19e Compétition nationale canadienne de canoë de béton

L’UdeS championne canadienne

Une pagayeuse de l'équipage Apollo savoure une deuxième position dans l'épreuve féminine du sprint.<br>
Une pagayeuse de l'équipage Apollo savoure une deuxième position dans l'épreuve féminine du sprint.
Photo : Canoë de béton de l'Université de Sherbrooke

28 mai 2013

Marty-Kanatakhatsus Meunier

Le club étudiant Canoë de béton de l’Université de Sherbrooke a remporté la 19e prestigieuse Compétition nationale canadienne de canoë de béton, qui se déroulait dans le Vieux-Port de Montréal, en terminant 1er au classement général, coiffant au passage l’École de technologie supérieure (2e), les hôtes de l’évènement, et l’Université de Toronto (3e). «En finissant au 1er rang, nous avons accompli l’objectif initial, soit celui de décrocher la lune», soutient fièrement le capitaine de l’équipe Apollo et futur ingénieur, Pierre-Olivier Morin-Morissette, qui ajoute : «L'édition 2013 a revu la forme du canoë tout en améliorant les caractéristiques du mélange de béton autoplaçant et en perfectionnant la technique d’entraînement des pagayeurs.»

Afin d’améliorer la vitesse et les aptitudes en virage du canoë, les étudiants sherbrookois en ont diminué la largeur de 50 mm, et ils ont élevé la pointe du prototype. De plus, pour obtenir de meilleurs résultats aux courses, quatre kinésiologues de la Faculté d’éducation physique et sportive ont suivi les pagayeurs au cours de l’année tout en leur proposant des programmes d’entraînement en salle, spécifiques au canoë de béton.

«Nos athlètes ont affronté des conditions météorologiques hors de l’ordinaire avec des vagues qui atteignaient parfois un pied, mais ils ont très bien performé en raison de l’aide fournie par les kinésiologues», raconte Ariane Maltais-Schiettekatte, pagayeuse et directrice béton de l’équipage Apollo. Au cours des diverses compétitions, l’équipage d’Apollo a fait preuve de constance, terminant 1er en présentation orale, 2e aux courses, 3e pour le rapport technique et 4e pour le produit fini.

Si les étudiantes et étudiants de la Faculté de génie ont tiré leur épingle du jeu en présentant un prototype novateur, c’est en raison de leur technique de coulée dans un moule à double paroi, unique au Canada.

«La majorité des équipes fabriquent un canoë placé ne nécessitant qu’un seul moule, et qui, au final, donne un fini moins lisse que le nôtre, même s’ils consacrent des milliers d’heures au sablage», explique Pierre-Olivier Morin-Morissette. Trente minutes de sablage suffisent aux étudiants sherbrookois pour donner le fini désiré à l'extérieur du canoë. «Le fini extérieur de notre canoë a impressionné les juges, les membres des autres équipes et le public», dit Frédéric Kassab, cocapitaine de l’Apollo. Un fini lisse permet d'avoir moins de résistance dans l'eau.

La Compétition nationale canadienne de canoë de béton fournit aux étudiantes et étudiants en génie une possibilité d'acquérir de l'expérience pratique, de développer des compétences en leadership, de travailler avec le béton et d'effectuer la gestion d'un projet dans le but de réaliser un défi technologique hors de l'ordinaire.

À cet égard, les futurs ingénieurs ont unifié leur équipage avec un même objectif : «Décrocher la lune et ramener les grands honneurs à Sherbrooke, car cette fin de semaine n’est peut-être qu’un petit pas pour l’Homme, mais ce sera un grand pas pour l’équipage d’Apollo.» (extrait de la présentation orale du club étudiant)

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