Une réaffirmation de l’objet premier de l’IRECUS
En 2003, un nouveau directeur est nommé : Michel Lafleur. Il est le premier diplômé de la maîtrise en gestion et développement des coopératives (1994-95) à assumer la direction de l’IRECUS. On procède à un recentrage de l’IRECUS vers son objet coopératif, auquel on ajoute explicitement celui de la mutualité.
Durant la même période, le recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard, se prononce de façon très remarquée sur sa vision du coopératisme : « Étant donné l’ampleur de nos défis sociaux (tels que dette publique, dénatalité, vieillissement ou décrochage scolaire) et l’énorme pression économique de la mondialisation, il faut absolument s’entendre sur de grandes orientations pour bâtir une nouvelle société. Ainsi, après avoir développé des outils de gestion efficaces, je souhaite que le mouvement coopératif se mobilise pour carrément transformer la société. […] Ainsi, comme le 18e siècle fut celui des Lumières, nous ferions ensemble du 21e, le siècle des Coopérations. » (Forum coopératif 2006, 14 mars 2006).
Fort de cette vision, et à la suite d’une série de rencontres avec les différentes instances de l’IRECUS, du personnel enseignant, du personnel de l’IRECUS, des collègues professeurs, des étudiants, des diplômés et de la direction de la Faculté pour faire le point sur la mission fondamentale de l’IRECUS et sur la diversification des dernières années, le conseil de direction et le conseil d’orientation réaffirment la mission première de l’IRECUS. Une mission plus explicite est adoptée afin de bien délimiter la raison d’être de l’Institut et de mieux baliser ses actions futures.
En 2006, à l’aube de son 30e anniversaire, l’IRECUS a pour mission : « Réaliser, à partir du paradigme coopératif, des activités multidisciplinaires d’éducation et de recherche en gestion et développement des coopératives et des mutuelles. L’Institut contribue à promouvoir et valoriser la formule coopérative et mutualiste et d’autres formes d’organisations d’inspiration coopérative, tant sur la scène nationale qu’internationale. » Un nouveau nom est adopté : l’Institut de recherche et d’éducation pour les coopératives et les mutuelles de l’Université de Sherbrooke. Le sigle « IRECUS » est maintenu
Il est maintenant clair pour l'IRECUS que le paradigme coopératif, c'est-à-dire une connaissance de la gestion des coopératives et des mutuelles basée sur des valeurs uniques, différentes de l'entreprisse capitaliste, est au cœur de ses actions de recherche, d'éducation et de ses collaborations avec le milieu coopératif et mutualiste, québécois et étranger. C'est donc une vision profondément humaniste qui guide notre quête de compréhension de l'organisation et du développement. En ce sens, c'est un retour aux motivations qui ont vu naître l'IRECUS.
