Le stress
Tout le monde vit du stress, tout le monde parle de stress, tout le monde a
plein de bons conseils pour gérer le stress, mais il reste qu’on se sent encore
bien démuni face à lui. Selon ce que vous cherchez, vous trouverez ici de
l’information pour mieux connaître et comprendre le stress, des conseils, des
trucs anti-stress et des opportunités de réflexion sur la relation que vous
entretenez avec vous-mêmes et votre stress.
Qu’est-ce que le stress?
Le stress est une réaction psychophysiologique réflexe de l’organisme devant
une situation difficile qui demande une adaptation et il a pour but premier « le
combat ou la fuite ». Par exemple, si vous vous promenez en forêt et que vous
apercevez un ours, tout votre organisme va réagir pour être apte à survivre par
la fuite ou le combat. À la base, c’est donc une réaction de survie. Ayez de la
reconnaissance envers le stress : c’est un allié!
Le stress est également et avant tout lié à la façon dont nous percevons et
jugeons les situations. Ainsi, une personne ressent du stress lorsqu’elle
perçoit que les demandes et les contraintes de son environnement excèdent les
ressources personnelles et sociales qu’elle possède pour y faire face.
C’est-à-dire qu’un personne vit du stress lorsqu’elle perçoit qu’elle ne possède
pas les capacités ni les ressources nécessaires pour faire face à une situation
donnée. Par exemple, si votre supérieur vous demande un rapport pour dans trois
jours, mais que vous estimez qu’il vous faut deux semaines pour le produire,
vous jugez qu’avec les ressources dont vous disposez que vous ne pouvez pas
répondre à la demande, et c’est parti : vous vivez du stress.
La composante cognitive du stress est donc essentielle. C'est une bonne
nouvelle, car cela nous donne du pouvoir : nous pouvons toujours agir sur nos
perceptions, et à plus forte raison si celles-ci sont erronées.
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des matières
Les symptômes du stress
Les symptômes du stress sont d’ordre physique, émotionnel et cognitif ainsi
que comportemental. Voici une liste des symptômes que vous pouvez ressentir en
situation de stress.
Les symptômes physiques
- Tensions et douleurs musculaires
- Mâchoire contractée et grincements de dents
- Maux de tête et de dos
- Sensation d’essoufflement ou d’oppression, douleur thoracique
- Pression artérielle élevée
- Battements précipités du cœur
- Élévation du taux de cholestérol
- Problèmes digestifs
- Problèmes de poids
- Fatigue et troubles du sommeil
- Maladies fréquentes, allergies et problèmes de peau
Les symptômes émotionnels et cognitifs
- Frustration, impatience, irritabilité, attitude défensive, colère
- Sautes d’humeur
- Anxiété, hypersensibilité, inquiétude
- Démotivation, perte d’enthousiasme, apathie, ennui
- Tristesse, tendance dépressive, mélancolie
- État de détresse, de désespoir ou sentiment d’être coincé
- Indécision, processus de réflexion lent ou pensées affolées, difficulté à
se concentrer
- Faible estime de soi, sentiment de ne pas être à la hauteur, sentiment
d’impuissance
- Perception négative de la réalité
Les symptômes comportementaux
- Changement dans l’alimentation, boulimie ou anorexie
- Consommation accrue de tabac, caféine, sucre, chocolat, alcool et/ou
drogues
- Tendance à s’isoler, difficultés dans les relations
- Difficultés à décrocher
- Renvoi au lendemain, négligence des responsabilités, évitement des
situations exigeantes
- Mauvaise hygiène personnelle
- Désorganisation
- Absentéisme, mauvais rendement, envie de démissionner ou décision de
quitter l’emploi
- Perte de créativité
- Baisse de libido
- Changement dans les pratiques religieuses
Des exemples concrets
- Alors que vous aviez l’habitude de dîner avec vos collègues, depuis
quelques temps vous préférez manger seul(e), mais cela n’est pas accompagné
d’un sentiment de paix intérieure.
- Vous qui étiez tout le temps souriant(e), cela fait un mois qu’on ne vous
a pas vraiment vu sourire.
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Les conséquences du stress sur les personnes
Un niveau de stress élevé et/ou prolongé a des effets sur la santé physique et
la santé psychologique. Il a également des conséquences sur le plan de notre vie
professionnelle et personnelle.
Conséquences sur la santé physique
- Troubles musculosquelettiques
- Des maladies cardio-vasculaires
- La diminution de la résistance aux infections
- L’apparition de maladies immuno-allergiques comme l’asthme, la
polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux et la colite ulcérative
- Le « syndrome métabolique », qui est une association de différents
symptômes tels que l'obésité abdominale, la résistance à l’insuline pouvant
évoluer en diabète, l'hypertension artérielle, etc.
Conséquences sur la santé psychologique
- La dépression
- L’anxiété, allant de l’anxiété diffuse aux crises de panique
- L’épuisement professionnel
- Des troubles de santé mentale plus sévères
Conséquences sur la vie professionnelle
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Les sources de stress en milieu de travail
Un agent de stress est un événement d’ordre physique, mental, social ou
émotionnel qui survient et auquel nous devons nous ajuster. Les événements courants de la vie quotidienne et les transitions dans notre
cycle de vie auxquels nous devons nous adapter sont des agents de stress. Parmi
ces agents de stress, il existe des sources de stress spécifiques aux milieux de
travail.
Facteurs intrinsèques au travail
- Les mauvaises conditions de travail : poste de travail mal agencé,
mauvaise qualité des outils utilisés, horaires de travail imprévisibles,
horaires rigides, etc.
- Le travail changeant
- La surcharge de travail quantitative ou qualitative
- Les interruptions de travail (par le téléphone, les collègues, le courrier
électronique, etc.) qui occasionnent un effort mental important pour se
remettre à l’ouvrage
- La « sous-charge » de travail
- Les dangers physiques
- L’adéquation entre l’individu et son environnement de travail et la
satisfaction au travail
Rôle dans l’organisation
- Ambiguïté et conflit de rôle
- Ambiguïté de la tâche
- Responsabilités importantes
Relations au travail
- Relations conflictuelles avec les collègues, le supérieur hiérarchique
et/ou la clientèle
- Manque de communication entre collègues ou le long de la ligne
hiérarchique
La structure et le climat dans l’organisation
- Manque d’autonomie
- Manque de contrôle sur le travail
- Participation insuffisante aux prises de décision
- Absence de consultation des employés
- Mauvaise circulation de l’information
- Faible reconnaissance au travail
- Insécurité d’emploi et faibles possibilités au plan du développement de
carrière
L’interface travail et vie personnelle
- Préoccupations financières
- Conflits liés au temps passé sur le lieu de travail
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Les caractéristiques individuelles qui influencent le niveau de stress
Nous ne réagissons pas tous de la même façon aux événements, c’est bien
connu. Cela revient à dire que nos caractéristiques personnelles influencent
notre réaction aux événements, et donc le niveau de stress que nous ressentons.
Caractéristiques individuelles qui favorisent un niveau de stress élevé
Le maintien d’une instabilité émotionnelle élevée
- Percevoir et ressentir la réalité comme menaçante, problématique et
pénible
- Porter son attention sur les aspects négatifs d’une situation
- Utiliser des stratégies de gestion de stress inefficaces : pensée magique,
désengagement mental et comportemental, fuite dans les fantaisies, passivité,
blâme, etc.
- Réagir de manière impulsive
L’adoption de comportements de type A
Lutter contre le temps
- Vouloir en faire toujours plus en moins de temps
- Faire preuve d’impatience
- Faire plusieurs activités en même temps
Lutter contre les autres
- Se mettre en compétition
- Vouloir tout contrôler
- Colère et hostilité
Lutter contre soi-même
- Se fixer des buts irréalistes
- Se dévouer et s’impliquer de façon excessive au travail
- Faire preuve de perfectionnisme et d'autocritique
- Avoir un besoin constant de se dépasser
L’utilisation de stratégies d’adaptation inefficaces
- Consommer de façon inappropriée ou excessive de certaines substances :
alcool, drogue, cigarette, café, sucre, gras saturés, médicaments sans
prescription médicale, etc.
- Avoir recours à la pensée magique
- Se désengager au plan mental et comportemental
- Fuir dans les fantaisies
- Demeurer passif
- Blâmer (soi, les autres, la vie)
Le sens que nous donnons à nos succès et nos échecs
- Attribuer nos succès à la chance, au hasard, à la facilité de la tâche ou
aux autres
- Attribuer nos échecs à une caractéristique stable et générale en nous
(ex : notre incompétence ou notre stupidité)
L’entretien de mauvaises habitude de vie
- Conserver de mauvaises habitudes alimentaires
- Faire peu d’exercice physique
- Ne pas respecter son rythme de sommeil
- Ne pas prendre le temps de se reposer
Caractéristiques individuelles qui favorisent un niveau de stress moins
élevé
La hardiesse
- S’engager dans les activités, les événements et avec l’entourage
- Avoir recours à l’entourage pour gérer le stress
- Percevoir qu’on a du contrôle sur la situation stressante
- Percevoir les changements comme des opportunités de développement
personnel plutôt que comme une menace à la sécurité
L’utilisation de stratégies d’adaptation efficaces
Voir la section sur les stratégies de gestion de stress
Le sens que nous donnons à nos succès et nos échecs
- Attribuer nos succès à une caractéristique stable et générale en nous
(ex : notre compétence)
- Attribuer nos échecs à des causes situationnelles (ex : mauvaise journe),
spécifiques (ex : compétence moindre pour ce type de tâche) ou externes (ex :
tâche trop difficile)
L’entretien de bonnes habitudes de vie
Voir la section sur les stratégies de gestion de stress ainsi que les autres
volets d’Universanté
Le soutien social
- Entretenir des relations satisfaisantes avec son entourage : amis,
famille, collègues de travail, etc.
La spiritualité
- Comprendre que les événements stressants dans une perspective de vie plus
large
- Percevoir que les événements stressants comme étant cohérents, faisant
partie des expériences de la vie et ayant un but
- Avoir la conviction que ce qui nous arrive dans notre vie a un sens
N'est-ce pas incroyable toutes les portes qui s’offrent à nous pour nous
améliorer et mieux gérer notre stress?
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Les attitudes possibles face au stress
Les agents et sources de stress existent et sont partout, c’est une réalité.
À partir de là, vous avez à vous positionner : est-ce que vous voulez continuer à
vous croire
à la merci des événements extérieurs ou de vos caractéristiques personnelles ou
est-ce que vous voulez prendre conscience que vous avez le choix de subir, de combattre
ou de profiter de l’occasion pour grandir intérieurement ? Et à partir de là,
qu’est-ce que vous choisissez ?
La victimisation
Si vous choisissez de subir et de vous sentir victime, je vous suggère alors
de le faire en toute conscience. Prenez conscience qu’en réalité, vous
choisissez le blâme. Observez comme vous sentir victime vous donne en fait des
bénéfices secondaires (ce sont les autres les méchants, et vous, vous demeurez
blancs comme neige; vous êtes si nuls que vous n’y arriverez jamais, ça ne sert
donc à rien d’essayer et ainsi vous ne prenez pas de risques, vous ne vous
exposez pas à être vulnérable). Il n’y a pas de mal à faire ce choix.
Prenez-en simplement conscience et permettez-vous de comprendre comment vous
utilisez en fait cette position de victime pour vous protéger. Demandez-vous
ensuite ce que vous voulez réellement et prenez position. Je vous invite à vous
regarder en face et à choisir de vous traiter, vous et votre entourage, avec
plus d’amour (cela implique de casser le cercle vicieux des reproches)
Permettez-vous d’être comme vous êtes, permettez-vous de vous sentir victime si
c’est comme ça que vous vous sentez, permettez-vous de ne pas être capable de
vous permettre!
Le combat
Si vous choisissez de combattre, alors c’est que vous voyez qu’il y a des
parties mauvaises en vous ou des situations menaçantes, et qu’il faut les
contrôler ou les éliminer, sans oublier que parfois le meilleur combat, c’est la
fuite! Cependant, je vous invite à aller plus loin et à prendre conscience que
cette attitude, qui vous permet de vous sentir fort et en contrôle, vous
entretient en réalité dans un sentiment de menace constante. Observez votre
dureté à l’égard des autres et de vous-mêmes et permettez-vous de comprendre que
cette attitude vous permet en réalité de ne pas rentrer dans votre sensibilité
et votre vulnérabilité. Demandez-vous ensuite si c’est ce que vous vous voulez
réellement et prenez position. Il n’y a pas de mal à choisir le combat. Prenez
simplement conscience du choix que vous faites. Je vous invite à apprendre à
gérer votre stress avec douceur plutôt que dans une perspective de combat (ceci
implique de laisser tomber le cercle vicieux du volontarisme contrôlant).
Permettez-vous d`être comme vous êtes là aussi, permettez-vous de combattre si
c’est là que vous en êtes. Voyez-vous la douceur dans cette belle permission?
Le développement personnel
Si vous choisissez de profiter de l’occasion pour grandir intérieurement, ce n’est plus tellement ce que
vous faites qui importe, mais le degré de conscience et d’amour avec lequel vous
le faites. Prenez conscience cependant qu’en faisant ce choix, vous faites
également le choix de réveiller vos blessures profondes et d’être par moment non
fonctionnel. Prenez conscience que vous vous engagez sur le chemin à la fois le
plus nourrissant et le plus difficile qui soit. Prenez conscience enfin que vous
n’êtes pas obligés de faire ce choix et que vous le faites parce que vous le
voulez bien.
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La gestion du stress
J’ai ici regroupé les stratégies de gestion du stress sous 4 catégories ou
avenues : l’autruche, le corps, le mental et les émotions ainsi que l’action
extérieure. J’ai ajouté une cinquième avenue qui englobe toutes les autres,
celle de l’ouverture à l’être que l'on est, pour ceux qui seraient intéressés. Il existe
d’autres façons de classer les stratégies de gestion de stress. Ceci est la
mienne.
L’avenue de l’autruche (ou que faire pour me rendre la vie misérable)
Certaines habitudes, même si elles peuvent nous paraître utiles à court
terme, sont en réalité nuisibles. Nous avons toujours le choix d’entretenir de
telles habitudes, ou alors de nous en défaire. Mais pour cela, il est tout
d’abord nécessaire d’en prendre conscience et de les identifier. En voici
quelques-unes.
Choisir systématiquement l’évitement
- Éviter systématiquement ce qui nous fait peur
- S’isoler
- Tout garder au-dedans de soi
- Ne pas exprimer ses besoins
- Se déconnecter de ses émotions
Choisir systématiquement la confrontation
- Contrôler et terroriser l’autre
- Utiliser la violence et l’agression
Entretenir l’immobilisme et l’idée d’incapacité
- Remettre les choses importantes à plus tard
- Passer beaucoup de temps à se plaindre
- Attendre que les autres agissent à notre place
- Se répéter qu’on n’y arrivera pas parce que c’est trop difficile ou qu’on est
trop nul
Entretenir la rigidité et la confusion
- Penser qu’il n’y a qu’une seule bonne façon de faire les choses
- Essayer de tout faire soi-même
- Se fixer des buts irréalistes
- Tenter d’atteindre la perfection
- Tout compliquer
- S’entêter
- S’agiter en tous sens
L’avenue du corps
Nous sommes des êtres incarnés. Cela veut dire que nous avons un corps, et
s’il est vrai que nos émotions et nos pensées influencent notre santé physique,
il n’en est pas moins vrai qu’une bonne santé physique aide à maintenir une
bonne santé psychologique. Prenons donc soin de notre corps, c’est essentiel!
La conscience de son corps et de ses signes d’alarme
- Arrêtez-vous quelques instants et demandez-vous : Ai-je soif? Faim? Ai-je
besoin d’aller à la toilette? Mon corps est-il fatigué? Tendu? Douloureux?
- Observez les tensions présentes
- Observez les signes physiques du stress
L’activité physique
- Faites de la marche, du vélo, de la course, de la natation, de l’escalade,
des étirements, un art martial, du taï chi, du qigong, du yoga, de la
musculation, du jardinage, etc.
- Restez attentifs au respect de vos besoins et de vos limites. Faites-en
assez, mais ne forcez pas trop.
- Les volets Plein Air et Activité Physique d’Universanté sont là pour vous
Une alimentation saine et équilibrée
- Mangez à tous les repas
- Consommez de chaque groupe alimentaire
- Choisissez des aliments de qualité tels que fruits et légumes frais,
céréales entières biologiques, huiles de première pression à froid, etc.
- Buvez suffisamment d’eau
- Limitez la consommation de produits néfastes pour votre organisme (café,
thé, sucre, tabac, alcool, gras saturés, drogues, etc.)
- Restez attentifs à ne pas tomber dans une rigidité sur le plan de votre
alimentation, et surtout ayez du plaisir à manger!
- Le volet Nutrition d’Universanté est là pour vous
Le sommeil
- Respectez votre rythme de sommeil et rappelez-vous que les heures avant minuit sont plus
reposantes
- Évitez les excitants après 14 h 00
La détente physique
- Détendez vos muscles grâce à divers moyens, tels que les massage, la
relaxation, le sauna, le spa, les douches et bains chauds, etc.
Des soins appropriés lorsque notre corps est malade
- Prenez du repos, c'est le mot d'ordre numéro un!
- Consultez un professionnel de la santé reconnu
- Renseignez-vous sur les médecines douces et naturelles, c'est une voie qui
mérite notre attention.
Voici quelques liens vers des sites sérieux qui donnent de l'information sur
les médecines douces et naturelles.
Des informations sur les médecines alternatives sont clairement présentées
sur le site Internet du très sérieux National center for comprementary and
alternative medecine : http://nccam.nih.gov
(en anglais).
Le site de Passeportsanté offre également de l'information de qualité sur les
thérapies alternatives.
http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Index.aspx
Également, le document publié par le Collège des médecins du Québec et
l'Ordre des pharmaciens du Québec présente des
mises en garde importantes sur la
prise de produits naturels (Pdf, 330 Ko).
L’avenue du mental et des émotions
Nos pensées conditionnent les émotions que nous ressentons, et en retour nos
émotions influencent notre façon de penser. Le mental et les émotions sont donc
intimement liés. Prenons donc soin de moins polluer notre mental et d’être moins
impressionnés par nos émotions.
La conscience de nos pensées
- Arrêtez-vous quelques instants et observez la nature de vos pensées :
cherchent-elles un coupable ? Cherchent-elles désespérément une solution à une
situation qui vous paraît menaçante ? Élaborent-elles des scénarios de
vengeance ? Élaborent-elles des scénarios catastrophiques ? Sont-elles
paisibles ?
- Observez les signes mentaux du stress
La conscience de nos émotions
- Arrêtez-vous quelques instants et observez vos émotions : comment vous
sentez-vous?
Que vivez-vous comme émotion : de la joie, de la colère, de l’anxiété,
de la satisfaction, du découragement, de l’impuissance, etc.?
- Observez les signes émotionnels du stress
La détente mentale et émotionnelle
- Détendez votre mental et apaisez vos émotions grâce à différentes
techniques et disciplines telles que le yoga, le taï chi, le qicong, la
méditation, la relaxation, des exercices de visualisation et d’imagerie, etc.
La gestion des émotions par les plantes (homéopathie, fleurs de Bach et
autres plantes)
- Osez vous tourner vers les plantes pour vous aider à porter vos émotions.
Renseignez-vous bien ou faites appel à un professionnel dans le domaine car il
existe des contre-indications importantes.
Changer notre perception de la situation
- Identifiez vos phrases automatiques et négatives. Choisissez de cesser d’y
croire et de les remplacer par des phrases positives
- Allez chercher de l’information de qualité sur la situation qui vous
stresse, et réévaluez-la de manière réaliste sinon positive
- Observez que la solution que vous apportez habituellement au problème ne
fait que perpétuer le problème, et changez de solution
- Acceptez votre responsabilité dans l’émergence de la situation stressante
(ex : procrastination), et engagez-vous à ne plus commettre la même erreur.
- Orientez notre attention sur le processus plutôt que sur le but à
atteindre
- Recherchez le sens de ce que vous vivez
- Prenez une distance émotionnelle
- Au besoin, faites une thérapie cognitive
Exprimer ses pensées et ses émotions
- Exprimez aux personnes concernées vos pensées et vos émotions, même celles
dont vous avez honte ou qui risquent de créer une forte réaction
- Écrivez dans un journal vos pensées et vos émotions, même et surtout
celles qui vous créent le plus d’inconfort
- Exprimez à haute voix et pour vous-mêmes ce que vous vivez (émotions et
pensées)
Détourner son attention en se faisant plaisir
- Prenez une marche, lisez, bricolez, regardez la télévision, faites-vous un
bon souper, allez voir des amis, etc.
- Prenez garde cependant à ne pas en faire une habitude de fuite!
L’avenue de l’action extérieure
Agir sur soi (corps, mental et émotions) nous permet ensuite de poser les
actions justes dans la vie quotidienne, et ainsi d’enraciner le changement en
soi-même. Il s’agit ici surtout de développer ses habiletés en lien avec le
monde extérieur, soit les habiletés qui touchent entre autres à :
- La communication interpersonnelle
- L’affirmation de soi
- La capacité à faire appel à son entourage et à demander de l’aide
- L’action pour modifier son l’environnement
- La gestion du temps et des priorités
- La résolution de problèmes orientée sur le problème
- Les méthodes de travail
Les stratégies de résolution de problèmes orientées vers le problème
L’entraînement aux habiletés de communication
- Exprimer ses pensées et émotions
- Exprimer des demandes de manière directe
- Formuler des désaccords de façon non violente
- Faire des critiques constructives et non agressives
- Dire non aux demandes qui ne nous conviennent pas
L'avenue de l’ouverture à
l'être que l'on est
Cette avenue est celle de l’amour. Que dire de plus? Avant toute chose, nous
avons besoin de conscience, d’authenticité, d’amour et de douceur.
Permettons-nous d’être comme nous sommes, de vivre ce que nous vivons, de
ressentir ce que nous ressentons. Permettons-nous d’être présent à nous-mêmes.
Permettons-nous de prendre conscience de toute cette partie en nous qui
s’ingénie à haïr les autres et soi-même, qui s’ingénie à faire mal, même de
façon subtile, et aimons-là. Accueillons-là, car elle aussi a besoin d’amour.
Permettons-nous de la dévoiler aussi. Ainsi nous réaliserons qu’il n’y a pas de
monstre qui se cache en nous, seulement un amour infini qui se dévoile à mesure
que nous dévoilons ce que nous croyons être notre monstre.
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Quelques outils de gestion du stress
La détente et la relaxation
Voici
quelques techniques de détente (document Pdf,
24 Ko) proposées par
l'Association canadienne pour la santé mentale. Vous y trouverz la description
du compte à rebours, de l'auto-examen du corps, de la relaxation progressive, de
l'auto-entraînement par la pensée, etc.
Les micropauses actives
Les
micropauses actives
(document Pdf, 250 Ko) sont des moments de détente fréquents et
systématiques (à environ toutes les 20 minutes) et de courte durée (15 à 20
secondes) qui, à l’aide d’étirements ou de légers exercices, aident à diminuer
les tensions musculaires.
Les plantes et les fleurs de Bach qui calment
- La marjolaine : apaisante, elle soulage
la nervosité, l’anxiété et l’agressivité.
- La valériane : elle aide à retrouver le
sommeil, calme l’agitation et les palpitations dues au stress.
- La mélisse : elle calme la nervosité et
tonifie l’organisme pour l’aider à résister au stress.
- La passiflore : elle apaise les
personnes surmenées et leur rend un sommeil serin.
- Le tilleul, la camomille, la verveine et
la fleur d’oranger sont également des plantes qui aident à se détendre et qui
favorisent le sommeil.
- Le remède Rescue du Dr Bach est un
remède d’urgence pour tous les états de stress ou de choc émotionnel.
Mise en garde : Selon votre situation (grossesse,
allaitement, maladie, prise de médicaments), certaines plantes sont
contre-indiquées. Renseignez-vous bien et demandez l’avis d’un professionnel
dans le domaine en cas de doute.
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Où en êtes-vous? Testez-vous!
Déterminez votre niveau de stress et les risques associés à votre
santé
L'échelle Holmes-Rahe
sert à calculer le niveau de stress en fonction des événements stressants de la
vie et à déterminer la probabilité que la santé de l'individu soit affectée au
cours de l'année qui vient.
Évaluez votre niveau de stress selon les signes et les symptômes
L'inventaire des symptômes
de stress permet de connaître votre niveau de stress ou celui d’une autre
personne pour laquelle vous vous inquiétez.
Évaluez votre indicateur de stress
Évaluez votre
indicateur de stress grâce au test proposé par l'Association canadienne pour
la santé mentale.
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Liens utiles
Voir la page Liens utiles - section stress et
troubles anxieux.
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Suggestions de lectures
BORREL, Marie. Anti-stress : 60 conseils adaptés, des réponses sur mesure,
Paris : Éditions Hachette, 2002.
BOUCHER, Denis. La gestion du stress, Ottawa : Éditions Agence D’ARC inc.,
1990.
FORTIN, Bruno. La gestion du stress au travail, Montréal : Consultation
Pédagogiques Fortin Inc., 2001.
Sources
BOUCHER, Denis. Vaincre le stress personnel et organisationnel,
Montréal : Éditions Nouvelles, 1997.
BREHM, Barbara A. Stress management : increasing your stress resistance,
New York : Longman, 1998.
Centre canadien d’hygiène et de santé au travail. Réponses SST, Stress en
milieu de travail - Général, 2001.
http://www.cchst.ca/reponsessst/psychosocial/stress.html,
2005.
Comité en santé psychologique du personnel-Université Laval. Le stress,
2004.
http://www.santepsy.ulaval.ca/sgc/pid/322, 2005.
DUMOULIN, L. et Mantha M-M. Le stress et l’anxiété,2003.
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=stress_dossier,
2005.
FORTIN, Bruno. La gestion du stress au travail, Montréal : Consultation
Pédagogiques Fortin Inc., 2001.
Institut national de recherche et de sécurité. Le stress au travail,
2005.
http://www.inrs.fr/INRSPUB/inrs01.nsf/inrs01_pc_view_view/
2FE93520CF1BBFB6C1256CE6005E733F/$FILE/print.html, 2005.
MARTIN, Kurt. C’est parti! 5 programmes de remise en forme, Montréal : Éditions du Trécarré, 2002.
SPF Emploi, Travail et Concertation sociale. Le stress au travail :
facteurs de risques, évaluation et prévention, 2004.
http://meta.fgov.be/pdf/pd/frdd51.pdf, 2005.
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