État des négociations - Entente de principe - mars 2012

Le SPPUS et l'Université ont conclu une entente de principe que les membres du SPPUS ont entériné le 4 avril dernier.  Le conseil d'administration de l'Université a aussi entériné cette entente le 30 avril.  On pourra en consulter les grandes lignes en suivant ce lien :

Entente de principe - SPPUS et UdeS

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État des négociations SPPUS au 3 novembre 2011

Rapport du secrétaire du comité de négociation à l’Assemblée générale

  • Repères

La convention collective SPPUS est échue depuis le 26 septembre 2010. Le conseil syndical a adopté les objectifs de négociation le 20 octobre 2010. Il y a eu quinze rencontres à la Table depuis février 2011, onze rencontres au printemps et quatre depuis le retour des vacances. Tous les sujets ont maintenant été abordés. Au-delà de quelques ententes sur des points mineurs, les rencontres à la Table ont surtout donné lieu à échanges de points de vue. Nous en sommes à entreprendre la véritable négociation.

  • Principales demandes du SPPUS

Les principales demandes du SPPUS portent sur les points suivants :

  • Sabbatiques et perfectionnement

Les propositions du SPPUS apportent des changements significatifs au processus actuel d’attribution des congés sabbatiques. Il s’agit de sortir du carcan budgétaire qui prive de très nombreux collègues d’une possibilité réelle de sabbatiques à des intervalles normaux. Ainsi, il incomberait à l’Assemblée des professeures et professeurs de département de décider de l’attribution des congés sabbatiques. Toute professeure ou tout professeur qui est admissible selon les normes actuelles quant aux années de service et qui présente un projet qui répond, de l’avis de l’Assemblée, aux objectifs du congé se le verrait octroyer. Le début du congé pourrait être reporté d’au plus trois trimestres si plus de 15 % des professeurs du département obtiennent un congé pour une même année. Il incomberait à l’Université de pourvoir au coût de remplacement des professeures et professeurs en congé. La proposition du SPPUS supprime les dispositions relatives au Fonds d’éducation continue, celles concernant les comités facultaires et celles relatives aux politiques facultaires d’éducation continue. Le coût des activités de perfectionnement (inscription à des colloques, congrès et autre frais associés) serait dorénavant imputé au fonds de soutien départemental (26.10) dont chaque professeur dispose. Le montant annuel de ce fonds serait porté de 800 $ par professeur, à 2 000 $ (0,75 % de la masse salariale haussée à 2 %). La proposition du SPPUS prévoit par ailleurs que si l’Université entend exiger d’une professeure ou d’un professeur qu’elle ou qu’il suive une formation complémentaire (formation en pédagogie ou autre), l’Université devra assumer le coût de cette formation et elle dégagera la professeure ou le professeur d’une partie de sa tâche d’enseignement correspondant au temps requis pour suivre la formation.

  • Congés personnels et familiaux

Le SPPUS propose le statu quo en ce qui concerne le congé de maternité, mais veut bonifier le congé de conjoint et le congé d’adoption. Le congé d’adoption, rebaptisé « congé d’accueil d’un enfant », offrirait vingt semaines de congé rémunéré à l’un des deux parents adoptifs; l’autre parent pourrait bénéficier d’un congé de conjoint. À ces congés, le SPPUS propose d’ajouter un congé parental d’une durée de dix semaines. Précisons que les prestations versées par le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) seraient déduites de la rémunération versée par l’Université. Le SPPUS indique par ailleurs qu’il présentera au chapitre de la tâche professorale des propositions visant à assurer un retour plus graduel des personnes ayant bénéficié d’un congé pour responsabilité parentale.

  • Clauses « Longueuil »

Le SPPUS veut faire en sorte que les collègues qui contribuent au déploiement des activités de formation au Campus Longueuil ou en d’autres lieux éloignés voient leurs efforts reconnus et valorisés. Au départ, il s’agit de déterminer pour chaque membre du SPPUS un lieu d’affectation : Sherbrooke ou Longueuil. Une professeure ou un professeur pourrait refuser, pour des raisons personnelles ou familiales, une assignation de cours qui l’oblige à se déplacer à plus de 30 km de son lieu d’affectation (Sherbrooke ou Longueuil). La tâche annuelle d’une professeure ou d’un professeur ne pourrait comporter plus d’un cours qui présente cette caractéristique. Exceptionnellement, une professeure ou un professeur pourrait accepter plus d’un cours qui impose de tels déplacements dans sa tâche, mais il verrait alors sa tâche annuelle réduite de l’équivalent d’un cours de trois crédits. Le SPPUS demande que des primes soient octroyées aux collègues qui doivent effectuer de longs déplacements. Des primes seraient également payables pour des enseignements dispensés selon des horaires atypiques: cours du soir, cours dispensés pendant les fins de semaine. Les primes d’horaires atypiques seraient payables que les cours soient dispensés au lieu d’affectation ou ailleurs. Le SPPUS veut également s’assurer que les professeures et professeurs qui participent à ce développement disposent de services de base adéquats, qu’ils soient « de passage » ou non. Le SPPUS veut également s’assurer que les collègues éloignés puissent demeurer en contact avec leur département d’attache, en ayant un accès aisé à des salles de visioconférence. Le SPPUS entend également assurer une présence effective auprès des collègues affectés au Campus Longueuil.

  • Propriété intellectuelle et droit d’auteur

Le SPPUS a déposé un tout nouveau texte qui englobe propriété intellectuelle et droit d’auteur. La proposition du SPPUS comporte un préambule, un énoncé de principes généraux, des dispositions particulières concernant (a) les œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques, (b) les œuvres pédagogiques, et (c) la valorisation des produits résultant des activités de recherche. La proposition prévoit également que tout énoncé de politique en matière de propriété intellectuelle émanant de l’Université doit se conformer aux dispositions de la convention collective. Enfin, la proposition prévoit le recours à un médiateur pour résoudre les mésententes.

  • Planification des postes et embauche

Pour atteindre l’objectif énoncé dans le préambule de l’article 13 qui déclare notamment « que les activités pédagogiques devraient, en très grande partie, être assumées par des professeures et des professeurs », le SPPUS propose d’établir des normes minimales de fonctionnement et d’encadrement qui auraient une incidence sur l’attribution du nombre de postes de professeures et professeurs d’un département. Le SPPUS propose également de réaménager l’opération « planification des postes » en fonction d’un cycle de deux années : une moitié des comités paritaires de planification siégerait une année, l’autre moitié siégerait l’année suivante et ainsi de suite. L’Université attribuerait le nombre de postes d’un département pour les deux années qui suivent l’opération planification; il demeurerait possible de faire des ajouts de poste en tout temps. Le SPPUS demande par ailleurs qu’en cas de recours au Conseil consultatif sur l’application de la convention collective, la recommandation de ce dernier lie l’Université. Pour ce qui est du processus d’embauche, le SPPUS propose notamment de fixer des échéances pour les différentes étapes, de façon à ce que le processus puisse aboutir dans des délais acceptables.

  • Valorisation des responsabilités de gestion académique

Le SPUS est d’avis que les collègues qui se dévouent au bénéfice de l’ensemble en acceptant d’assumer d’importantes responsabilités de gestion académique ne devraient pas être pénalisés lorsque vient le temps d’attribuer des promotions. Le SPPUS demande que les critères d’évaluation aux fins de l’agrégation et de la titularisation puissent prendre en compte ces contributions. Par ailleurs, le SPPUS demande que les primes de direction de département soient revues à la hausse.

  • Enseignement en ligne et à distance

Afin d’éviter que les négociations menant au renouvellement de la convention ne se prolongent indûment et compte tenu de la complexité des questions relatives à l’enseignement en ligne, à l’enseignement à distance et à la contribution des professeures et professeurs à l’offre de formation continue, le SPPUS dépose un projet de lettre d’entente visant à constituer, une fois la nouvelle convention signée, un comité paritaire qui aurait pour mandat de proposer aux parties des modalités de rémunération ou de reconnaissance dans la tâche de ce type d’activités. Le projet de lettre d’entente précise la composition du comité paritaire, les modalités de son fonctionnement et un échéancier.

  • Rémunération

Comme il a été mentionné, sous la rubrique « Longueuil », le SPUS demande que de nouvelles primes soient instituées pour compenser les membres qui doivent se soumettre à des horaires et à des conditions atypiques : déplacements de plus de 30 km, cours le soir et cours les fins de semaine.

Le principe d’équité interne invoqué par l’Université amène le SPPUS à déposer une proposition de nouvelles échelles salariales. La proposition SPPUS vise à ce que l’écart salarial qui s’est creusé au cours des dernières années avec nos collègues ingénieurs de l’AIPSA soit réduit de moitié d’ici le 1er avril 2014. La proposition vise également à ajouter des échelons à l’échelle des chargés d’enseignement (17 à 20), à celle des adjoints (22 à 28) et à celle des titulaires (32 et 33). Ces opérations se traduiraient par des augmentations moyennes qui varient selon la catégorie : 10,6 % pour les chargés d’enseignement, 14,9 % pour les adjoints, 12,9 % pour les agrégés, et 10 % pour les titulaires. Les nouvelles échelles s’appliqueraient à compter du 1er avril 2011 et les hausses seraient réparties sur quatre années.

  • Action syndicale

Le SPPUS demande d’accroître les libérations syndicales dont il peut se prévaloir. Présentement, il ne dispose que d’une libération pendant les périodes où il n’y a pas de négociation et d’une libération en période de négociation. Une libération additionnelle peut être obtenue aux frais du SPPUS en période de négociation. Le niveau actuel des libérations dont dispose le SPPUS se situe nettement en deçà de ce dont bénéficient les syndicats de taille comparable dans le réseau universitaire. Le SPPUS compte également assurer une présence effective au Campus Longueuil.

  • Sabbatiques et perfectionnement

Les propositions du SPPUS apportent des changements significatifs au processus actuel d’attribution des congés sabbatiques. Il s’agit de sortir du carcan budgétaire qui prive de très nombreux collègues d’une possibilité réelle de sabbatiques à des intervalles normaux. Ainsi, il incomberait à l’Assemblée des professeures et professeurs de département de décider de l’attribution des congés sabbatiques. Toute professeure ou tout professeur qui est admissible selon les normes actuelles quant aux années de service et qui présente un projet qui répond, de l’avis de l’Assemblée, aux objectifs du congé se le verrait octroyer. Le début du congé pourrait être reporté d’au plus trois trimestres si plus de 15 % des professeurs du département obtiennent un congé pour une même année. Il incomberait à l’Université de pourvoir au coût de remplacement des professeures et professeurs en congé. La proposition du SPPUS supprime les dispositions relatives au Fonds d’éducation continue, celles concernant les comités facultaires et celles relatives aux politiques facultaires d’éducation continue. Le coût des activités de perfectionnement (inscription à des colloques, congrès et autre frais associés) serait dorénavant imputé au fonds de soutien départemental (26.10) dont chaque professeur dispose. Le montant annuel de ce fonds serait porté de 800 $ par professeur, à 2 000 $ (0,75 % de la masse salariale haussée à 2 %). La proposition du SPPUS prévoit par ailleurs que si l’Université entend exiger d’une professeure ou d’un professeur qu’elle ou qu’il suive une formation complémentaire (formation en pédagogie ou autre), l’Université devra assumer le coût de cette formation et elle dégagera la professeure ou le professeur d’une partie de sa tâche d’enseignement correspondant au temps requis pour suivre la formation.

  • Congés personnels et familiaux

Le SPPUS propose le statu quo en ce qui concerne le congé de maternité, mais veut bonifier le congé de conjoint et le congé d’adoption. Le congé d’adoption, rebaptisé « congé d’accueil d’un enfant », offrirait vingt semaines de congé rémunéré à l’un des deux parents adoptifs; l’autre parent pourrait bénéficier d’un congé de conjoint. À ces congés, le SPPUS propose d’ajouter un congé parental d’une durée de dix semaines. Précisons que les prestations versées par le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) seraient déduites de la rémunération versée par l’Université. Le SPPUS indique par ailleurs qu’il présentera au chapitre de la tâche professorale des propositions visant à assurer un retour plus graduel des personnes ayant bénéficié d’un congé pour responsabilité parentale.

  • Clauses « Longueuil »

Le SPPUS veut faire en sorte que les collègues qui contribuent au déploiement des activités de formation au Campus Longueuil ou en d’autres lieux éloignés voient leurs efforts reconnus et valorisés. Au départ, il s’agit de déterminer pour chaque membre du SPPUS un lieu d’affectation : Sherbrooke ou Longueuil. Une professeure ou un professeur pourrait refuser, pour des raisons personnelles ou familiales, une assignation de cours qui l’oblige à se déplacer à plus de 30 km de son lieu d’affectation (Sherbrooke ou Longueuil). La tâche annuelle d’une professeure ou d’un professeur ne pourrait comporter plus d’un cours qui présente cette caractéristique. Exceptionnellement, une professeure ou un professeur pourrait accepter plus d’un cours qui impose de tels déplacements dans sa tâche, mais il verrait alors sa tâche annuelle réduite de l’équivalent d’un cours de trois crédits. Le SPPUS demande que des primes soient octroyées aux collègues qui doivent effectuer de longs déplacements. Des primes seraient également payables pour des enseignements dispensés selon des horaires atypiques: cours du soir, cours dispensés pendant les fins de semaine. Les primes d’horaires atypiques seraient payables que les cours soient dispensés au lieu d’affectation ou ailleurs. Le SPPUS veut également s’assurer que les professeures et professeurs qui participent à ce développement disposent de services de base adéquats, qu’ils soient « de passage » ou non. Le SPPUS veut également s’assurer que les collègues éloignés puissent demeurer en contact avec leur département d’attache, en ayant un accès aisé à des salles de visioconférence. Le SPPUS entend également assurer une présence effective auprès des collègues affectés au Campus Longueuil.

  • Propriété intellectuelle et droit d’auteur

Le SPPUS a déposé un tout nouveau texte qui englobe propriété intellectuelle et droit d’auteur. La proposition du SPPUS comporte un préambule, un énoncé de principes généraux, des dispositions particulières concernant (a) les œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques, (b) les œuvres pédagogiques, et (c) la valorisation des produits résultant des activités de recherche. La proposition prévoit également que tout énoncé de politique en matière de propriété intellectuelle émanant de l’Université doit se conformer aux dispositions de la convention collective. Enfin, la proposition prévoit le recours à un médiateur pour résoudre les mésententes.

  • Planification des postes et embauche

Pour atteindre l’objectif énoncé dans le préambule de l’article 13 qui déclare notamment « que les activités pédagogiques devraient, en très grande partie, être assumées par des professeures et des professeurs », le SPPUS propose d’établir des normes minimales de fonctionnement et d’encadrement qui auraient une incidence sur l’attribution du nombre de postes de professeures et professeurs d’un département. Le SPPUS propose également de réaménager l’opération « planification des postes » en fonction d’un cycle de deux années : une moitié des comités paritaires de planification siégerait une année, l’autre moitié siégerait l’année suivante et ainsi de suite. L’Université attribuerait le nombre de postes d’un département pour les deux années qui suivent l’opération planification; il demeurerait possible de faire des ajouts de poste en tout temps. Le SPPUS demande par ailleurs qu’en cas de recours au Conseil consultatif sur l’application de la convention collective, la recommandation de ce dernier lie l’Université. Pour ce qui est du processus d’embauche, le SPPUS propose notamment de fixer des échéances pour les différentes étapes, de façon à ce que le processus puisse aboutir dans des délais acceptables.

  • Valorisation des responsabilités de gestion académique

Le SPUS est d’avis que les collègues qui se dévouent au bénéfice de l’ensemble en acceptant d’assumer d’importantes responsabilités de gestion académique ne devraient pas être pénalisés lorsque vient le temps d’attribuer des promotions. Le SPPUS demande que les critères d’évaluation aux fins de l’agrégation et de la titularisation puissent prendre en compte ces contributions. Par ailleurs, le SPPUS demande que les primes de direction de département soient revues à la hausse.

  • Enseignement en ligne et à distance

Afin d’éviter que les négociations menant au renouvellement de la convention ne se prolongent indûment et compte tenu de la complexité des questions relatives à l’enseignement en ligne, à l’enseignement à distance et à la contribution des professeures et professeurs à l’offre de formation continue, le SPPUS dépose un projet de lettre d’entente visant à constituer, une fois la nouvelle convention signée, un comité paritaire qui aurait pour mandat de proposer aux parties des modalités de rémunération ou de reconnaissance dans la tâche de ce type d’activités. Le projet de lettre d’entente précise la composition du comité paritaire, les modalités de son fonctionnement et un échéancier.

  • Rémunération

Comme il a été mentionné, sous la rubrique « Longueuil », le SPUS demande que de nouvelles primes soient instituées pour compenser les membres qui doivent se soumettre à des horaires et à des conditions atypiques : déplacements de plus de 30 km, cours le soir et cours les fins de semaine.

Le principe d’équité interne invoqué par l’Université amène le SPPUS à déposer une proposition de nouvelles échelles salariales. La proposition SPPUS vise à ce que l’écart salarial qui s’est creusé au cours des dernières années avec nos collègues ingénieurs de l’AIPSA soit réduit de moitié d’ici le 1er avril 2014. La proposition vise également à ajouter des échelons à l’échelle des chargés d’enseignement (17 à 20), à celle des adjoints (22 à 28) et à celle des titulaires (32 et 33). Ces opérations se traduiraient par des augmentations moyennes qui varient selon la catégorie : 10,6 % pour les chargés d’enseignement, 14,9 % pour les adjoints, 12,9 % pour les agrégés, et 10 % pour les titulaires. Les nouvelles échelles s’appliqueraient à compter du 1er avril 2011 et les hausses seraient réparties sur quatre années.

  • Action syndicale

Le SPPUS demande d’accroître les libérations syndicales dont il peut se prévaloir. Présentement, il ne dispose que d’une libération pendant les périodes où il n’y a pas de négociation et d’une libération en période de négociation. Une libération additionnelle peut être obtenue aux frais du SPPUS en période de négociation. Le niveau actuel des libérations dont dispose le SPPUS se situe nettement en deçà de ce dont bénéficient les syndicats de taille comparable dans le réseau universitaire. Le SPPUS compte également assurer une présence effective au Campus Longueuil.

  • Principales demandes de l’Université

Tâche professorale : L’Université veut restreindre le nombre de cours en appoint à deux par année; de façon exceptionnelle et temporaire, un doyen pourrait autoriser une dérogation. L’Université propose qu’un doyen puisse augmenter la tâche d’enseignement d’une professeure ou d’un professeur, s’il est d’avis que celle-ci ou celui-ci a peu d’activités de recherche ou de participation à la vie universitaire. En  outre, l’Université veut ajouter un paragraphe qui énonce qu’afin « d’assurer une vie départementale et facultaire une professeure ou un professeur doit assurer une présence significative à son lieu d’affectation à l’Université ». En ce qui concerne la fonction de service à la collectivité, l’Université propose que toute compensation reçue autre que symbolique soit remise à la Faculté. Les critères et indicateurs de recherche prévus au paragraphe 12.06 seraient remplacés par les critères départementaux correspondants approuvés aux fins de promotion.

Promotions: L’Université a présenté plusieurs propositions de modification de l’article 14 qui viennent confirmer ce qu’elle avait annoncé en formulant ses priorités de négociation. L’Université demande de supprimer les passages permettant l’octroi de promotions « accélérées ». Elle demande d’indiquer que le dossier de demande de permanence ou de promotion présenté par la professeure ou le professeur ne puisse subir de modifications à compter du moment où il est remis à la doyenne ou au doyen. Ces derniers pourraient par ailleurs demander à la candidate ou au candidat d’ajouter des documents à son dossier. L’Université demande qu’aux fins de rendre une décision, le comité d’appel en matière de promotions ne puisse prendre connaissance que du dossier dont l’Université était en possession au moment de rendre la décision contestée. Aucune représentation ne pourrait être reçue par le comité d’appel. En ce qui concerne les critères d’évaluation, l’Université partage l’objectif de prendre davantage en compte les contributions importantes à la fonction de participation à la vie universitaire, du moins lors de la demande de titularisation. L’Université souhaite par ailleurs revoir le processus de mise à jour des critères et indicateurs de promotion. L’Université a présenté un projet de lettre d’entente à ce sujet.

Activités professionnelles externes: L’université entend revoir les modalités d’autorisation d’exercice de ce type d’activités dont la définition serait élargie.

Congés sans traitement: L’Université demande de limiter à une année les congés sans traitement qui ne sont pas liés à l’exercice de certaines fonctions (siéger comme député, charge publique, etc.).

Offre salariale: L’offre de départ de l’Université se limite à la politique salariale du gouvernement (PSG) : au-delà de ce qui a été déjà versé (avril 2010 : 0,5 %, avril 2011 : 0,75 %), les augmentations prévues sont 1 % en avril 2012, 1,75 % en avril 2013 et 2 % en avril 2014, ce qui représente une augmentation cumulative de 4,8 % pour ces trois années. Ces augmentations étant déjà acquises en vertu de la convention actuelle, l’offre initiale de l’Université signifie qu’il n’y aurait aucune bonification de nos conditions salariales.

Allocation de départ à la retraite: L’Université propose que l’allocation de départ à la retraite ne soit versée qu’aux professeures et professeurs qui auront cumulé 12 années d’emploi à ce titre à l’Université. Présentement, la prime est payable à raison d’un mois de traitement pour chaque année de service, sans qu’il y ait de période minimale d’emploi exigée. L’Université souhaite que le montant de l’allocation soit établi selon le traitement annuel, quel que soit le régime d’emploi, temps complet ou demi-temps.  

Suite des travaux

Des rencontres à la Table ont été fixées: trois en novembre et une en début décembre. L’ensemble des sujets ayant fait l’objet de dépôts de part et d’autre, les parties en sont à la phase de négociation proprement dite. Nos vis-à-vis semblent présentement accaparés par les négociations avec le SEESUS dont les membres sont en grève depuis la fin août. Le SPPUS compte néanmoins s’engager résolument dans des pourparlers significatifs de façon à conclure le processus de négociation dans les meilleurs délais. Une assemblée générale des membres du SPPUS est prévue le 8 décembre.

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État des négociations SPPUS au 2 juin 2011

Rapport du secrétaire du comité de négociation à l’Assemblée générale

La convention collective est échue depuis le 26 septembre 2010. Le comité de négociation a entrepris ses travaux en juin de l’an dernier en procédant à un sondage auprès des membres, suivi d’une tournée de consultations en septembre. En octobre, le Conseil syndical a adopté les objectifs généraux de négociation. En appui au comité de négociation, des groupes de travail se sont penchés sur des questions particulières, notamment la conciliation vie personnelle-travail et l’enseignement à distance.

Les rencontres à la Table de négociation ont débuté le 21 février 2011; huit rencontres ont été tenues à ce jour à raison de deux rencontres par mois. Le SPPUS est présent à la table par l’entremise de son comité de négociation. Carole Beaulieu, présidente du comité, et Robert Tétrault, secrétaire, se partagent la tâche de porte-parole du SPPUS. Les vice-recteurs Martin Buteau et Alain Webster agissent comme représentants de l’Université; ils sont accompagnés de Mme Marie-Claude Meunier et d’une doyenne ou d’un doyen, ces derniers étant appelés à se joindre à la Table selon les sujets de discussion.

Les premières rencontres à la Table ont été consacrées à des tâches d’organisation et à des correctifs mineurs pouvant rapidement donner lieu à des ententes de principe. En mars, l’Université a fait connaitre ses «priorités de négociation» et les parties ont déterminé des thèmes de discussion. À compter du mois d’avril, les parties ont entrepris de faire état de leurs positions relativement aux thèmes identifiés.

Ainsi, l’Université entend exercer un contrôle plus étroit sur les activités professionnelles externes auxquelles peuvent se livrer les professeures et professeurs. Quant aux congés sans traitement, l’Université souhaite les limiter à une période d’une année. Pour l’évaluation aux fins d’un renouvèlement ou d’une promotion, l’Université veut revoir certains aspects du processus, notamment procéder à une révision des critères et indicateurs de promotion. L’université compte mettre fin aux promotions accélérées.

De son côté, le SPPUS demande d’accroitre le nombre des libérations pour activités syndicales. Le SPPUS veut obtenir l’accès à des locaux et des services pour assurer une présence effective auprès de ses membres établis au campus Longueuil. Le SPPUS propose de réviser de façon importante les dispositions en matière de congés sabbatiques, en éliminant l’obstacle budgétaire de façon à ce que le droit au congé soit clairement établi lorsque les conditions de base sont remplies. Pour assurer le maintien d’effectifs professoraux suffisants, le SPPUS veut établir des normes minimales de fonctionnement et entend renforcer le rôle des comités paritaires de planification des postes. En matière d’embauche, le SPPUS veut fixer des échéances pour les différentes étapes du processus de façon à ce qu’il aboutisse dans des délais acceptables.

Les rencontres d’avril et de mai ont été l’occasion de faire état des positions respectives et de fournir des précisions. Les parties ont essentiellement pris acte des dépôts de part et d’autre. Les discussions et les négociations proprement dites sont remises à plus tard. On note par ailleurs des points de convergence, notamment un désir commun de prendre davantage compte des contributions importantes de service au milieu lors d’une demande de titularisation.

En juin, les dépôts porteront sur la conciliation vie personnelle-travail et famille-travail, et sur le travail professoral (tâche). Plusieurs questions n’auront pas encore été abordées au moment de la relâche estivale : enseignement à distance, éducation continue, brevets et propriété intellectuelle, questions salariales.

Tout au long du processus de négociation, le SPPUS tient ses membres informés du déroulement en publiant des chroniques régulières sur son site internet et en diffusant des bulletins d’information.

Fort de l’appui des membres, le comité de négociation et le comité exécutif du SPPUS sont confiants de mener à bien les pourparlers en vue d’une nouvelle convention permettant de sauvegarder et de promouvoir le rôle de professeure et de professeur à l’Université de Sherbrooke.

Robert Tétrault, secrétaire du comité de négociation