Allocution de la professeure Luce Samoisette, rectrice de l'Université de Sherbrooke, à l'occasion de la journée d'information pour les conseillers d'orientation et les responsables de l'information scolaire

Sherbrooke

Le 13 septembre 2010

Chères collaboratrices,
Chers collaborateurs,

C’est avec grand plaisir que nous vous recevons cette année pour la 5e édition de la Journée d'information pour les conseillers d'orientation et les responsables de l'information scolaire. Cinquième édition! On peut donc dire que cet événement est devenu une tradition…

Cette journée est importante pour nous, car elle se veut un moment privilégié pour échanger avec vous sur les nombreuses possibilités que l’Université de Sherbrooke offre aujourd’hui à ses étudiantes et ses étudiants. En effet, nous avons à cœur de rester à l’écoute des besoins : ceux de notre population étudiante, ceux de la société, mais aussi les vôtres, vous qui êtes en première ligne pour aider vos élèves à faire le bon choix.

La génération qui sort aujourd’hui des écoles, des collèges et des cégeps est hyper médiatisée, surinformée et prête à saisir tous les défis que la société leur proposera. Pourtant, malgré tous nos efforts communs pour faire circuler l’information et expliquer les possibilités, on constate que les changements de parcours, les détours et les pauses dans les projets d’études sont devenus la nouvelle norme. À nous de nous adapter, car ils procèdent d’un phénomène mondial. La génération de la mondialisation, c’est elle, et elle est à nos portes.

Les chiffres sont éloquents. La CREPUQ évalue qu’à l’automne 2008, seulement 27 % des diplômés du collégial entraient à l’université suivant le cheminement traditionnel. C’est donc dire que 73 % des étudiantes et des étudiants qui entrent au premier cycle le font selon un parcours atypique. De ce groupe, 38 % ont plus de 19 ans et n’ont pas complété une sanction collégiale au Québec; 34 % sont détenteurs d’un diplôme d’études collégiales, mais ont fait une pause dans leurs études; 26 % sont des candidates et des candidats provenant de l’extérieur du Québec, et 2 % sont détenteurs d’une sanction collégiale d’un autre type que le DEC.

L’écart entre l’âge moyen des candidates et des candidats sortants des collèges et non sortants des collèges est évalué à cinq ans. Cette différence fait désormais partie du paysage normal de nos cohortes.

Vous-même devez composer avec ces réalités au quotidien. Votre rôle évolue, se complexifie certainement, et plus que jamais devient déterminant pour l’avenir de celles et ceux à qui vous rendez service. On a entendu beaucoup de discours contradictoires dans les médias cet automne, sur l’arrivée des fameux enfants de la Réforme dans vos cégeps et collèges. Personnellement, je crois que beaucoup de bien ressortira de ces nouvelles cohortes. Nous avons quelque chose à apprendre d’eux. À nous de composer avec les différences positives, de trouver le filon et surtout de continuer à nous adapter. Cela n’est-il pas notre devoir d’enseignants, de guides, de conseillers, que de composer avec l’évolution?

Permettez-moi de vous confier en avant-première quelques pistes sur l’évolution de notre institution. Il y a un peu plus d’un an, lorsque mon équipe et moi-même sommes entrés en poste à la direction de l’Université, nous avons amorcé un vaste processus de consultation sur l’avenir de l’Université. Au gré des différentes étapes, plus de 1000 personnes se sont exprimées sur cet important sujet. Le 10 mai dernier, quelque 350 membres de la communauté universitaire et partenaires de l’institution ont aussi participé au Forum universitaire, point déterminant de la consultation. Jamais l’Université n’avait connu une telle mobilisation autour des questions liées à notre développement.

À la fin du mois, nous dévoilerons les conclusions de ce vaste processus collégial en présentant à la communauté universitaire notre plan stratégique 2010-2015. En toute confidence, je peux vous dire que ce document révolutionnera nos manières de faire à bien des égards, particulièrement en ce qui a trait à nos relations avec les étudiantes et les étudiants. Plus que jamais, ces derniers seront au cœur de nos décisions. Nous nous mobilisons dans le but de leur offrir un accompagnement intégré, centré sur la réussite. C’est une question de devoir envers notre société et d’engagement envers ces personnes que vous dirigez vers nous. Nous vous savons grés de vos efforts et nous sommes convaincus de l’importance de votre rôle. Nous vous promettons de faire tout en notre pouvoir pour être dignes de votre confiance.

Vous devez commencer à vous en douter maintenant, la fierté envers notre système d’éducation me tient particulièrement à cœur. Je l’ai déjà dit, je le répète ici devant vous : l’éducation est le plus formidable moyen dont la société québécoise dispose pour assurer sa réussite. Ensemble, il est de la première importance que nous continuions à collaborer afin que chaque étudiante et chaque étudiant qui en a la capacité puisse s’accomplir dans son projet d’étude.

Nous sommes fiers de pouvoir contribuer à cet effort collectif et nous considérons qu’il est de notre devoir de vous fournir toute l’information relative à notre institution afin de vous permettre d’accomplir votre travail.

Merci, et bonne journée à toutes et à tous!