Allocution de monsieur Bruno-Marie Béchard,
recteur de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion de la conférence de presse sur la
Chaire en fiscalité et finances publiques

14 février 2003

Monsieur le Ministre,
Distinguées et distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

La création de la Chaire en fiscalité et finances publiques a pour but d'accélérer les travaux multidisciplinaires dans ce domaine hautement stratégique pour notre avenir collectif. Elle permettra la réalisation de nouveaux projets de recherche majeurs et l'élaboration de partenariats avec d'autres universités et centres de recherche canadiens et étrangers. Pour la première fois, elle fournira aux praticiennes, praticiens, professeures, professeurs et cadres de l'État un lieu d'échange d'idées sur des sujets d'actualité, comme les différentes avenues de simplification fiscale ou les difficultés à concevoir des mesures fiscales distinctes dans le contexte de la mondialisation.

Le fait que le gouvernement du Québec ait décidé de financer la création de la chaire à l'Université de Sherbrooke met en évidence la renommée enviable de notre Faculté d'administration, déjà reconnue comme référence nationale en ce qui concerne la performance boursière des entreprises québécoises, et comme l'une des trois meilleures écoles de finances au monde, selon l'autorité internationale en la matière, l'Association for Investment Management and Research aux États-Unis.

La nouvelle chaire s'inscrit dans le plan de développement de la Faculté d'administration et renforcera la collaboration avec la Faculté de droit et le Département d'économique de la Faculté des lettres et sciences humaines. Elle couronne la maîtrise en fiscalité qui fête cette année son 30e anniversaire. En effet, l'Université de Sherbrooke a innové dès 1973 en lançant ce programme qui se démarque encore aujourd'hui par l'intégration des aspects juridiques, administratifs et économiques de la fiscalité.

Ainsi, l'Université de Sherbrooke a formé un millier de fiscalistes qui occupent des postes privilégiés dans les ministères du Revenu et des Finances des deux ordres de gouvernement de même que dans l'entreprise privée et les grands cabinets.

Sur ces fortes assises, l'Université de Sherbrooke entend concerter professeurs et praticiens autour de recherches pratiques combinant les aspects techniques et économiques des mesures fiscales que les décideurs ont mis en place ou songent à introduire.

Je tiens à féliciter le titulaire de la chaire, le professeur Gilles Larin, l'un des rares, parmi les professeurs d'économique des universités québécoises, à axer son enseignement et sa recherche sur l'arrimage de la politique économique aux aspects techniques de la fiscalité. Sous son leadership, la chaire fera en sorte que la politique économique de la fiscalité s'appuie sur une étroite collaboration entre le milieu académique, le monde des affaires et l'administration publique.

L'Université de Sherbrooke est heureuse de mettre à contribution l'expertise diversifiée de son corps professoral en économique, comptabilité et droit pour relever les défis actuels de l'État qui exigent des solutions faisant appel à des connaissances de plus en plus variées.

Plusieurs collaborateurs sont d'éminents praticiens qui exercent dans les grands cabinets de comptables et d'avocats dans des domaines comme le litige fiscal, la réorganisation des sociétés, les transactions internationales, les fiducies, la planification fiscale pour les PME et pour les cadres de grandes sociétés, etc.

Les travaux de la chaire permettront des analyses approfondies sur la conception et les effets des mesures fiscales, qui touchent autant les particuliers et la collectivité que les sociétés et les ministères, que ce soit en matière de création d'emploi, de développement économique ou de simplification administrative.

En un mot, l'Université de Sherbrooke continue à construire le Québec, en innovant en concertation et avec audace!