Professeure Jocelyne Faucher

Secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante

Un projet colossal qui a su mobiliser des centaines de personnes qui ont mis du temps, de l’énergie et leur cœur pour mieux répondre aux besoins des communautés. 

Parlez-nous d’un moment marquant de votre parcours académique ou professionnel.

Un des moments marquants de ma carrière à l’Université de Sherbrooke fut sans contredit la délocalisation de la formation médicale prédoctorale au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Moncton, simultanément, mise en œuvre à l’époque où j’occupais les fonctions de secrétaire de faculté et vice-doyenne à la vie étudiante à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Je garde le meilleur souvenir de l’année 2006 au cours de laquelle les 48 premiers étudiants et étudiantes en médecine ont entrepris leur programme de quatre ans aux sites de Saguenay et de Moncton. 

Ce projet, qui est maintenant une grande source de fierté, m’a rejoint dans mes convictions personnelles et professionnelles. Lorsque j’ai choisi la médecine, j’étais motivée par l’amélioration des conditions de vie et par l’aide que je pourrais apporter aux personnes ou aux populations. La délocalisation des études médicales est un moyen d’atteindre ces objectifs.  La formation médicale en région est un moyen efficace de favoriser le recrutement de futurs professionnels de la santé auprès de populations moins bien desservies et auprès des populations francophones hors Québec. Il s’agit d’un projet colossal qui a mobilisé des centaines de personnes, dont des membres du personnel, des enseignantes et des enseignants, des gestionnaires, des étudiantes et des étudiants, provenant de Moncton, de Saguenay et de Sherbrooke, qui ont mis du temps, de l’énergie et leur cœur. J’ai pu constater, sur place, la fierté des populations locales qui bénéficient de ce développement et qui contribuent également à la formation de leurs médecins.

Quelle œuvre vous inspire?

Je suis une passionnée de l’œuvre de Michel Tremblay, qui m’inspire sur plusieurs plans. Ses romans et sa dramaturgie posent un regard révélateur sur la société québécoise. À travers ses personnages attachants, j’ai l’impression de revivre des pans de mon enfance ou imaginer celle de mes parents. On peut se reconnaître en lui comme québécoises et québécois issus de milieux modestes, qui ont su prendre leur place pour influencer le développement du Québec et faire rayonner le Québec sur la scène internationale. Je fais ici un rapprochement avec le milieu universitaire : pour plusieurs d’entre nous, l’accès aux études universitaires fut, et demeure, un formidable levier qui, individuellement, contribue à notre épanouissement personnel et professionnel et qui, collectivement, concourt significativement à l’essor du Québec.

À propos de Jocelyne Faucher

La professeure Jocelyne Faucher cumule plus de 28 années d’expérience en gestion, d’abord dans le réseau de la santé, puis en milieu universitaire. Elle a participé à la création d'un des deux premiers CLSC à statut universitaire au Québec et à l’implantation d’un des premiers groupes de médecine de famille (GMF) universitaires, maintenant intégrés au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Certifiée du Collège des médecins de famille du Canada, dont elle a obtenu le titre de Fellow, elle détient également une maîtrise en administration des services de santé de l'Université de Montréal et une certification universitaire en gouvernance de sociétés de l’Université Laval. Parallèlement à ces activités cliniques et de gestion, elle est professeure à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke. En 2004, elle devient secrétaire de la Faculté et vice-doyenne à la vie étudiante. Elle y a notamment piloté le processus de planification stratégique et participé à la délocalisation du programme de formation médicale au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Moncton.

Secrétaire générale de l’Université de Sherbrooke depuis 2009, elle s’intéresse davantage à la gouvernance universitaire et participe à la coordination de la campagne D’avenirs et de passions. Vice-rectrice aux relations internationales, elle a revu la mission et le plan d’organisation de l’Agence des relations internationales afin de soutenir les facultés dans leur stratégie d’internationalisation. Coprésidente du Conseil franco-québécois de coopération universitaire de 2010 à 2014, elle reçoit le grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques de la République française. Vice-rectrice à la vie étudiante depuis 2014, elle œuvre étroitement avec les associations étudiantes pour la réalisation d’une vie de campus stimulante et riche en expériences diverses.