La crise des dettes souveraines : approches croisées Canada-Europe

D’éminents spécialistes répondent à l’appel de la Faculté de droit

Geneviève Dufour, David Pavot et Sébastien Lebel-Grenier, doyen de la Faculté de droit.
Geneviève Dufour, David Pavot et Sébastien Lebel-Grenier, doyen de la Faculté de droit.
Photo : Faculté de droit

Les 10 et 11 juin, dans le cadre de son colloque international sur le problème de l’endettement des États, la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke a accueilli au Campus de Longueuil une trentaine de juristes, d’économistes, de fiscalistes et de politologues.

Selon David Pavot, coorganisateur du colloque et chargé de cours à la Faculté de droit, cette réunion de praticiens et d’universitaires de l’Europe et du Canada a permis de renouveler les interrogations quant aux solutions à préconiser lorsqu’un État connaît des difficultés d’endettement. «Il s’agissait du premier colloque francophone et réellement pluridisciplinaire organisé en Amérique du Nord sur ce sujet», précise Geneviève Dufour, coorganisatrice du colloque, professeure à la Faculté de droit et codirectrice du cheminement de maîtrise en droit international et politique internationale appliqués.

L’angle critique retenu par les deux organisateurs a favorisé des échanges constructifs et l’exploration de diverses pistes de solution. «Globalement, le colloque nous a amenés à réfléchir sur le rôle des marchés financiers, sur le calcul des capacités d’endettement des États, sur le rapport entre les pouvoirs privés économiques et les pouvoirs publics ainsi que sur les mécanismes juridiques et économiques permettant de solutionner ces problèmes.»

Dans le cadre des conclusions, les différents intervenants en sont même venus à s’interroger sur la pertinence de calculer la solvabilité d’un pays uniquement en termes financiers et mathématiques. «Ne faut-il pas aussi prendre en compte le bien-être présent et futur des populations découlant des activités économiques, ainsi que les dommages à l’environnement que ces activités peuvent produire?», s'interroge Geneviève Dufour.

Le colloque s’est révélé très fructueux, tant au niveau des échanges intellectuels que personnels. Les actes en seront d’ailleurs publiés aux éditions Lexis Nexis, en diffusion mondiale, au cours de l’année 2014.