Vers un centre multidisciplinaire
Déjà en 1972, Roch Bastien propose le projet d’un centre d’enseignement et de recherche touchant toutes les dimensions des coopératives, lors de l’assemblée annuelle du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), nommé alors Conseil de la coopération du Québec. Bien qu’il considère l’économique comme la pierre d’assise d’une telle organisation vouée à la connaissance des coopératives, Roch Bastien est conscient que ce phénomène ne peut être appréhendé par une seule discipline. Il faut donc que l’administration, le droit, la sociologie, la psychologie et presque toutes les sciences humaines soient mises à contribution.
À partir de 1972-73, deux cours d’économie de la coopération de premier cycle s’ajoutent au cours de maîtrise. En 1973-74, Fernando Noël donne le premier cours en droit québécois des coopératives aux étudiants de premier cycle. Cette même année, Roch Bastien et Jean-Claude Mailhot collaborent au projet d’activité pédagogique COOP-001 de la Télé-université de l’Université du Québec.
En 1974, on commence à monter le dossier en vue de la mise sur pied d’un institut et le projet est discuté au sein du comité mixte, composé du CQCM et de l’Université de Sherbrooke. En 1974-75, la chaire ajoute un cours en gestion des coopératives donné par Michel Bergeron. À la fin de cette même année, un premier projet d’institut est soumis à la direction de l’Université. Malgré un accueil sympathique, le conseil universitaire souhaite que le projet soit davantage étoffé. Les promoteurs refont leurs devoirs avec encore plus d’application. Ils mettent sur pied un comité multidisciplinaire constitué de représentants de divers départements et facultés : économique, droit, administration, éducation permanente, service social, etc. Cette équipe multidisciplinaire allait constituer en quelque sorte le premier conseil de direction.
