Les étudiants natifs numériques : trop branchés pour apprendre?
9 novembre 2010
Dans le cadre de sa veille, le personnel du Service de soutien à la formation a découvert « Digital Nation – Life on the Virtual Frontier », un documentaire de l’émission Frontline à la chaîne américaine PBS, qui examine divers aspects de nos vies de plus en plus connectées. Point de départ intéressant pour une discussion sur la question de l’enseignement aux « natifs numériques », il y est notamment question de la pertinence de l’intégration des technologies à la formation et des effets des nouveaux médias sur l’apprentissage et la concentration des étudiants « multitâches ».
Le mardi 9 novembre 2010, de 16 h à 18 h, à l’Agora du Carrefour de l’information, cette table ronde réunit Denis Bélisle, professeur au Département de lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines, Sylvain Bérubé, chargé de cours à la Faculté des sciences et à la Faculté d’éducation, Christelle Lison, professeure à la Faculté d’éducation, Lauran Ayotte, étudiant à la maîtrise en philosophie et vice-président affaires académiques, REMDUS. Elle est animée par Christian Barrette, enseignant retraité du collégial et chargé de cours à PERFORMA de l’Université de Sherbrooke.
Certains auteurs considèrent que les « natifs numériques » – ces jeunes qui n’ont pas connu le monde sans ordinateur – sont aussi familiers avec les technologies informatiques qu’avec leur langue maternelle. C’est pourquoi les partisans des technologies éducatives répètent qu’il est essentiel que les formateurs appuient leur enseignement sur des outils utilisés quotidiennement par les jeunes, de manière à les rejoindre là où ils sont. En contrepartie, des « natifs » avouent n’avoir qu’un niveau d’attention limité, ce qui leur rend la lecture voire la concentration difficiles. « Honnêtement, je ne suis pas capable de m’asseoir deux heures d’affilée pour me concentrer sur quoi que ce soit », explique Alex, un étudiant interrogé pendant le film. Se peut-il que les médias numériques soient précisément responsables de ce papillonnement? Si c’est le cas, les TIC peuvent-elles aider les enseignants à parler « natif » ou ne risquent-elles pas d’amplifier le problème?
