Allocution de monsieur Bruno-Marie Béchard,
recteur de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion du déjeuner bénéfice de Noël du Musée de la nature et des sciences

7 décembre 2003

Madame la Présidente,
Monsieur le Directeur général,
Distingués invitées et invités,
Mesdames, Messieurs,

Je tiens d'abord à remercier la direction du Musée de la nature et des sciences pour l'invitation qui m'a été faite à titre de président d'honneur du déjeuner de Noël.

Je veux aussi remercier les convives et les bénévoles présents pour leur appui au Musée, de même que féliciter toutes les personnes qui ont préparé l'événement pour la grande qualité de l'organisation.

Nous sommes privilégiés d'avoir à Sherbrooke un musée d'envergure internationale : le seul spécifique aux sciences naturelles au Québec et le plus grand producteur d'expositions scientifiques au pays. Plaque tournante dans le domaine des produits de diffusion scientifique, ses expositions sont réputées pour leur grande précision, leurs qualités interactives et leurs coûts abordables.

L'Université de Sherbrooke est un partenaire très actif dans le développement du Musée de la nature et des sciences. Elle s'implique à la fois financièrement, par une contribution de 100 000 $ échelonnée sur cinq ans, et humainement par la participation de son corps professoral.

En retour, l'Université de Sherbrooke se réjouit de la vitrine que le Musée fournit à ses chercheuses et chercheurs pour la mise en valeur des fruits de leurs recherches.

Le Musée de la nature et des sciences poursuit l'œuvre amorcée il y a 125 ans par l'ouverture du Musée du Séminaire Saint-Charles-Borromée. L'intérêt pour couvrir un éventail scientifique aussi complet que possible perdure en fait depuis le début.

Je rappelle que le Séminaire Saint-Charles-Borromée s'est mué en Université de Sherbrooke le 4 mai 1954. L'Université de Sherbrooke et le Musée de la nature et des sciences ont donc une origine commune. Sensibles aux défis actuels, les deux institutions prolongent l'œuvre des pionniers qui ont semé ici dans une terre fertile.

Aujourd'hui, l'histoire se poursuit autour d'une vision d'université de premier calibre, parmi les meilleures au monde, toujours à la recherche de nouveaux territoires à développer. Quant au Musée, il est reconnu comme institution muséologique majeure non seulement pour son envergure et sa polyvalence, mais aussi pour sa créativité et son rôle de vulgarisateur.

Le Musée favorise le rapprochement entre les scientifiques et le grand public qui cherche à comprendre la complexité du monde. Il contribue à la diffusion et à la compréhension de la société du savoir. Il rend la science plus accessible aux nouvelles générations et incite notamment les jeunes à opter pour des carrières scientifiques et technologiques.

Ainsi, la vulgarisation complète l'initiation à la science dans notre système d'éducation. Elle s'applique à tous les ordres d'enseignement et à tous les établissements pour faciliter l'intégration et l'apport de chaque personne à la société du savoir.

Le développement socioéconomique privilégie la production, l'acquisition et la diffusion des connaissances dans un contexte de changement de plus en plus rapide. Nous sommes donc en train de passer à une civilisation experte, au sein de laquelle le succès des personnes, des organisations, des régions et des États, traduira avant tout leur capacité d'apprendre et de s'adapter à une complexité mouvante.

J'accorde personnellement une très grande importance à la passion du savoir, dont la transmission contribue activement à l'essor de notre société.

Ensemble, osons unir nos forces pour intéresser les jeunes à la science et à la technologie!