Allocution de la professeure Luce Samoisette,
rectrice de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion de l'annonce d'une subvention pour la création d'un prototype de réacteur de croissance épitaxiale

Sherbrooke

Le 8 novembre 2010

Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Monsieur le Président du conseil d’administration de l’UdeS,
Distingués invités, 

Au nom de l’Université de Sherbrooke, je remercie le gouvernement du Québec pour sa contribution de 445 000 $ à ce projet. Cet appui tangible concrétise une coopération à l’image de celles que nous souhaitons pour l’avenir, soit la création de partenariats porteurs pour l’avancement de la société. En fait, des partenariats à l’image de celui qui a donné lieu à la création de l’Université de Sherbrooke.

En effet, le projet que nous annonçons est le fruit d’une collaboration exemplaire entre les représentants des partenaires que sont le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, Osemi Canada de Sherbrooke, Solarpro de Richmond et, bien sûr, l’Université de Sherbrooke.

Je vous félicite, professeur Arès, ainsi que tous les membres de votre groupe du Laboratoire d’épitaxie avancée (LÉA) du Département de génie mécanique de ce succès qui, j’en suis convaincue, n’est que la première étape d’une plus grande réussite. Je suis sûre que l’obtention d’une subvention pour la création d’un prototype de réacteur de croissance épitaxiale permettra l’avancement des connaissances et la formation d’étudiantes et d’étudiants de 2e et 3e cycle dans un domaine d’avenir, la photonique. Cette spécialité en pleine effervescence connaîtra d’extraordinaires développements au cours des prochaines années et, grâce à vos efforts, nous serons bien présents dans ce nouveau créneau.

De plus, ces recherches s’inscrivent dans le créneau d’excellence micro/nanotechnologies pour l’électronique de pointe, un secteur dans lequel les industries de la Montérégie et de l’Estrie unissent leurs forces, un secteur qui bénéficie de la présence d’entreprises multinationales et d’un nombre grandissant de PME qui interagissent dans ces niches technologiques.

Comme l’indique notre plan stratégique, Réussir 2010-2015, l’Université de Sherbrooke entend jouer un rôle de premier plan en recherche, ici même au Québec et ailleurs dans le monde. Et, pour y parvenir, elle peut compter sur l’établissement de partenariats comme celui mis en place par l’équipe du professeur Arès. L’annonce d’aujourd’hui en est un bon exemple, puisque les travaux du professeur Arès couvrent tous les aspects du cycle commercial : l’innovation de base, les outils de fabrication de matériaux et la fabrication du produit final.

L’Université de Sherbrooke participe activement au développement de la société.  En conséquence, elle choisit d’abord d’axer ses recherches à l’intérieur de créneaux névralgiques, pour établir ensuite des partenariats stratégiques, tout en assurant une formation de la plus haute qualité à ses étudiantes et ses étudiants.

Ainsi, la recherche et l’enseignement se nourrissent, se stimulent et se fécondent mutuellement. De plus, ils contribuent à l’amélioration de la qualité de vie de la population, grâce aux retombées tangibles de l’innovation, du transfert technologique et de la transmission des connaissances.

À l’Université de Sherbrooke, nous sommes convaincus que cette collaboration avec l’industrie et la collectivité peut se faire dans le respect de nos missions et de nos valeurs respectives. Nous faisons donc en sorte que l’excellence scientifique et l’excellence entrepreneuriale s’entraident pour le plus grand bénéfice de la société toute entière.

Merci à nos partenaires qui relèvent avec nous les défis de notre temps! Et nous donnent ainsi les moyens de demeurer un creuset propice à l’innovation.

Merci!