Le changement stratégique pour accroître l’impact social des organismes à but non lucratif : un regard basé sur les paradoxes
- Date :
- Lundi 13 juillet 2026
- Heure :
- À 13 h
- Type :
- Soutenance de thèse
- Lieu :
- École de gestion, local K1-4060
Le lundi 13 juillet, à 13 h, en présentiel au local K1-4060, se tiendra la soutenance de la thèse de doctorat en administration (DBA) de Mme Ignanoné Amina Wazoumi, intitulée : « Le changement stratégique pour accroître l’impact social des organismes à but non lucratif : un regard basé sur les paradoxes ».
Mme Ignanoné Amina Wazoumi, soutiendra sa thèse devant un jury composé des personnes suivantes :
- Professeur Sofiane Baba, Université de Sherbrooke, directeur de recherche;
- Professeure, Anne-Marie Corriveau, Université de Sherbrooke, présidente du jury;
- Professeur Claude-André Guillotte, Université de Sherbrooke, membre interne du jury;
- Professeure, Mariline Comeau-Vallée, UQAM, membre externe du jury.
Résumé :
Cette thèse propose un nouveau modèle théorique pour appréhender le changement stratégique à travers ce que nous qualifions de « spirale des paradoxes ». En s’appuyant sur une démarche inductive fondée sur la méthode de la théorisation ancrée, cette thèse a eu pour objectif d’étudier les dynamiques du processus de changement stratégique dans une organisation à but non lucratif (OBNL) ayant peu d’expérience en matière de changement. Les pratiques et les valeurs étaient profondément enracinées au début de notre travail empirique en raison d’une direction en place depuis de nombreuses décennies. Par ailleurs, suivant les préceptes méthodologiques reconnus en recherche qualitative, notre analyse empirique du changement stratégique a mobilisé plusieurs sources de données complémentaires afin d’assurer la triangulation des données. En particulier, nous avons réalisé des entrevues semi-structurées auprès de diverses parties prenantes impliquées dans un processus de changement, en complément d’observations de terrain et de l’analyse de documents d’archives. Notre analyse empirique itérative montre que, contrairement au mythe selon lequel le changement serait plus facile dans les petites organisations, il peut en réalité s’avérer plus difficile, en particulier lorsque ces organisations n’ont pas développé, avec le temps, une capacité d’apprentissage du changement. Les résultats de notre recherche ont ainsi permis de répondre à la question de recherche en montrant que le changement stratégique est un processus d’apprentissage pour les acteurs, car il leur permet d’acquérir de nouvelles connaissances pour mieux gérer les paradoxes récurrents liés au processus du changement stratégique. En définitive, même si la question des paradoxes dans les organisations est largement abordée dans la littérature académique, les travaux empiriques longitudinaux sont plutôt rares. En ce sens, nous soutenons que notre thèse est originale dans la mesure où elle propose une analyse temporelle de la gestion des paradoxes, ce qui nous permet ainsi de mettre en lumière quelques implications théoriques et pratiques importantes en matière de changement.