Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion de la signature d'une convention de création d'un laboratoire international associé UdeS/IFSTTAR

Le 17 juin 2016

Monsieur le Consul général,
Monsieur le Consul honoraire,
Monsieur le Directeur Général Adjoint,
Monsieur le doyen,
Monsieur le directeur du laboratoire,
Monsieur le directeur adjoint,
Chers collègues,

Bonjour.

Au nom de la communauté universitaire de Sherbrooke, je veux souhaiter la bienvenue aux membres de la délégation de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR). Je vous remercie d’être parmi nous ce matin pour la signature officielle de la convention de création du Laboratoire international associé en écomatériaux pour la construction (Ecomat).

L’Université de Sherbrooke est le cœur d’un des trois pôles de recherche majeurs du Québec. Reconnue pour son sens de l’innovation, l’Université de Sherbrooke est un partenaire de premier plan des gouvernements supérieurs et régionaux pour favoriser le développement social, culturel et économique. Elle se démarque en outre par la forte croissance de ses activités de recherche au cours des dernières années, ses succès en transfert technologique ainsi que ses initiatives en matière d’entrepreneuriat et d’innovation ouverte en collaboration avec les milieux industriels et sociaux.

L’Université de Sherbrooke a également fait du développement durable non seulement un créneau majeur d’enseignement ou de recherche, mais également un élément incontournable de la gestion de ses campus.  Son expertise est largement reconnue à l’échelle nationale et de plus en plus sollicitée à l’échelle internationale. Ses éco-campus se définissent maintenant comme de véritables laboratoires vivants de développement durable où de plus en plus les dimensions d’enseignement, de recherche et de gestion s’enrichissent mutuellement.

Par ailleurs, de nos jours, l’internationalisation de l’éducation et des établissements d’enseignement supérieur est inévitable. Elle est en outre présente dans toutes les sphères d’activité de nos institutions, que ce soit dans la formation, la recherche, ou nos relations avec la communauté et les entreprises.

En tant qu’université québécoise francophone, notre collaboration avec des institutions françaises est un choix naturel. Elle nous permet de diversifier la formation de nos étudiants et d’enrichir les compétences de nos chercheurs.

Comme vous le voyez, nos priorités de recherche, nos préoccupations en développement durable et notre culture partagée nous incitent à tisser des liens privilégiés avec l’IFSTTAR. C’est donc avec grand plaisir que l’Université de Sherbrooke s’associe à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux pour la création d’un laboratoire commun portant sur les écomatériaux.

En fait, les échanges entre les chercheurs de nos deux organisations ont commencé il y a maintenant une dizaine d’années. La complémentarité de nos réputations respectives d’excellence dans la recherche sur le béton appelait tout naturellement de tels partenariats.

Chez nous, les approches multidisciplinaires ont orienté des travaux sur le béton qui ont permis la création de chaires de recherche industrielle portant notamment sur les bétons haute performance, la valorisation des matériaux et des structures innovatrices et durables ainsi que la valorisation du verre dans les matériaux.

Nos chercheurs présentent donc des expertises reconnues dans des domaines comme les éco-bétons, les matériaux de construction, la conception des structures et leur auscultation ainsi que l’utilisation de fibres naturelles.

Nous nous faisons en outre un point d’honneur d’assurer le transfert technologique de ces travaux par des essais sur le terrain pour accélérer leur application dans des travaux de construction d’infrastructures.

La collaboration avec l’IFSTTAR amenant la création du laboratoire ECOMAT n’est donc qu’une suite logique de l’excellence de la concertation de nos équipes respectives.

Nous voulons accentuer les travaux conjoints notamment par une stratégie de recherche commune, des projets de recherche concertée à financement partagé et des échanges de chercheurs et d’étudiants en cotutelle.

Les équipes du laboratoire ECOMAT se pencheront sur la valorisation des matériaux alternatifs dans le béton en cherchant notamment à intégrer des sous-produits industriels et des matériaux locaux dans les infrastructures de béton. Cela vise à réduire l’empreinte environnementale des matériaux de construction. Le laboratoire aura également la préoccupation de participer au transfert technologique de ses avancées dans des produits utilisables par les responsables des chantiers.

Dans quelques instants, le directeur du laboratoire, le Professeur Arezki Tagnit-Hamou et son directeur adjoint, le Professeur Loïc Divet, pourront nous en parler davantage avec la passion et le talent qu’on leur connait.

Mais avant, permettez-moi d’insister sur un point. Les travaux du laboratoire ECOMAT illustrent une fois de plus la très riche contribution des chercheurs universitaires aux efforts que déploient nos sociétés pour limiter l’utilisation des ressources naturelles et, surtout, réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les enjeux sont multiples : réutiliser des matériaux qui autrement se retrouveraient dans des sites d’enfouissement de plus en plus encombrés, répondre aux nouvelles normes pour le traitement des résidus de construction, prolonger la vie des infrastructures et favoriser une économie circulaire qui contribue à la préservation de l’environnement.

Le programme du laboratoire ECOMAT est donc très important, les attentes sont élevées. Mais je suis très certaine que les chercheurs de nos deux organisations sauront relever ces défis avec succès. J’ai simplement hâte de vous revoir pour des annonces concernant le lancement de nouveaux produits ou techniques de construction qui contribueront au mieux-être des générations futures.

Merci de votre attention.