Renouvèlement de la convention SPPUS :  demeurer compétitif malgré les compressions

Sherbrooke, QC, le 30 mars 2015

La convention collective du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université de Sherbrooke (SPPUS) vient à échéance demain, le 31 mars 2015. Les négociations en vue de son renouvèlement vont débuter bientôt dans un contexte budgétaire moins favorable que lors de la dernière ronde où les parties avaient fondé beaucoup d’espoir sur des promesses de réinvestissement qui ne se sont pas concrétisées. Malgré le climat de rigueur budgétaire actuel, le SPPUS considère qu’il est essentiel de préserver des conditions de travail compétitives qui permettent d’attirer les candidats les plus prometteurs et de retenir celles et ceux qui ont choisi Sherbrooke pour y faire carrière. L’Université de Sherbrooke ne saurait demeurer «grande université en région» si elle renonce à offrir des conditions d’emploi comparables à celles qu’offrent les grandes universités québécoises. En matière de recrutement professoral, la concurrence entre institutions universitaires est une réalité qu’on ne peut ignorer.

En décembre dernier, la direction de l’Université de Sherbrooke a demandé au SPPUS de consentir à une réduction de 6,5% de sa masse salariale, ce qui représente une somme de 3,2M$. Au terme de pourparlers avec l’Université, le SPPUS a consenti à la reconduction d’un accord qui permet à l’Université de ne pas combler les postes de professeures ou de professeurs qui sont présentement vacants ou qui le deviendront d’ici la fin avril 2016. Une quarantaine de postes pourraient ne pas être comblés en 2015-2016. Monétairement, cela se traduit par des économies substantielles qui dépassent nettement la cible que l’Université a fixée pour le SPPUS. Il s’agit d’une concession majeure, car les professeures et professeurs en poste dans les départements où les départs ne sont pas remplacés assument un fardeau collectif et individuel substantiellement accru. Des expertises sont perdues. L’enseignement et la recherche en souffrent.

Les orientations budgétaires retenues par le conseil d’administration de l’Université pour la prochaine année sont de «tendre vers l’équilibre tout en préservant la mission universitaire et sa capacité de développement.» Des efforts considérables ont été consentis au sein des facultés et des départements pour rationaliser ce qui pouvait encore l’être. Des gestes radicaux sont à l’ordre du jour; la disparition annoncée de la Faculté de théologie en fait foi. Tout effort additionnel compromettrait la mission universitaire et les capacités de développement.

Les professeures et professeurs membres du SPPUS entendent poursuivre la mission fondamentale de l’Université en enseignement, en recherche, dans la participation à la vie universitaire et dans le service à la collectivité. Les membres du SPPUS réclament cependant la préservation de conditions qui leur permettent d’atteindre un haut niveau d’excellence et de s’y maintenir.