Prix du mérite coopératif et prix d'excellence de l'ACDI

En novembre 1999, la Coopérative de développement régional de l’Estrie remet à l’IRECUS le prix du mérite coopératif pour l’ensemble de sa contribution. C’est une reconnaissance très significative pour les efforts et les résultats du travail de l’IRECUS à l’échelle estrienne et québécoise.

En 1999, autre nouveauté, une partie de la maîtrise est offerte à temps partiel à Longueuil. Douze étudiantes et étudiants s’y inscrivent dès la première année.

En 2000, la direction de l’IRECUS modifie le programme de maîtrise. Avec l’émergence de nouveaux programmes similaires, devant l’opportunité d’intégrer de nouveaux professeurs désireux de s’associer à l’IRECUS, notamment Denis Martel et Jacques Gagnon, et voulant tirer partie de l’expertise de Paul Prévost en développement local, l’IRECUS propose une maîtrise avec trois concentrations : gestion des coopératives, gestion du développement local et gestion de la coopération et du développement international. Les cheminements professionnel et recherche demeurent. La maîtrise porte désormais le nom de « Maîtrise en gestion du développement des coopératives et des collectivités ».

En février 2000, l’ACDI décerne à l’IRECUS un prix d’excellence pour la qualité et les excellents résultats obtenus lors de la réalisation du programme de coopération internationale avec l’Universidade Federal Rural de Pernambuco (UFRPE), au Brésil.

Ce projet a eu, et a encore un impact important sur l’amélioration des conditions de vie des populations appauvries du Nord-Est brésilien. Le prix d’excellence récompense les résultats durables et l’impact du projet sur le milieu, la compétence démontrée par l’équipe de l’IRECUS auprès des communautés locales et la qualité du partenariat avec l’UFRPE. Ce partenariat entre l’IRECUS et l’UFRPE a permis de renforcer le programme d’enseignement supérieur en coopératisme et associativisme. Ainsi, plus de 5000 personnes ont pu bénéficier d’un appui ou d’une formation grâce au programme.

En 2001, Denis Martel est nommé directeur de l’IRECUS, poste qu’il occupera jusqu’au milieu de 2003.

En avril 2002, l’IRECUS voit son projet « Modèles d’intercoopération » accepté par l’ACDI avec un financement de 5 millions de dollars sur 5 ans. Ce projet, avec 4 partenaires principaux, soit l’Universidad de Costa Rica, la Pontificia Universidad Javeriana (Colombie), l’Universidade Federal Rural de Permambuco (Brésil) et l’Universidad de Chile, ainsi que 14 autres universités associées, vise la constitution d’un vaste réseau panaméricain spécialisé en coopératisme.

L’IRECUS est alors confronté à une importante crise d’identité : nouveau programme avec trois options, intégration du développement local et du développement international, deux cheminements, programme à temps partiel à Longueuil et arrimage de deux chaires de recherche. Cet éclatement de la mission de l’IRECUS oblige ses acteurs à un questionnement de fond.

Durant cette période, la Chaire McConnell, qui se spécialise en développement local, est prise en charge par Jacques Gagnon, qui travaille à la conception d’un nouveau programme de maîtrise en management public. La Chaire Desjardins, dont le nouveau titulaire est Denis Martel suite à la retraite de Paul Prévost, quitte aussi l’IRECUS.