Une importante croissance
C’est le début d’une importante croissance pour l’Institut, caractérisée principalement par l’élargissement de son rôle de formateur et par l’intensification de ses interventions nationales et internationales. On organise de nombreux séminaires dont : « Femmes - développement - formation : un défi à la formule coopérative ». Simultanément, l’IRECUS intensifie son rôle d’appui au développement coopératif régional, notamment par ses participations à divers comités et ses activités de consultation.
En 1989 on offre pour la première fois un programme de formation hors campus crédité au 1er cycle : des activités pédagogiques sont d’abord dispensées en Montérégie, puis en 1990 à Québec. Parallèlement, dans le cadre du certificat multidisciplinaire de la Faculté des lettres et sciences humaines, l’IRECUS dispense un certificat en gestion des coopératives. Le certificat a la particularité d’avoir des contenus, des méthodes et des horaires ajustés aux besoins de formation et aux réalités d’apprentissage des praticiens du milieu coopératif, en plus d’être offerts dans différentes régions du Québec.
Au niveau international, le printemps 1989 marque le début d’une coopération institutionnelle avec l’Universidade Federal Rural de Permambuco au Brésil, par la mise sur pied d’un certificat de gestion coopérative. Au niveau local, et en collaboration avec la Coopérative de développement régional de l’Estrie, d’autres services à la collectivité s’ajoutent à la contribution de l’IRECUS. Que ce soit pour bénéficier de son expérience en gestion coopérative, utiliser sa banque de ressources ou encore effectuer des recherches-actions, les coopératives québécoises peuvent compter sur l’IRECUS comme partenaire de leur développement. Parallèlement, l’IRECUS met sur pied un service qui permet aux coopératives de soumettre des projets pouvant prendre la forme de travaux académiques pour les étudiants.
En mai 1991, l’IRECUS organise un colloque intitulé « Le coopératisme : parasite ou propulseur », au 59e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, qui réunit de nombreux participants. À cette occasion, l’Université de Sherbrooke décerne un doctorat honoris causa à Claude Vienney, maître de conférences à l’Université de Paris.
Durant la même année, les résultats d’une enquête sur la situation d’emploi des diplômés de l’IRECUS révèlent que 80 % d’entre eux sont satisfaits de leur occupation principale. Par ailleurs, c’est en juin que le programme de maîtrise célèbre ses dix ans, déjà.
À la rentrée de l’automne 1991, l’IRECUS bourdonne d’activités. On y organise, conjointement avec Les Amis de la Terre et le Mouvement Desjardins, la deuxième conférence sur l’environnement et l’économie, sous la présidence d’honneur de Claude Béland.
En 1991, l’IRECUS voit son projet de partenariat avec l’Universidad de Costa Rica accepté par l’ACDI. Il s’agit d’un financement de 800 000 $ sur 5 ans pour le développement d’une maîtrise en gestion des coopératives à l’Universidad de Costa Rica.
En 1992, l’IRECUS procède à une révision du programme afin de s’assurer que le profil du diplômé corresponde aux besoins futurs du marché du travail. Des changements interviennent au niveau de la structure même du programme. On offre désormais deux concentrations : la « Gestion de projet coopératif » et le « Développement des organisations coopératives ».
Au printemps 1995, après le Costa Rica et le Brésil, l’IRECUS franchit une nouvelle étape dans la constitution d’un réseau interuniversitaire panaméricain de gestion coopérative en s’associant avec la Pontificia Universidad Javeriana de Colombie, sous la direction du professeur Jean-Paul Gravel.
