Les Soins critiques et la traumatologie au CHUS

S'organiser pour sauver encore plus de vies.

Un modèle importé des États-Unis

Ayant été prévenus par les ambulanciers de l'arrivée d'un polytraumatisé et de son état, une équipe multidisciplinaire se prépare :  infirmières, urgentologue, radiologiste, anesthésiste, chirurgien, bref, tous les spécialistes susceptibles d'être demandés se précipitent à l'urgence et planifient les soins avant même que le patient ne fasse son entrée.  Cela fait gagner un temps énorme, ce qui augmente les chances de survie et diminue le risque de séquelles.  Le CHUS est le seul hôpital au Québec à procéder ainsi.  Le Dr Marcel Martin affirme que ce modèle, inspiré de ce qui existe aux États-Unis, a fait passer la mortalité de 8% à 2% à la salle d'urgence.

En quinze ou dix-huit minutes au maximum, les problèmes vitaux du patients ont été réglés et il est prêt à se rendre au bloc opératoire, si nécessaire. 

De moins en moins besoin d'opérer

Au CHUS, entre 95% et 98% des blessés sont «embolisées», évitant ainsi le passage au bloc opératoire.  L'embolisation est rapide et facile à supporter pour l'organisme et permet aux patients de guérir plus facilement.  Au Québec, le CHUS est l'un des hôpitaux les plus dynamiques dans ce domaine.

Le CHUS, centre de référence supra-régional

Chaque année, le CHUS reçoit plusieurs centaines d'urgences vitales.  Environ deux par jour.  Les patients viennent de l'Estrie, d'Arthabaska, de Drummondville, de Granby, de Cowansville, etc.  Comme hôpital universitaire supra-régional, le CHUS est en mesure d'accepter les cas les plus graves de partout sur son grand territoire.

Les interventions ultra-spécialisées sont réparties entre les deux hôpitaux; les ambulances sont dirigées vers l'Hôtel-Dieu ou l'Hôpital Fleurimont selon les besoins du patient.  Durant un séjour en soins critiques et traumatologie, une soixantaine de professionnels veilleront de près ou de loin sur santé du patient : du médecin au nutritionniste, en passant par la travailleuse sociale et les techniciens de laboratoire.

Pour répondre aux besoins de la clientèle et assumer sa responsabilité de centre de référence, le CHUS possède des installations à la fine pointe de la technologie.

Les troisièmes meilleurs «soins intensifs» en Amérique du Nord.

Les soins intensifs sont avisés en même temps que l'urgence de l'arrivée d'un patient, ce qui permet de planifier les interventions et de préparer une chambre.

L'équipe se compose d'infirmières, de médecins, d'ergothérapeute, de physiothérapeute, d'inhalothérapeute, de pharmacien, etc.  Tous ces intervenants travaillent dans le même sens, soit à s'assurer que le patient récupère le maximum de ses capacités.  Dans le cas d'un accidenté, la réadaptation débute le lendemain de l'accident, ce qui est particulier au CHUS.  Les exercices se font dans la chambre du patient, au moment le plus propice pour celui-ci.  Au début, cela peut se résumer à de simples étirements des jambes pour éviter l'ankylose et la faiblesse musculaire.  Tous les patients font de la réadaptation, peu importe la nature de leurs traumatismes, afin de leur donner le maximum de chances de s'en sortir avec le moins de séquelles possibles.

De par leurs résultats - soit le rétablissement des patients - les soins intensifs du CHUS sont les troisièmes plus performants en Amérique du Nord.  Notre grande force, c'est notre équipe.  Tous les intervenants travaillent à un seul objectif :  la survie et la réinsertion sociale de la personne.