Adaptation à l'université / rentrée universitaire

Ça passe par là

Ça passe par là! Vous savez de quoi je veux vous parler? De la fameuse initiation. Ce rite incontournable pour les « petits nouveaux » lors de leur arrivée à l’université. Je suis passé par là l’année dernière. On nous avait conviés quelques jours avant le début des cours en nous précisant l’attirail qu’il nous fallait sans faute. On nous laissait entendre que ceux qui ne s’y présenteraient pas s’exposaient à pire plus tard. Je crois qu’en fait, le pire pour les absents a été de bûcher plus fort pour s’intégrer au groupe de notre promotion, mais bon. Toujours est-il que je me suis pointé à l’université avec mon déguisement. J’avais un peu l’air niaiseux mais on avait tous l’air aussi stupide les uns que les autres. Je dois cependant avouer qu’en gang, ç’a son effet comique. Les activités de la journée étaient assez drôles et plaisantes dans l’ensemble. C’est sûr que le « beurrage », je m’en serais passé, mais bon. Il y a eu aussi quelques anciens qui se donnaient des airs de tyran. Peut-être que le petit peu d’autorité amené par leur rôle leur montait à la tête. Bof, tu t’occupes pas de cela et ça passe mieux. J’ai des potes qui, eux, se sont sentis humiliés par leurs anciens et par les épreuves qui leur ont été imposées. Moi, à ma fac, ç’a été correct. On sentait qu’en dessous de toute cette mascarade, l’intention était de nous accueillir dans la gang de la fac. Honnêtement, ç’a été une belle journée.  

La semaine d’après, quand on s’est retrouvé dans les cours, la glace était brisée. On avait déjà du vécu ensemble.  

Johanne Bernatchez, Service de psychologie et d’orientation

Indiscrétion d’un cellulaire…

Voici le sommaire d’une conversation téléphonique entendue dans un casse-croûte du campus…

« Ouais… Ah, moi aussi j’étais stressée quand j’ai commencé l’université l’année dernière…

Mais tu sais, ici, il y a beaucoup d’activités qui sont organisées lors de notre arrivée à l’université…

Non, non, pas l’initiation. Je te parle des autres activités comme le cours « Réussir ». À la faculté où mon copain étudie, c’est d’une autre façon qu’ils font ça mais c’est aussi pour faciliter leur entrée.

Oui, à ma faculté j’ai été au cours «Réussir». Je trouve que ça aide à savoir à quoi s’attendre des études universitaires. En plus, on nous donne des pistes pour ajuster notre façon d’étudier afin de mieux réussir. En tous les cas, moi, avec ce cours, j’ai vite réalisé que je n’étais pas à ma place dans le choix de programme que j’avais fait. Sur le coup, c’est sûr que j’ai paniqué. Mais comme on nous avait aussi présenté les différents services qui existent sur le campus, j’ai pu rencontrer rapidement un orienteur et voir ce qui me correspondait plus. Puis là, bien, j’aime vraiment ce que j’étudie. Je sens que je suis dans la bonne voie pour moi.

Bien non, c’est pas tout le monde qui se remet en question avec ce cours là. J’en connais que ç’a fait le contraire. Ils ont pu confirmer que c’était vraiment ce qu’ils voulaient faire…

Ah, je pense que tu devrais y aller même si c’est pas obligatoire. En plus, tu vas pouvoir connaître plus vite les gens de ta promotion. Tu vas voir que t’es pas toute seule à être stressée et à te poser toutes sortes de questions! Juste pour ça, ça vaut la peine d’y aller alors… »

Signé : parfaite inconnue parlant très fort dans son cellulaire

Johanne Bernatchez, psychologue
Service de psychologie et d’orientation

La rentrée sans heurts

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Voilà six ans que j’étudie et que je m’implique dans divers comités à l’université, et, quand je vois le campus envahi par une marée de petits nouveaux et de petites nouvelles, je ne peux m’empêcher d’évoquer ce dont j’ai été témoin au cours des années passées. À chaque automne, bon nombre d’étudiants parmi les nouveaux font face aux mêmes difficultés dont, malheureusement, l’issue varie entre la désillusion, les échecs, la démotivation ou carrément l’abandon des études universitaires. Il y a ceux qui sont déçus de leur programme d’études parce qu’ils s’attendaient à autre chose. Il y a ceux qui vont se rendre compte qu’ils ne sont pas du tout à leur place dans le programme qu’ils avaient choisi. Il y a ceux qui s’ennuient parce qu’ils ont laissé derrière eux chum, blonde, famille et qui ne réussissent pas à se créer de nouveaux liens. Il y a ceux qui vivent en appartement pour la première fois et qui trouvent cela difficile de s’organiser. Il y a ceux qui vont avoir de la difficulté à s’adapter aux nouvelles exigences des études universitaires. Généralement, ceux-là, c’est à la mi-session qu’ils vivent cela intensément. Il y en a d’autres qui vont trouver cela ardu d’apprendre à s’encadrer par eux-mêmes, ayant toujours été encadrés dans leurs études antérieures. Finalement, il y en a d’autres qui, à extrême, vont toujours être sur le party, ne prenant pas assez au sérieux leurs études. Tout cela pour dire que même si c’est toujours du nouveau monde qui entre à l’université, à chaque année, les mêmes histoires se répètent.

Je n’ai parlé que du côté difficile de l’arrivée à l’université. Il y a aussi les étudiants qui réussissent sans trop de mal à franchir cette transition universitaire. Leur secret? Ce n’est pas tant que leur entrée à l’université se fasse sans heurts, sans stress et sans adaptation. Ils décident tout simplement de prendre leur vie en mains et, lorsqu’ils font face à des difficultés, ils ne tardent pas pour aller chercher assistance auprès de collègues, d’enseignants, ou encore, auprès des différents Services mis à leur disposition. Justement, des Services, on en retrouve beaucoup ici à l’Université de Sherbrooke. Ne serait-ce que ceux des Services à la vie étudiante : Animation, Aide financière, Psychologie et orientation et Santé, tous regroupés sous un même toit. L’an dernier, plusieurs de ces professionnels ont produit un livre intitulé : L’Université, une fois entré comment bien s’en sortir!, afin de guider les étudiants dans la réussite de leur projet d’études. Puis, il y a le Centre de services qui est là pour répondre aux besoins d’information et pour régler les démarches administratives. Il existe aussi depuis deux ans des facultés qui offrent à leurs étudiants des cours sur la réussite universitaire. C’est du service tout ça! Ils sont bien chanceux les petits nouveaux. J’espère qu’ils sauront profiter de tous ces services à temps (avant que le besoin se fasse trop ressentir)!

Johanne Bernatchez, psychologue
819 821-7660

La rentrée pour s'intégrer

Psychologue invité : Michel Roy

Q. À quoi correspond la rentrée universitaire dans la vie d'un étudiant?

R. À mon sens, la rentrée universitaire correspond à un moment charnière dans la vie d'un jeune adulte. Bien sûr, la rentrée se vit différemment selon que l'on en soit à notre première ou à notre troisième rentrée universitaire, en début de baccalauréat ou en début de maîtrise. Mais la première rentrée dans un cycle universitaire revêt une importance particulière : c'est le premier pas concret vers la réalisation de son rêve. C'est aussi l'intronisation dans un monde nouveau, un cercle plus restreint où tout le monde n'est pas admis : "Je suis à l'Université. Je suis à la maîtrise.". La personne ressent souvent une fierté bien légitime. En même temps, il y a toujours un revers à la médaille, plusieurs vivent une certaine appréhension face aux défis qui se présentent : il faudra réussir les épreuves scolaires, persévérer… Quelquefois aussi, on voudra répondre à certaines attentes, ne pas décevoir car en plus du désir de l'accomplissement personnel, on sent le regard des autres, de ceux et celles qui nous envient, qui contribuent à payer nos études, qui souhaitent notre bonheur...

Q. En quoi la rentrée universitaire diffère-t-elle des autres rentrées scolaires?

R. Elle en diffère parce qu'elle coïncide, pour les plus jeunes (la majorité) avec une étape de développement intense : le passage de l'adolescence à la vie adulte. Il s'agit donc, symboliquement d'une entrée dans la vie adulte autonome. Les étudiantes et étudiants auront à faire des apprentissages nécessaires à la construction de leur autonomie et de leur identité d'adulte en plus des multiples apprentissages scolaires. Ils feront l'expérience d'une plus grande liberté : ils peuvent mener leurs affaires à leur guise, sans rendre compte à d'autres qu'à eux-mêmes. Il leur faudra en contrepartie assumer une plus grande part de responsabilité (encore le revers de la médaille) : apprendre à tenir maison, à gérer un budget et plusieurs autres aspects de leur vie personnelle (alimentation, hygiène…). Il y a aussi leur vie sociale à reconstruire s'ils arrivent de l'extérieur de la région. Ce sera l'occasion de faire de nouvelles connaissances, de développer de nouvelles amitiés. Bref, ils sont dans une période de changement importante, riche… et troublante.

Q. Quels sont les principaux problèmes que peuvent rencontrer les étudiants à la rentrée?

R. Un des principaux écueils rencontrés à la rentrée peut être la solitude, l'isolement. Pour ceux et celles qui ont une certaine inhabileté à entrer en relation, la période de la rentrée peut être particulièrement difficile. On voit les vieux amis se retrouver, on remarque ceux et celles qui savent vite s'intégrer à un groupe… La rentrée est un temps d'exubérance, de party et l'isolement n'en devient alors que plus insupportable. On peut aussi faire face à l'ennui. On vient de quitter son monde familier, sa blonde, des amis et on n'est pas si tôt arrivé qu'ils nous manquent déjà. Il s'agit là de situations normales liées à la transition que l'on est en train de vivre. On vit toujours une forme d'inconfort dans des périodes de transition. Il s'agit d'une sorte de passage obligé, avant de se sentir à nouveau à l'aise dans cet univers inconnu qui deviendra, petit à petit, familier. Il peut arriver aussi que l'on vive une forme de déception par rapport au programme d'études choisi. On se voyait déjà en arrivant à l'université vivre son rêve professionnel de façon concrète et l'on se retrouve encore sur les bancs de l'école avec des cours théoriques. Ce désenchantement, la plupart du temps temporaire, s'avère difficile pour certains.

Q. Le rite de l'initiation est-il vraiment important dans le processus d'intégration?

R. L'initiation est un rituel de passage qui marque le franchissement d'une étape importante vers un autre état, un autre statut (passage à l'âge adulte, intégration à un nouveau groupe de référence…). Pour atteindre ce statut d'initié, il faut réussir certaines épreuves. Concrètement, l'initiation favorise le contact humain, d'abord entre les initiés qui partagent les mêmes épreuves. On se serre les coudes, on devient solidaires dans l'épreuve et, une fois la tempête passée, on est soulagés, contents et l'on a déjà du vécu en commun. Ça aide à tisser des liens. Ici, à Sherbrooke, à travers les épreuves, on sent chez les initiateurs le désir d'aider les "verts" à se familiariser avec le nouveau milieu de vie : il y aura des rallies, des fêtes de l'initiation, toutes sortes d'occasions de prendre le pouls de son milieu de vie et de ses habitants (les étudiants des années précédentes, les professeurs…). Bien sûr, l'initiation peut faire peur, et peut amener quelques personnes à s'isoler davantage : dans ces grandes foires, on ne fait pas toujours dans la dentelle et la nuance, ce qui fait que certaines personnes plus vulnérables seront laissées pour compte. Il reste que ce rite de passage peut faciliter grandement l'intégration des nouveaux pour peu que les organisateurs soient conscients du potentiel intégrateur de cette activité.

Ma rentrée à l'université

Cette histoire est fictive, mais s’inspire de faits vécus…

L’année dernière, mon entrée à l’université a été difficile. Quand je me suis retrouvé ici, je n’arrivais pas à me sentir à ma place. Je ne sais pas ce qui se passait ou ce qui ne se passait pas, mais rien n’allait. Je n’arrivais pas à me lier au monde. La matière des cours me décevait. Je n’arrivais pas à m’organiser dans mes études et dans ma nouvelle vie en appartement. Je me retrouvais incapable de m’ajuster comme j’avais toujours réussi à le faire face à de nouvelles situations. Je me sentais déraciné. Je ne me reconnaissais plus, moi plutôt fonceur habituellement. Je me suis mis à douter de mon choix de programme, puis à penser que l’université n’était pas pour moi. J’étais complètement démoralisé. Je me suis alors donné un temps de réflexion sur ma vie, sur moi, sur ce que je trouvais difficile dans le moment. J’ai pris aussi le temps de retrouver la raison pour laquelle j’avais choisi de venir à l’université.

Toute cette réflexion m’a fait prendre conscience qu’à cette nouvelle étape de mon existence, j’abandonnais la sécurité d’une vie bien établie et que je me retrouvais confronté à me reconstruire une vie mieux adaptée à ma nouvelle réalité d’universitaire. Je me suis demandé ce dont j’avais besoin afin que cette transition se passe au mieux pour moi. J’avais besoin de me sentir actif dans quelque chose de déjà structuré. Ce n’était pas facile, car il fallait que je surmonte l’état d’inertie dans lequel je stagnais depuis quelque temps. Je me suis d’abord mis à la recherche d’une activité parascolaire. Comme le sport a toujours été important pour moi, les ligues intra-murales se sont avérées toutes indiquées. À partir de là, j’ai commencé à créer des liens. Puis, il m’a été plus facile de me rapprocher de mes collègues du département. À l’appartement, je me suis établi de nouvelles habitudes de vie à partir de mes différentes activités. Puis, progressivement, tout s’est replacé et mes doutes se sont dissipés. Après plusieurs mois, j’ai compris que l’arrivée à l’université constitue un plus grand effort d’adaptation qu’il n’y paraît. Tout ce que nous laissons et tout ce que nous avons à rebâtir sont autant de stress que nous avons à surmonter.

Cette année, ça va bien. Je me sens pleinement à ma place à l’université et j’ai du plaisir à faire ce que je fais. Savez-vous dans quoi je me suis impliqué? Dans le comité d’intégration des « p’tits nouveaux »…

Johanne Bernatchez, psychologue
819 821-7666

Retourner aux études après la vingtaine, pas toujours facile!

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Bonjour, je m’appelle François. J’ai trente-deux ans. Je suis marié et père de deux beaux enfants. Il y a deux ans, la compagnie pour laquelle je travaillais depuis douze ans a dû fermer ses portes. Je me suis mis à la recherche d’un nouvel emploi, mais ce fut peine perdue. J’avais complété des études collégiales, mais les postes offerts qui m’intéressaient demandaient une formation universitaire. Nous en avons discuté ma femme et moi et j’ai finalement pris la décision d’aller à l’université. J’avais prévu que ce serait difficile mais, à mon étonnement, la plus grande difficulté était avec les autres. C’est certain que la différence d’âge y était beaucoup pour quelque chose. Bien que j’admirais l’intelligence de mes confrères et consoeurs de classe, leur inexpérience, et, dans certains cas, leur immaturité, ne m’incitaient pas à me rapprocher d’eux. D’autre part, je décodais parfois chez eux de l’impatience à mon égard devant mes nombreuses questions en classe. Nos intérêts semblaient diverger beaucoup aussi. Il me paraissait difficile de parler d’autre chose que des sujets académiques. Qu’est-ce qu’un jeune de vingt ans peut comprendre de la vie d’une personne de plus de trente ans? Une autre difficulté, et non la moindre, était au niveau des travaux d’équipe : d’abord pour trouver des coéquipiers avec lesquels j’espérais avoir un peu d’affinité, puis pour trouver des moments libres, mes disponibilités étant restreintes à cause de mes responsabilités familiales. Je me retrouvais dans une situation d’isolement qui ne me convenait pas et qui, je crois, ne facilitait pas non plus mon intégration à la vie universitaire. J’ai décidé de changer mon attitude en ne m’arrêtant pas aux différences mais en tentant de considérer ce qu’il y avait au-delà de celles-ci. J’ai pris le temps de connaître les étudiantes et les étudiants autour de moi, et de me laisser connaître un peu aussi. J’ai pu ainsi me lier davantage avec quelqu’un qui faisait aussi un retour aux études après quelques années sur le marché du travail. Cela m’a permis de réaliser avec le temps que, même s’il existe des différences au niveau de nos préoccupations personnelles, le fait de partager les mêmes ambitions et les mêmes difficultés liées à notre formation nous rapproche et cela, bien au-delà de l’âge et des responsabilités.

Jean Lafontaine, psychologue
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666

Une histoire qui se répète

Quand je vois le campus être envahi à nouveau par une marée de petits nouveaux et nouvelles, je repense à ce dont j’ai été témoin au cours des années passées. À chaque automne, un certain nombre d’étudiants parmi les nouveaux font face aux mêmes obstacles dont, malheureusement, l’issue les mène parfois, soit à de la désillusion, soit à des échecs, ou à de la démotivation ou encore carrément à l’abandon des études universitaires. Il y a ceux qui sont déçus de leur programme d’études parce qu’ils s’attendaient à autre chose. Il y a ceux qui se rendent compte qu’ils ne sont pas du tout à leur place dans leur choix de programme.

Il y a ceux qui s’ennuient parce qu’ils ont laissé derrière eux gang, famille, amoureux ou amoureuse, et qui ne trouvent pas moyen de créer de nouveaux liens ici. Il y a ceux qui vivent en appartement pour la première fois et qui trouvent lourd de s’organiser avec tout ce que cela implique. Il y a ceux qui vont avoir de la difficulté à s’adapter aux exigences des études universitaires. Généralement, ceux là, c’est autour de la mi-session que le choc se produit. Et finalement, il y en a d’autres qui, à l’autre extrême, vont « partir sur la foire », un party après l’autre, croyant qu’ils pourront facilement rattraper le retard qui s’accumule. Tout ça pour dire que, même si c’est toujours du nouveau monde qui entre à l’université, à chaque année les mêmes histoires se répètent.

Heureusement, la réalité n’est pas toujours aussi « hard », car bon nombre d’étudiants réussissent, malgré les heurts et le stress qu’ils éprouvent, à s’adapter à leur nouvelle vie d’universitaire. Parmi ceux-là, une attitude gagnante se remarque. Celle de ne pas tarder à aller chercher assistance auprès de collègues, d’enseignants, ou encore auprès des différents services lorsqu’ils font face à une difficulté insurmontable. Alors, faites de votre aventure universitaire une histoire qui se termine bien! Lorsque vous rencontrerez une difficulté qui vous dépasse, n’attendez pas et demandez de l’aide!

Johanne Bernatchez, psychologue
Service de psychologie et d’orientation 819 821-7666