Une semaine de vacances, ça se fête. La pause du 18 au 26 juillet était surlignée bien foncé sur mon calendrier. Oasis temporel entre mes stages de médecine de famille et de chirurgie générale, ces quelques jours se devaient d’être occupés et reposants à la fois. Après quelques coups de téléphones et une brève correspondance courriel avec Jérôme et Martin, j’étais déjà sur la route des vacances.
Trois semaines après mon arrivée à Chicoutimi, la température estivale que j’avais cru semer sur l’autoroute du parc des Laurentides vient de me rejoindre. Le soleil plombe sur le Saguenay et les restos du centre-ville ont décoré leurs terrasses. Entre les journées d’unité de médecine familiale, les soirs d’urgence et les après-midis en chirurgie ophtalmologique, j’ai pris le temps de réapprivoiser les petits coins de ville que j'aimais fréquenter ces dernières années.
Alors que les feuillus et les terrasses sont en été, le ciel est en automne et je suis en médecine de famille. La rue Racine s’endimanche tranquillement pour la saison chaude. Se succéderont bientôt les festivals d’été et les semaines ensoleillées passés entre le vieux port, la plage et l’hôpital. Confortablement assis avec quelques amis et une moyenne crème molle à la vanille trempée dans le chocolat, l’été s’annonce agréable.
Dimanche 3 mai, le soleil de fin d’après-midi plombe sur les autoroutes de la métropole et je traverse la ville pour me rendre à Longueuil. Les trois dernières semaines de mon stage de Gynéco-Obstétrique auront lieu à l’Hôpital Charles-Lemoyne, site affilié à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.
Vous étiez nombreux à Sherbrooke samedi dernier alors que le Campus de la santé ouvrait ses portes aux candidats collégiens et universitaires pour le TAAMUS. Ordre du jour habituel : présentation du programme et des sites de formation, visite des lieux, rencontre des étudiants de première année et, bien sûr, le test de sélection.
Les stages de gynéco-obstétrique ont un caractère bien particulier. L’accouchement étant une joie aussi intense qu’imprévisible, les stagiaires et les obstétriciens se doivent d’être à l’affût, 24/7. En plus d’effectuer les suivis de grossesse, le stage en obstétrique permet aux étudiants d’être de garde 24 heures sur 24 pour suivre les accouchements et les césariennes d’urgence au bloc opératoire. Avec autant d’action à l’hôpital, des journées ensoleillées, le jogging et les copains de Sherbrooke, l’externat se donne un petit goût de revenez-y.
Mon stage de santé communautaire se termine demain, un mois après mon arrivée à Sherbrooke; comme moi, le printemps s’est bien installé. L’après midi qui file n’a rien d’extraordinaire, je profite de la tranquillité des résidences du CHUS pour préparer la présentation de mon projet de recherche qui a lieu demain.
Tranquille refuge, monde de brique et de fauteuils, odeur de café, murmures de sagesse. Repère étudiant ocre et chocolat, réflexions circonférentielles et regards échangés. Le temps d’un après-midi, l’ambiance est à l’automne et j’étudie tranquillement dans cet antre où le temps file au ralenti.
Encore une fois aujourd'hui, je partage avec vous une petite page de mon passage à Chicoutimi. Il s'agit d'un article que j'ai rédigé l'an dernier pour le journal l'Influx de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. Comme plusieurs d'entre vous se retrouveront bientôt sur un campus universitaire, dans une faculté de médecine, j'ai cru que cet article pourrait vous donner un avant-goût des sentiments qui vous attendent à bras ouverts.
Mars approche, les guides des programmes se feuillètent, les entrevues se préparent. Je me remémore ma soirée du 28 février d’il y a 3 ans déjà. J’avais alors fait quelques coups de fil à des amis de ma classe qui étudiaient en médecine à l’Université de Sherbrooke. De mon côté, j’étais bien en selle à la première année de mon baccalauréat en Physique. Vas-y, vas-y pas… finalement, j’avais envoyé ma candidature par Internet à quelques heures de la date limite. Quelques années plus tard, me voilà ici, entre mon guide pratique d’infectiologie, mon café et iTunes à vous rappeler que tous les chemins mènent à la médecine et que votre courage sera, je vous le souhaite, récompensé d’ici quelques mois.
Mercredi 17 décembre, campus de médecine de l’UQAC - La fatigue a gagné tous les étudiants en fin de session. Un peu tout le monde se téléphone en début d’après-midi pour se souhaiter une bonne matinée. Quelques étudiants rôdent encore sur le campus pour finir de rapatrier leurs affaires : rituel soulageant. Les évaluations sont histoire du passé. Le groupe est voué à éclater avec le début de l’externat. Tous et chacun se sauveront en stage sitôt la période estivale terminée. C’est le temps de faire un party.
Montréal a toujours été ma ville. J’adorais visiter les petits cafés plein d’ambition et d’artefacts culturels mi-mode. Les samedis après-midis sans fin passés à courir les marchands de disques; petits plaisirs hebdomadaires. La rue St-Denis en fin d’après-midi, les spectacles de projets émergents des arrière-scènes du centre-sud, station McGill et l’illustre ligne verte… bref, mes souvenirs d’adolescence sont enfouis dans la métropole.
Avec un stage d’urgence à Québec pour démarrer l’externat, 16 gardes de huit heures, quelques chapitres à parcourir, un hôpital au centre du Vieux-Québec, la table était mise pour que j’ajoute une ville à ma carte.
Quoi de mieux pour amorcer les vacances de Noël qu’un petit séjour en plein air. Quelques jours entre les quatre murs d’un petit shack en bois rond, quelques jours de raquettes dans les sentiers du parc du Mont-Tremblant, voilà qui réaligne les neurones après une longue session d’examens.
- Faut que t’écrives ton nom sur le tableau derrière toi.
- Ok.
- Bon tout le monde on a un externe qui a hâte de commencer. Tiens, voilà le dossier de ton premier patient, il est dans la chambre 7. Ici tu va en voir des vertes pis des pas mûres. Bienvenue à l’Hôtel-Dieu. »
Le parc des Laurentides est déjà dans un état hivernal bien installé, mais ce n’est pas la principale raison pour laquelle les étudiants de Chicoutimi diminueront leurs retours à la maison bientôt. 23 novembre et ainsi de suite, ce sera bientôt le temps d’écrire son matricule sur sa copie d’examen et de se vider les méninges avant de pouvoir sauter dans les tourtières, les bûches de Noël et les papiers d’emballage.