Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion du dévoilement de la campagne majeure D'avenirs et de passions

Le 7 janvier 2016

Chers collègues du comité de direction et des directions facultaires,
Distingués invités,

Le lancement d’une campagne majeure n’arrive qu’une fois au cours du mandat d’une rectrice. Vous comprendrez que c’est donc pour moi un événement extrêmement important. Il s’agit de dévoiler des projets emballants et inspirants, qui correspondent à un condensé de tout ce qui m’a tenu à cœur au cours de mes années à la tête de cette institution unique au Québec.

Le contexte actuel n’est pas facile. En fait, c’est même un euphémisme! Mais à l’UdeS, nous n’avons jamais perdu espoir. Partout dans nos facultés, nos départements et chez nos étudiantes et nos étudiants, les projets prennent forme, les passions s’enflamment, les visions se précisent. Cela ne s’arrêtera pas, croyez-moi.

Depuis plusieurs mois, nous travaillons à la campagne D’avenirs et de passions.

Comme l’a mentionné notre président de campagne, les extraits vidéo qui ont ponctué notre lancement ce matin illustrent avec éloquence la passion qui anime notre communauté universitaire.

La campagne parle aussi de l’avenir. Celui de l’Université de Sherbrooke évidemment, mais aussi celui de notre société. Car c’est bien cela la mission de l’Université : préparer l’avenir et contribuer à maintenir la qualité de vie des générations futures.

Nous le faisons d’abord par la formation de pointe qui permettra à nos diplômés de jouer un rôle déterminant dans la société. On l’oublie trop souvent, mais c’est à l’université que sont formés toutes les infirmières, tous les éducateurs, les administratrices, les scientifiques, les médecins, les ingénieurs, les historiens dont notre monde a besoin. Dans toutes les sphères de l’activité humaine, nous avons besoin de gens qualifiés, capables d’innover pour relever les défis d’une société comme la nôtre.

La formation universitaire comporte de plus en plus une dimension internationale qui contribue à attirer ici le talent dont toutes les organisations ont besoin pour assurer leur avenir.

Elle se fait également désormais sous le sceau du développement durable pour répondre aux problèmes auxquels nos sociétés développées sont confrontées.

Enfin, cette activité de formation, les gens n’en sont pas toujours conscients, entraîne une multitude de retombées immédiates dans la société : cliniques dans le domaine de la santé ou de l’éducation, interventions de nos professeurs, étudiantes et étudiants dans le milieu, partenariats avec des organismes communautaires ou les instances locales et régionales.

C’est aussi à l’université que se réalise la recherche qui permettra de trouver les traitements pour des maladies dont souffrent nos concitoyens, inventer les produits qui génèreront des emplois et de la richesse ou faire progresser nos connaissances sur notre monde et notre planète. Et c’est sans compter les activités de création qui contribuent à exprimer notre humanité.

À l’Université de Sherbrooke, toute cette activité se fait de plus en mode partenarial avec des organismes, des gouvernements, des entreprises.

Et comme si cela n’était pas suffisant, nous voulons désormais soutenir l’esprit d’entreprise et favoriser l’émergence des prochaines générations d’entrepreneurs qui renouvelleront notre économie.

La mission universitaire est donc capitale. Et à l’Université de Sherbrooke, nous nous y consacrons avec rigueur, transparence et sens de l’innovation. Nous sommes fiers de nos résultats et de nos réalisations.

Mais pour aller plus loin, pour avoir davantage d’impact sur la société, il nous faut avoir accès à des moyens adéquats. C’est pourquoi j’interpelle régulièrement le gouvernement pour qu’il fasse de l’éducation une priorité nationale. Je le dis souvent : l’éducation est un investissement dans la plus grande richesse du Québec, les femmes et les hommes qui façonneront son avenir. Il nous faut, en tant que société, des objectifs ambitieux en terme de diplomation, il nous faut des politiques clairvoyantes sur les universités et la recherche, il nous faut, surtout, des engagements fermes pour pouvoir réaliser adéquatement notre mission.

Mais ce n’est pas tout de revendiquer. Aussi nous ne ménageons aucun effort pour nous donner nous-mêmes les moyens de nos ambitions. C’est ainsi qu’entrent en scène nos bénévoles, nos partenaires et nos amis dans le cadre de la campagne majeure.

Notre réputation est enviable et reconnue. On nous reçoit avec ouverture et sympathie. Et les résultats viendront très prochainement.

Je tiens à remercier M. Normand Legault, président de la campagne majeure, grand ambassadeur de l’Université et fier diplômé de Sherbrooke. En mettant son nom et son dynamisme au service de la campagne majeure, il nous permet d’envisager les plus beaux succès pour nos efforts.

Je veux aussi dire merci aux relayeurs et aux donateurs qui se sont déjà investis dans la campagne. Leur engagement et leur générosité nous confirment que l’Université de Sherbrooke peut compter sur des amis, des alliés, qui ont sa réussite à cœur.

Finalement, permettez-moi d’exprimer toute ma gratitude à la Fondation de l’Université de Sherbrooke, à son conseil d’administration, son personnel, ses bénévoles et son président Me Luc Borduas. Votre soutien de tous les instants nous permet d’aborder le sprint final de la campagne avec confiance et sérénité.

Merci de votre attention.