Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion de l'annonce du don du Mouvement Desjardins à la campagne majeure D'avenirs et de passions

Le 1er février 2016

Madame la Présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins,
Monsieur le Maire,
Monsieur le Président de la campagne majeure,
Madame Fontaine, relayeuse de la campagne majeure,
Madame la Présidente du conseil d’administration,
Monsieur le Président de La Fondation,
Chers collègues du comité de direction et des directions facultaires,
Distingués invités,

Il y a quelques semaines, nous avons lancé notre campagne majeure D'avenirs et de passions. Je mentionnais alors que nous avions des discussions avec plusieurs organisations pour des projets tous plus emballants les uns que les autres. Depuis, nous avons annoncé la participation exemplaire de la Ville de Sherbrooke. Aujourd’hui, c’est au tour de Desjardins de confirmer son engagement envers le projet phare de notre campagne majeure, notre stratégie Innovation, Partenariats, Entrepreneuriat.

Cette approche mènera à la création d’un pôle d’entrepreneuriat unique à Sherbrooke. Comme je l’ai mentionné il y a quelques jours, il s’agit de la mobilisation la plus systématique et la plus stratégique pour favoriser la rencontre de la science et de l’entrepreneuriat afin d’accélérer l’innovation. Et c’est à cette stratégie que sera consacrée la contribution de Desjardins, notamment aux deux éléments mentionnés précédemment qui relèvent de la Faculté d’administration.

J’aimerais d’ailleurs souligner la présence ici du titulaire de la toute nouvelle Chaire Desjardins en finance responsable, le professeur Frank Coggins du département de finance de la Faculté d’administration.

Pr Coggins, je tiens à vous féliciter pour l’obtention de cette chaire de recherche.

À l’Université de Sherbrooke, nous n’avons jamais perdu espoir malgré le contexte difficile que nous connaissons depuis quelques années. La raison en est fort simple : partout dans nos facultés, nos départements et chez nos étudiantes et nos étudiants, les projets prennent forme, les passions s’enflamment, les visions se précisent.

Notre campagne majeure parle de l’avenir. Celui de l’Université de Sherbrooke évidemment, mais aussi celui de notre société. Car, et c’est un autre message que je répète souvent, c’est bien cela la mission de l’Université : préparer l’avenir et contribuer à maintenir la qualité de vie des générations futures.

Nous réalisons cette mission par la formation de pointe dans toutes les sphères de l’activité humaine que nous offrons à nos étudiantes et nos étudiants.

Et de plus en plus, cette formation universitaire doit comporter une dimension internationale pour bien préparer nos diplômés à agir dans un contexte de mondialisation.

Elle intègre également les notions de développement durable pour répondre adéquatement aux défis que nos sociétés doivent affronter désormais.

C’est aussi à l’université que se réalise la recherche fondamentale et appliquée qui est à la source des découvertes et des innovations qui amélioreront la qualité de vie de nos concitoyens et généreront notre richesse collective.

Et à l’Université de Sherbrooke, cette activité se fait de plus en plus en mode partenarial avec des organismes, des gouvernements, des entreprises.

La contribution universitaire est essentielle au développement de la société. C'est pourquoi nous ne ménageons aucun effort pour que nos résultats soient à la hauteur des attentes élevées qui nous sont adressées.

Cependant, pour réaliser notre mission, il nous faut des moyens adéquats. C’est pourquoi je me suis lancée en croisade pour que l’éducation devienne une priorité nationale. Je le dis souvent, mais permettez-moi d’insister : l’éducation est un investissement dans la plus grande richesse du Québec, les femmes et les hommes qui façonneront son avenir.

En tant que société, nous devons avoir des cibles très ambitieuses en termes de diplomation, des politiques audacieuses sur les universités et la recherche. Il nous faut des ressources stables pour bien planifier notre action.

Je suis très heureuse lorsque d’autres interlocuteurs réclament également une mobilisation nationale sur l’éducation. Des économistes, auteurs du Bilan 2015 Productivité et prospérité au Québec, ont fait une intervention très remarquée il y a quelques jours. Au Québec, évaluent-ils, «depuis le début des années 2000, la croissance des dépenses budgétaires réelles par habitant de moins de 30 ans en éducation n'a été que de 4%, soit une croissance annuelle moyenne de 0,43%. Seule l'Alberta a fait pire que le Québec à ce chapitre».

La semaine dernière, Alain Dubuc, l’éditorialiste de La Presse, réclamait à son tour une mobilisation nationale sur l’éducation.

Par sa contribution dévoilée aujourd’hui, Desjardins montre bien qu’elle n’a pas attendu ces récents appels pour prendre fait et cause pour l’éducation. Desjardins vient ainsi récompenser nos efforts et confirmer que notre action et notre vision correspondent aux priorités des leaders de notre société.

Au nom de toute la communauté universitaire, au nom des bénévoles qui se consacrent à la campagne majeure, au nom de nos futures étudiantes et de nos futurs étudiants qui choisiront Sherbrooke pour réaliser leur projet entrepreneurial, je tiens à vous remercier, Mme Leroux, ainsi que tout le Mouvement Desjardins, pour cet appui remarquable. Une part de nos succès futurs et de notre impact sur l’économie du Québec viendra de votre engagement de ce matin, j’en suis convaincue.

Merci de votre attention.