Visionnement des conférences
Veuillez prendre note que le visionnement de toutes les activités offertes dans cette section sera disponible sous peu.
Les métiers du social : entre intervention éducative et intervention sociale (jeudi 26 avril 2012)

De 11 h 30 à 13 h - Agora du Carrefour de l'information
Par Marcel Jaeger du laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE), CNAM, France.
Il est professeur titulaire de la Chaire de Travail social et d'intervention sociale au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) où il est aussi directeur du Département « Droit, Intervention Sociale, Santé, Travail ». Sociologue de formation, il a travaillé en psychiatrie. Il est membre d’instances telles : Conseil supérieur du travail social, Conseil d'orientation de l'Observatoire national sur la formation, la recherche et l'innovation sur le handicap (ONFRIH), Conseil scientifique de l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED).
Parmi ses publications :
Marcel Jaeger (dir.), Usagers ou citoyens ? De l’usage des catégories en action sociale et médico-sociale (dir.), Dunod, 2011.
Marcel Jaeger, L’articulation du sanitaire et du social, travail social et psychiatrie, 2° éd., 2006.
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Deux conférences avec Michel Fayol (10 et 11 avril 2012)
Activité initiée par laChaire de recherche sur l’apprentissage de la lecture et l’écriture
Apprendre à lire et à écrire
Mardi 10 avril 2012
16h30 à 18h00
Pavillon A2 local 101
Les débuts de la pensée symbolique : langage et nombre
Mercredi 11 avril 2012
10h00 à 11h30
Pavillon A10 local 3001
Un goûter sera servi de 11h30 à 12h30 (*places limitées)
Michel Fayol est professeur à l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand en France. Il est auteur de plusieurs ouvrages sur l’apprentissage et l’utilisation de la langue écrite et de la numération, notamment dans la collection « Apprendre » aux PUF. Il vient de publier L’acquisition du nombre (Que sais-je ? 2012).
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L'analyse de l'activité et la formation (Mercredi 29 Février 2012)

15h à 16h30 - Agora du Carrefour de l'information
Université de Sherbrooke
Par Patrick Mayen, professeur en sciences de l’éducation à Dijon, chercheur (ENESAD), grand didacticien et spécialiste de la VAE, il collabore avec de grands chercheurs: Vergnaud, Pastré, Lenoir, Boutinet, Clot et bien d’autres.
Aussi bien au niveau de la recherche qu'à celui des pratiques, en formation professionnelle, l'analyse de l'activité occupe une place importante depuis quelques années. On devrait dire :" les analyses de l'activité" de courants et de champs de recherche et de pratiques différents. Dans tous les cas, ce qui peut être constaté, c'est en quelques sorte d'analyser l'activité pour la formation, pour traiter des questions de formation.
Dans ce paysage, la didactique professionnelle se présente délibérément et explicitement comme telle puisque dès les origines, Pastré la définit comme l'analyse du travail pour la formation en revendiquant l'héritage de l'ergonomie et le la psychologie du travail pour fonder les concepts et les moyens de l'analyse du travail et de l'activité.
Dans cette intervention, nous proposons de revenir sur la question de l’analyse de l'activité pour la formation, en reposant quelques questions (pour quoi faire? quels concepts? quelles méthodes? quels effets?) et en revenant sur les formes d'analyse d'activité sollicitées... pour la formation :
didactique professionnelle, en ergonomie, en clinique de l'activité, etc.
Nous essaierons aussi de dégager quelques limites, voire quelques impasses possibles à la mobilisation parfois un peu rapide de l'analyse de l'activité pour la formation afin d'aborder de manière critique, une question qui pourra être discutée : à quelles conditions les analyses de l'activité peuvent elles être des instruments pour penser, concevoir et conduire les formations ?
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Conférences de Françoise Lantheaume (29 mars 2012)
11h 30 à 16 h - Agora du Carrefour de l'information
Conférencière invitée, membre du ROIP : Françoise Lantheaume de l’Institut des sciences et pratiques d’éducation et de formation (ISPEF), Université de Lyon 2 : « La construction de la professionnalité enseignante ».
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Questions générales sur les stages posées en contexte d’entreprise (Mercredi 23 novembre 2011)

Par Michel Villette, sociologue et chercheur associé au Centre Maurice Halbwachs de l’École Normale Supérieur de Paris.
Les stages sont une composante reconnue importante des dispositifs de formation menant à l’exercice d’une profession. Pourtant, leur statut et leur rôle soulèvent encore des questions. Cela tient notamment à la valeur plus ou moins grande qui est accordée aux savoirs construits dans l’expérience directe des situations professionnelles. Est-il possible pour les stagiaires immergé dans l’action, de réellement comprendre ce qui leur arrive, au point d’en induire des apprentissages professionnels? Plusieurs chercheurs en sciences sociales partagent plutôt l’avis exprimé par Durkheim à l’effet que « …la vie sociale doit s’expliquer non par la conception que s’en font ceux qui y participent, mais par des causes profondes qui échappent à la conscience ». Ce n’est pas la position que nous défendons dans le Guide du stage en entreprise dont la 3e édition est parue en 2004.
Considérant les stagiaires comme des personnes capables d’exercer une disposition pratique – la prudence
(phronesis) au sens d’Aristote – qui leur permet de délibérer sur les situations auxquelles ils font face, nous proposons dans ce guide des réponses à une question de fond posée en contexte d’entreprise : Comment ceux qui vivent directement une situation de travail en entreprise peuvent-ils l’analyser pour en tirer des enseignements à leur usage, fonder une décision ou partager leurs connaissances avec d’autres?
La conférence sera l’occasion de discuter des conséquences, sur la conception du rôle d’un stage ainsi que sur la posture de stagiaire, de cet effort proposé par le guide pour réunir l’acteur et le chercheur en une seule et même personne, tantôt agissant et tantôt réfléchissant sur son action.
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L'e-portfolio: dispositif pour la formation en alternance? Avec quelles conditions? (17 novembre 2011)

Le Centre de recherche sur l’intervention éducative (CRIE) en collaboration avec l'IRPÉ vous invite à la conférence de Jordi Coiduras, PH.D., Université de Lleida, Catalogne, Espagne
Dans cette présentation, nous analysons l'utilisation du portfolio
électronique lors d'une expérience de formation en alternance, à partir
des appréciations des étudiants en tant que destinataires des dispositifs
institutionnels conçus pour leur formation. Les participants sont des
étudiants de deuxième année de la Formation d’enseignants de l’école
préscolaire de la Faculté des Sciences de l’Éducation de l’Université de
Lleida (Catalogne). L’expérience est basée sur trois axes: (1) la formation
en alternance comme une option de formation, (2) la pratique réflexive
en tant que méta-compétence et (3) le portfolio électronique comme
dispositif pédagogique.
L’accompagnement, la représentation de l’apprentissage professionnel,
la pratique réflexive et l’usage en formation initiale de dispositifs
électroniques comme l’e-portfolio (Le portfolio électronique comme
espace d’accompagnement et de confrontation avec l’expérience dans
des processus de formation en alternance, à paraître), sont au coeur de
ses intérêts de recherche.
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Compréhension du processus de professionnalisation dans les métiers adressés à autrui (17 novembre 2011)

Par Florent CHAMPY, Directeur de recherche au CNRS, CESPRA – EHESS, Paris
Appliqué à un individu, le terme « professionnalisation » désigne le processus d’acquisition des qualités (savoirs, savoir-faire et valeurs) qui en font un professionnel (sens 1). Appliqué à un métier, il désigne le processus institutionnel par lequel une profession accède au statut de profession (sens 2). Appliquée à une société, il désigne la place croissante qu’y tiennent professions et valeurs du professionnalisme (sens 3). Ces dimensions sont interdépendantes : une société se professionnalise quand des métiers s’y professionnalisent, ce qui oblige leurs futurs membres à se former dans les institutions mises en place lors de la transformation de ces métiers en activités professionnalisées.
La conférence sera consacrée aux relations complexes et originales entre les trois dimensions de la professionnalisation pour un type particulier d’activités, les professions à pratique prudentielle, dont le matériau est généralement le social ou l’humain. L’accent sera mis sur les exigences que les personnes en charge d’une activité doivent satisfaire pour accéder au statut de professionnel.
Ces qualités évoluent. Les professions à pratique prudentielle ont été professionnalisées pour protéger le travail de leurs membres de possibles entraves à la prudence. Cette forme de professionnalisation a eu des effets importants sur la « production des sociétés » (c’est-à-dire sur les débats publics contribuant à la définition des normes de la vie sociale et des politiques publiques), en donnant aux professionnels l’autonomie nécessaire pour déroger, quand ils le jugent nécessaire, aux pratiques courantes de leur activité et s’engager en faveur d’une conception particulière de cette dernière. Les débats sur les pédagogies, dans le champ de l’éducation, constituent un exemple. Mais une conception technicienne du professionnalisme remet en question cette forme de la professionnalisation, et la capacité des professionnels à alimenter des débats sur les finalités du travail professionnel est mise à mal. Ces questions seront abordées en tentant d’ouvrir la discussion sur le cas particulier des pratiques éducatives.
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L’analyse des activités (12 mai 2001)

Par Jean-Marie Barbier, CNAM, Paris
L’action, le « faire », le quotidien, l’ordinaire des activités humaines en situation, fait rarement l’objet d’un discours scientifique direct au sein des sciences sociales. Elles sont plus souvent investies par des discours qui ont d’autres intentions : prescrire, guider, former, évaluer, donner du ‘sens’. Les disciplines qui y sont attachées sont traditionnellement considérées comme des disciplines pratiques, techniques, professionnelles, comme des ‘applications’ ou des arts, donnant lieu à d’autres formes de recherche que la recherche scientifique. Dès lors se trouve créée dans l’enseignement supérieur une disjonction notamment entre recherche, formation et pratique. Cela conduit à réduire les enjeux de la professionnalisation, en particulier dans les métiers relationnels et de l’interaction humaine, et professionnalisation. Face à ce constat, le parcours de recherche de Jean-Marie Barbier, inscrit dans un grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche, dont la vocation est la formation professionnelle des adultes et le recherche en lien avec les enjeux économiques et sociaux, a été guidé par une intention principale : à partir d’une expérience initiale approfondie de recherche dans un champ de pratiques, la formation des adultes, les travaux de Jean-Marie Barbier visent à définir les conditions épistémologiques, théoriques, méthodologiques et sociales d’une approche des activités humaines, dans leur singularité et leur historicité, dans leurs constructions dynamiques, dans les interactions qu’elles font apparaître entre sujets/activités/environnements, et dans les transformations conjointes qui s’opèrent des activités et des sujets, source des apprentissages.
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Les voies de la professionnalisation et du développement professionnel (25 mars 2011)

Par le professeur Richard Wittorski, Laboratoire CIVIIC, Université de Rouen (France)
Depuis la fin des années 80, nos travaux de recherche portent sur l’étude des modalités d’articulation entre les deux champs du travail et de la formation s’agissant de dispositifs variés (formations en alternance, formations intégrées au travail, formations sur le tas…) dans des secteurs d’activités différents (industrie, travail social, formation et enseignement).
Les travaux empiriques réalisés sur ces différents terrains nous ont conduits à formaliser progressivement une grille d’analyse des voies de la professionnalisation (modalités de fonctionnement des dispositifs proposés aux individus, qu’ils relèvent d’une activité de travail et/ou de formation) et de développement professionnel (modalités de transformation des individus au fil de l’activité qu’ils mettent en œuvre dans ces dispositifs). Cette grille d’analyse sera présentée en insistant notamment sur l’idée qu’il est probablement utile d’envisager des combinaisons de voies pour comprendre à la fois des itinéraires de développement professionnel et des logiques de fonctionnement de dispositifs.
Pour un propos plus complet et noter les heures, visualisez l'affiche.
La réflexivité en action : la formation des praticiens (24 février 2011)
Par Janneke GEURSEN, Vrije Universiteit (Pays-Bas)
Conférence organisée par le CRIE
Aux Pays-Bas, comme au Québec, les programmes de formation à l’enseignement sont basés sur une approche par compétence. Ces programmes mettent la réflexion au centre de la formation, et les étudiants en éducation sont invités à réfléchir sur leur pratique d’une façon explicite. Cette présentation démontera les méthodes utilisées à cette fin; méthodes développées par Fred Korthagen (Korthagen, 2004; Korthagen & Vasalos, 2005). Une retombée de cette approche du développement à la réflexivité chez les étudiants est l’impact sur la pratique des formateurs en enseignement.
Dans la deuxième partie de cette présentation, Janneke Geursen nous parlera de ses projets de recherche sur sa propre pratique, un qu’elle a fait avec des collègues aux Pays-Bas (Geursen et coll., 2010), et l’autre qu’elle poursuit encore avec Lynn Thomas, professeure au Département de pédagogie et membre du CRIE, APECS et IRPÉ (Thomas et Geursen, 2010).
Problématique de l'élémentaire (14 février 2011)
Par Alain Trouvé, Université de Rouen.
L'enseignement des « fondamentaux » - ce que les anciens plans ou programmes d’études nommaient les « éléments » - constitue traditionnellement la fonction première de l'école dite « élémentaire ». Mais avons-nous encore ce que recouvre la notion d’élémentaire maintenant que cette référence, autrefois largement répandue, a été pratiquement abandonnée dans ? Le vocabulaire de l’élémentarité, naguère si familier lorsque l’on se préoccupait de définir et d’enseigner les « éléments » des disciplines, a quasiment disparu de l’univers conceptuel des sciences comme de celui de l’éducation. D’autres notions telles que celles de « fondamentaux » ou de « socle commun », supposées mieux adaptées aux évolutions contemporaines, ont supplanté l’ancienne catégorie d’élémentaire. Cet abandon progressif peut paraître légitime étant donné la relative caducité de l’épistémologie classique à laquelle le concept d’ « élément » appartient. Pourtant cette notion, dont les racines remontent àla pensée antique, est constitutive de la modernité, aussi bien en ce qui concerne la philosophie de la connaissance que les doctrines pédagogiques. Peut-être convient-il de réfléchir à nouveau sur la signification à accorder aujourd’hui à l’idée de savoir élémentaire. À l’heure où nous constatons un certain désarroi quant à savoir ce qu’il faut enseigner (et comment) à l’école obligatoire, à l’heure où nous sommes en proie à une grande perplexité quant à l’idée de la construction d’une « culture commune », le moment nous semble opportun de réfléchir sur le sens à conférer à la notion de savoir élémentaire et aux enjeux qu’elle implique.
27.01.2011
De l’écriture de l’expérience de stage à la reconnaissance professionnelle (27 janvier 2011)

par Anne Jorro, Université de Toulouse Le Mirail
L’écriture de l’expérience de stage peut constituer une pratique formative pour les stagiaires en formation professionnalisante. Souvent ressenti comme difficile, le passage à l’écriture professionnelle (Gonin-Bolo & Benoit, 2004), par la mobilisation de processus d’explicitation et de rationalisation de l’action, vise un objectif de réflexivité des acteurs. Quand le stagiaire est en mesure de porter un regard rétrospectif sur l’expérience de stage par la voie de l’écriture, alors ce passage obligé peut prendre une autre signification, il apparaît comme une activité de reconnaissance de soi dans la pratique professionnelle (Cifali & André, 2007). L’intérêt que nous accordons aux pratiques d’écriture en formation repose sur une double conception : tout d’abord, celle de l’équité faisant que chaque stagiaire accède à la compréhension de sa pratique par l’analyse réflexive, ensuite, celle de la médiation sémiotique (Vygotski, 1985) qui considère le langage comme un vecteur du développement de la pensée. Dans cette conférence, nous partons de l’hypothèse que la réflexivité qui se développe dans l’analyse écrite des expériences de stage contribue à une reconnaissance de soi par soi et de soi par autrui.
20.01.2011
Le praticien réflexif: mythe, finalité de formation professionnelle, faciitateur pédagogique ?
En collaboration avec le professeur Enrique Correa Molina.
Réflexion à partir des 3 axes avec les membres réguliers, les membres partenaires scientifiques et des membres étudiants.
L'intervention éducation et la professionalisation dans les métiers relationnels. Réflexion sur la mort du supplément d'âme (12 décembre 2010)

Par Denis Poizat, Université Lumières Lyon II
Le mot de professionnalisation évoque moins le vocable processus de changement interne à une profession ou à un métier. L’intervention éducative n’est pas et n’a jamais été du seul registre des professionnels de l’éducation. Au-delà de l’expérience éducative des parents, celle des soignants, des éducateurs, des professionnels du secteur social et des métiers à forte dimension relationnelle montre à des degrés divers combien la reconnaissance de leur action éducative a été tardive comparativement à la reconnaissance de l’acte éducatif dans le cadre scolaire.
Nous proposons d’analyser par quels ressorts l’intervention éducative peut progresser (au sens où elle va la voie qu’elle veut suivre) ou, à l’inverse, s’immobiliser dans ce que nous appellerons le supplément d’âme (forme d’enkystement de vertu supplétive). Trois domaines illustreront le propos :
- l’enseignement ;
- le travail de sensibilisation au danger des mines anti-personnel dans différents pays (intervention éducative de masse) ;
- les recherches que nous conduisons maintenant sur le handicap et la mémoire collective.
