Bras robotisé ROSA

Première canadienne pour deux chercheurs de l'UdeS dans le traitement des tumeurs au cerveau

Les professeurs Maxime Descoteaux et David Fortin
Les professeurs Maxime Descoteaux et David Fortin
Photo : Michel Caron

7 avril 2011

Pierre Masse

L'équipe du Dr David Fortin, professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, neurochirurgien et chef médical du Programme clientèle en soins oncologiques du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et chercheur au Centre de recherche clinique (CRC) Étienne Le Bel et, a pratiqué, pour la première fois au Canada, l'ablation complète d'une tumeur au cerveau à l'aide du bras robotisé ROSA et de la résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion) développée par le Maxime Descoteaux, professeur à la Faculté des sciences et chercheur au CRC Étienne Le Bel. Le CHUS est le premier établissement au Canada, et deuxième en Amérique du Nord après Cleveland, à utiliser la technologie ROSA.

Photo : CHUS

Le robot ROSA agit comme un 3e bras souple et facile à déplacer pour le neurochirurgien. Il guide le médecin dans la manipulation d'instruments chirurgicaux pendant l'intervention, en lui permettant de visualiser en 3D le cerveau du patient et de faire du repérage en temps réel. Évalué à 600 000 $, le dispositif ROSA a été conçu pour les interventions délicates au cerveau (biopsies et ablations de tumeurs cérébrales, chirurgies d'épilepsie, implantation d'électrodes, etc.). Cet appareil contribue à améliorer le bien être du patient, à rendre les traitements plus efficaces et moins invasifs, à simplifier et à accroître la sécurité et la fiabilité des procédures chirurgicales.

L'IRM de diffusion également au service de la neurochirurgie

Le professeur Maxime Descoteaux
Le professeur Maxime Descoteaux
Photo : Martin Blache

De son côté, le professeur Maxime Descoteaux, a développé de nouveaux outils d'imagerie médicale qui permettent, eux aussi, d'accroître la précision d'interventions chirurgicales au cerveau. Ces images très précises en trois dimensions permettent de mieux évaluer la circuiterie du cerveau, fournissant ainsi des informations supplémentaires au chirurgien. Cette technologie pourrait donc contribuer à augmenter l'opérabilité de certaines tumeurs, jusque-là jugées inopérables, tout en préservant la fonction neurologique, ce qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie des patients. « Nos images illustrent non seulement les connexions qui vont vers la tumeur, mais aussi d'où elles proviennent », explique le professeur Descoteaux. Cette connectivité, révélée par les cartes du câblage des fibres nerveuses entre les régions du cerveau, appelées autoroutes intracérébrales, est obtenue par l'IRM de diffusion avant l'intervention, et analysée par les Dr. Descoteaux et Fortin.

Deux technologies gagnantes

Pour la première fois, ces deux technologies ont été utilisées lors d'une chirurgie durant laquelle la patiente a aussi été éveillée pour procéder à la stimulation de son cerveau. Cette méthode a permis avec succès l'exérèse d'une tumeur qui, de prime abord, semblait impossible à retirer dans sa totalité. Madame Sophie Cliche, la première patiente ayant profité de ces technologies, a apporté un témoignage des plus convaincants lors d'une conférence de presse le 7 avril au CHUS.

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