Une expérience inoubliable pour deux étudiantes de la Faculté d’éducation

Découvrir, apprendre et aider des villageois aux îles Fidji

Roxanne Bédard en animation avec les enfants.
Roxanne Bédard en animation avec les enfants.
Photo : fournie

Prononcer le nom des îles Fidji évoque un coin de paradis du bout du monde. Peu de gens ont la chance de visiter ces îles du Pacifique sud. Moins nombreux encore sont ceux qui peuvent entrer en contact avec la réalité des villageois, qui est somme toute différente de l’image rêvée des cartes postales. Christina Beaudry et Roxanne Bédard, deux étudiantes au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, ont pu découvrir la réalité de la communauté du village fidjien de Mokani au cours d’un stage d’aide humanitaire. Par le biais de quelques projets, elles ont le sentiment d’avoir fait une différence dans la vie de ces villageois travaillants et accueillants.

Du pinceau au tableau

Roxanne Bédard procède au sablage de l'école.
Roxanne Bédard procède au sablage de l'école.
Photo : fournie

Ce projet humanitaire, coordonné par l’organisme international Volonteer Eco Students Abroad, s’est déroulé du 27 avril au 13 mai. Le choix des îles Fidji s’est fait parmi les trois destinations proposées par l’organisme.

Les étudiantes souhaitaient découvrir une facette méconnue de ce pays : «Aux premiers abords, on considère cette destination vacance comme un endroit paradisiaque, et on peut croire que les gens y vivent de façon aisée. Nous voulions voir l’aspect plus "humain" des îles Fidji et montrer aux gens que ce n’est pas parce qu’un endroit est beau qu’il n’y a pas de gens dans le besoin», expliquent les étudiantes, dans un échange courriel.

Lors de ce voyage humanitaire, des tâches variées les attendaient et faisaient écho à leurs études en éducation. «La partie bénévolat consistait en la rénovation de l’école du village. Pour ce faire, nous avons poncé l’école au complet – murs intérieurs et extérieurs! Nous avons ensuite repeint les classes et l’école, mis à la disposition de l’école deux réservoirs d’eau supplémentaires et réparé le réservoir qui était déjà sur place. Lors de notre séjour, nous avons également fait des ateliers et offert du matériel éducatif aux enfants du village», racontent-elles.

Esprit de famille

Christina Beaudry en train de repeindre.
Christina Beaudry en train de repeindre.
Photo : fournie

«C’est le paradis ici!» Telle fut la première impression des étudiantes en posant le pied aux îles. Malgré le paysage magnifique, ce n’était pas l’esprit de farniente qui les attendait, mais plutôt des gens prêts à se retrousser les manches!

«Nous nous sommes vite rendu compte, à notre arrivée au village, que les gens sont tous très accueillants et travaillants. Plusieurs hommes et enfants du village sont venus nous aider dans notre travail tandis qu’à chaque midi les villageoises préparaient un immense repas pour tout le groupe. Malgré les difficultés et le peu de biens matériels qu’ils ont, les Fidjiens gardent le sourire et sont toujours très contents de nous voir.»

Les étudiantes ont eu l’occasion d’entrer littéralement au cœur de l’esprit de famille du village : «Lors de notre séjour dans la communauté, nous habitions dans une famille. Cette expérience nous a permis de comprendre davantage les coutumes et le mode de vie des Fidjiens», racontent-elles. Un dépaysement total qui leur laisse des souvenirs impérissables : «Manger avec ses mains un poisson entier, manger par terre et parler une autre langue sont des expériences que nous n’oublierons pas!»

Faire une différence

Photo du groupe de bénévoles de l’organisme Volonteer Eco Students Abroad devant l'école fraîchement rénovée.
Photo du groupe de bénévoles de l’organisme Volonteer Eco Students Abroad devant l'école fraîchement rénovée.
Photo : fournie

Christina Beaudry et Roxanne Bédard reviennent de ce voyage humanitaire avec le sentiment d’avoir contribué à aider les villageois de Mokani. «La réalisation dont nous sommes le plus fières, c’est d’avoir fait une différence dans la vie de ces gens. Une différence parce qu’on a contribué a améliorer le climat d’apprentissage des élèves en réalisant des classes accueillantes, en donnant du matériel scolaire et en améliorant les ressources hydrauliques de l’école.»

Sur le plan personnel, une telle expérience s’avère marquante : «Nous avons appris autant sur nous que sur cette société. Un voyage humanitaire est une expérience enrichissante qui doit se faire au moins une fois dans une vie!» concluent-elles.