Allocution de monsieur Bruno-Marie Béchard,
recteur de l'Université de Sherbrooke,
à l'occasion du 13e Colloque annuel des étudiantes et étudiants
de premier cycle en chimie de l'Université de Sherbrooke

26 octobre 2001

Chères étudiantes, chers étudiants, Chères et chers collègues, Mesdames, Messieurs, Au nom de la communauté universitaire de Sherbrooke, je souhaite la plus cordiale bienvenue aux étudiantes et aux étudiants des cégeps et des autres universités québécoises, ainsi qu'aux représentantes et représentants de l'industrie chimique.

Treize ans déjà ! Le colloque annuel des étudiantes et des étudiants de 1er cycle en chimie de l'Université de Sherbrooke démontre la fierté de la profession, c'est-à-dire la fierté d'être chimiste ou d'être en voie de le devenir. Il démontre aussi que les étudiantes et étudiants de notre université sont ouverts sur le monde, ont l'esprit d'entreprise et de la suite dans les idées.

Je veux rendre hommage aux visionnaires qui, il y a 13 ans, ont osé créer cet événement unique en français en Amérique dans le domaine de la chimie, tant au niveau des matériaux qu'au niveau pharmaceutique. En 1989, s'inspirant d'expériences vécues dans d'autres provinces, les professeurs Normand Voyer et Pierre Deslongchamps ont pris l'initiative d'organiser à Sherbrooke un colloque pour les étudiants du Québec, grâce à la collaboration de la Société canadienne de chimie, de l'Ordre des chimistes du Québec et de nombreux donateurs privés.

J'ai appris avec plaisir qu'une étudiante fondatrice fait partie du jury 2001. Il s'agit de Mme Johanne Roby, professeure au Collège de Sherbrooke. Déjà, au premier colloque, Mme Roby sensibilisait le public à l'omniprésence de la chimie, à sa nature véritable et à sa portée dans la nature, la société et la vie quotidienne. Cette triple diplômée de l'Université de Sherbrooke a été très active sur plusieurs fronts durant ses études et je tiens à la remercier pour son engagement dans la communauté universitaire.

Ce colloque annuel brille par la qualité de son organisation et celle des présentations étudiantes du 1er cycle. Je félicite le coordonnateur, M. Yannick Chouinard, et les autres membres du Comité organisateur, ainsi que le professeur responsable, M. Pierre D. Harvey, qui a pris la relève du professeur Voyer il y a six ans.

D'une année à l'autre, l'enthousiasme contagieux des organisatrices et des organisateurs attire des participantes et des participants provenant de la plupart des universités québécoises. De plus, pour la deuxième année consécutive, des collégiennes et des collégiens ont été invités. Le fait que la présence collégiale ait sensiblement augmenté cette année est le signe de l'intérêt que vous manifestez pour cette rencontre scientifique.

En suscitant une large participation de l'ordre de 250 personnes, ce colloque crée un pont plus étroit entre le monde industriel et le milieu académique. Les interactions permettent aux étudiantes et étudiants de tous les cycles de nouer des contacts avec des employeurs. Je me réjouis que ces échanges se produisent ici même à Sherbrooke.

Il est très significatif que le Comité organisateur puisse faire venir des conférenciers de haut calibre, comme M. Oubonn Diep, spécialiste en chimie alimentaire et nutrition à l'Agence canadienne d'inspection des aliments, et le professeur Roger Guilard, de l'Université de Bourgogne, directeur scientifique du Département de chimie au ministère français de l'Enseignement supérieur, de la Technologie et de la Recherche. D'ailleurs, l'Université de Sherbrooke décernera demain matin au professeur Guilard un doctorat honoris causa en sciences. En fait, l'initiative étudiante du 1er cycle en chimie s'inscrit dans l'orientation générale de l'Université de Sherbrooke, une université à taille humaine, de renommée nationale et internationale, qui mise sur la qualité plus que sur la quantité.

Je remercie les huit personnes qui ont accepté de faire partie du jury de même que la vingtaine de commanditaires qui soutiennent la tenue de cet événement, dont les trois principaux : Merck Frosst, Boehringer Ingelheim et l'Institut canadien de chimie.

À toutes et à tous, je souhaite un colloque des plus fructueux, et aux personnes qui nous rendent visite, un séjour des plus agréables à l'Université de Sherbrooke et en Estrie.