Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l’Université de Sherbrooke,
à l’occasion du lancement de la Chaire de recherche sur l'intérêt des jeunes à l'égard des sciences et de la technologie

Biosphère de Montréal, Salle Planète-Bucky

Le 25 janvier 2012

Monsieur le recteur,
Chers partenaires, collègues et amis,
Distingués invités,
Mesdames et messieurs,

L’Université de Sherbrooke est fière de s’associer à l’UQAM et à ses partenaires de neuf commissions scolaires des Laurentides, de la région de Montréal, de la Montérégie et de l’Estrie pour annoncer le lancement de cette chaire de recherche conjointe.

Nous sommes particulièrement heureux de concrétiser aujourd’hui ce projet qui mobilisera de nombreux chercheurs et professionnels de l’enseignement autour d’une problématique que nos universités constatent déjà depuis un certain temps.

Le Québec traverse actuellement une période paradoxale en ce qui a trait aux sciences. En cette époque où notre vie quotidienne intègre de plus en plus le fruit des recherches fondamentales et des découvertes, nos jeunes choisissent de moins en moins les disciplines scientifiques. Notre société tout entière court ici un risque réel : celui de devenir la simple cliente des hautes technologies. Ce risque est lourd de conséquences à de nombreux égards, tant sur le plan social que sur celui de l’emploi et de l’industrie. Il en va de notre avenir parmi les pays industrialisés, et, à terme de notre capacité de maintenir notre niveau de vie.

Pour l’Université de Sherbrooke, la création de cette nouvelle chaire de recherche conjointe illustre avec brio le pouvoir de la collaboration entre les institutions québécoises qui forment la jeunesse. Depuis 2010, notre plan d’action stratégique Réussir insiste sur l’importance de décloisonner la recherche et l’enseignement, et de mobiliser les forces vives autour d’une problématique afin d’en faire profiter toute la société.

L’étude que nous entreprenons aujourd’hui est un modèle de collaboration et de décloisonnement. Nos deux universités et les neuf commissions scolaires qui y participent réuniront, en amont de cet enjeu déterminant, un impressionnant bassin de chercheurs et de professionnels. Cinq facultés prendront part aux travaux, avec l’étroite collaboration du personnel enseignant qui intervient auprès des jeunes. Cette interdisciplinarité exemplaire, enrichie par la vaste expérience terrain de nos partenaires, sera un atout incomparable pour optimiser notre connaissance des phénomènes qui influencent les choix des élèves dans leur parcours scolaire et scientifique.

Cette chaire conjointe permettra aussi à nos deux universités de former des chercheurs de très haut niveau, qui deviendront de véritables références bien au-delà de la durée de ce projet initial. Ses retombées seront multiples et offriront à l’ensemble des chercheurs et enseignants des outils et des connaissances qui multiplieront leur capacité de stimuler l’intérêt des jeunes pour les sciences.

Je tiens à féliciter les deux professeurs titulaires, le professeur Abdelkrim Hasni, de l’Université de Sherbrooke, et le professeur Patrice Potvin, de l’UQAM, et leurs collègues, pour leur clairvoyance et leur grande ouverture dans la création de cette chaire conjointe. Il ne fait aucun doute pour moi qu’une telle mobilisation est promise aux plus grands honneurs, mais surtout à l’atteinte de résultats qui agiront réellement sur l’avenir de notre société – ce qui est l’essence même de la mission de nos universités.

Merci.