cinq étoiles avec, en tête d’affiche, Sasha Samar, Sophie Cadieux, Annick Bergeron, Geoffrey Gaquère et Robert Lalonde.
Encensée par la critique, Moi, dans les ruines rouges du siècle jouit d’une distribution cinq étoiles avec, en tête d’affiche, Sasha Samar, Sophie Cadieux, Annick Bergeron, Geoffrey Gaquère et Robert Lalonde.
Photo : fournie

Olivier Kemeid, c’est le directeur artistique de la compagnie Trois Tristes Tigres et l’ancien directeur artistique d'Espace Libre. Comédien, metteur en scène et auteur prolifique, Kemeid s'est particulièrement fait connaître avec L’Énéide, d’après Virgile (2007), pièce traduite en plusieurs langues et jouée dans plusieurs pays. Pour la saison 2012-2013, deux théâtres lui ont commandé des œuvres.

Sasha Samar, c’est un comédien d’origine ukrainienne installé au Québec depuis 1996 dont la vie, aussi incroyable qu’insensée, témoigne d’un parcours atypique digne des plus grandes histoires romanesques. Moi, dans les ruines rouges du siècle, c’est son histoire. Celle de Sasha, qui découvre à 7 ans que sa mère n'est pas sa mère, qu'il a été kidnappé par son père à l'âge de 3 ans, et que celui-ci a reconstruit sa vie avec une autre femme. Il se met alors en tête de devenir célèbre afin que sa mère puisse le voir un jour à la télévision et le reconnaître comme sien. Moi, dans les ruines rouges du siècle, c’est tout ça, mais c’est avant tout le fruit de la collaboration entre Kemeid et Samar, deux hommes d’exception.

Frappé par la destinée fascinante et profondément humaine de Sasha Samar, Olivier Kemeid entreprend de la raconter. Le metteur en scène explique que Samar lui a tout simplement raconté sa vie en Russie jusqu'à son arrivée au Québec. Armé de sa grande sensibilité et de son goût du risque, Kemeid a alors rencontré formellement Samar avec ses carnets et ses crayons. Après des prises de notes s’étalant sur plusieurs mois, le dramaturge voit surgir de ces péripéties abracadabrantes mettant toujours en jeu la survie et le mensonge, une histoire finalement plutôt rouge sombre. Rouge comme le ciel de Tchernobyl, comme l’Armée, mais aussi rouge comme la passion de Samar pour Nadia Comaneci et comme le rideau de théâtre qui le fait tant rêver.

Encensée par la critique, cette fresque puissante où Sasha Samar livre le récit épique et saisissant de sa vie transformée en légende sera présentée le mardi 29 octobre au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, pour notre plus grand plaisir. Incontournable rendez-vous théâtral de la saison, Moi, dans les ruines rouges du siècle jouit d’une distribution cinq étoiles avec, en tête d’affiche, Sasha Samar, bouleversant dans son propre rôle, ainsi que les comédiens Sophie Cadieux, Annick Bergeron, Geoffrey Gaquère et Robert Lalonde.