Jeudi, 26 avril 2007
Voici la fin de notre voyage. C'est aussi ma dernière journée en Colombie-Britannique. Dans environ 7h, je serai dans l'avion en route vers le Québec. Depuis la semaine dernière, ça sent la fin. En effet, un de mes collègues de travail a quitté vendredi dernier. Ça fait étrange de voir quelqu'un avec qui j'ai travaillé 4 mois partir, et de penser que je ne le reverrai peut-être pas. Ensuite, cette semaine, mercredi, c'était MA dernière journée. J'ai fait un dernier petit tour de mes collègues pour leur souhaiter la meilleure chance. J'aimerais que mon stage continue parce que mes collègues sont géniaux, mais j'ai bien hâte d'être au Québec pour voir ma famille. J'ai aussi hâte de revoir mes amis d'école, mais moins hâte d'être dans le rush pour mes travaux. Mes sentiments sont tellement partagés face à la fin de mon stage.... J'imagine que je vous en reparlerai quand je serai de retour au Québec. D'ici là , voici la fin de notre visite de la Colombie-Britannique.
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Mercredi, 18 avril 2007
Pour ceux qui ont le poil frisé sur les bras à cause du titre, je tiens à faire remarquer que même si le Québec devenait indépendant, nous aurions tout de même été au Canada. Et parlant de séparation, en discutant de politique avec les gens d'ici, j'ai appris que nous n'étions pas les seuls à vouloir un pays. La Colombie-Britannique a un parti séparatiste quand même assez fort selon les gens au travail. Donc pour ceux qui sont tannés de se faire clouer à 51 % / 49 % à tous les référendums, j'ai une autre solution. Plutôt que d'essayer de convaincre votre voisin (les gens essayent depuis 30 ans et ça ne fonctionne pas...), déménagez en Alberta, votez pour la séparation, puis allez en Ontario... Quand le Canada se sera séparé du Québec, vous aurez enfin accompli votre but. Mais bon, ce n'est qu'une idée comme ça. Pour le reste de notre aventure, je vous ai pondu cette carte sur Google Maps pour vous aider à suivre. En route!
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Mardi, 17 avril 2007
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Désolé pour ce petit temps d'absence, mais comme je vous l'avais dit dans mon dernier post (envoyé de façon urgente d'ailleurs), ma copine est venue passer environ une semaine à Vancouver. Cette semaine a été assez essoufflante et ce n'est que maintenant que j'ai le temps de vous raconter tout ce qui s'est passé.
Le tout va être assez simple: suivi en terme de jours, avec une description de l'itinéraire, suivi de quelques photos avec des commentaires. Je vais essayer de garder ça court parce que j'en aurai probablement pour très longtemps.
Je tiens aussi à noter que les photos que je vous montre ne rendent en aucun cas toute la beauté des paysages que nous avons pu voir. Elles ne sont qu'un vulgaire aperçu de toutes les images qui emplissent maintenant nos têtes. Donc si j'ai un conseil, avant d'aller voir à l'autre bout du monde, pensez à visiter votre propre pays (ou continent pour les séparatistes). Les rocheuses valent définitivement la peine d'être vues. Et un dernier conseil, venez en été. La température à Vancouver est totalement aléatoire. Nous avons été très chanceux pour cette période de l'année, il a fait beau la majorité du temps. Mais nous avons tout de même reçu de la pluie, majoritairement concentrée pendant nos déplacements. Ça nous a sauvé le mouillage, mais ça a gâché des paysages.
Bonne lecture!
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Lundi, 2 avril 2007
Samedi soir, 10h. Comme je vous l'ai dit à la fin de mon dernier post, ma copine vient passer une semaine à Vancouver. Eh bien, le temps est arrivé!!! Dans une quarantaine de minutes, je vais descendre la rue pour prendre l'autobus et aller chercher ma douce à l'aéroport de Vancouver. Un petit trajet de 40 minutes. Après, j'attendrai patiemment près du carrousel où ses bagages devraient arriver (avec les bagages perdus, on ne sait jamais). Je dois dire que j'ai assez hâte de la voir! Cette petite semaine après trois mois d'absence fera du bien. Ça va donner du courage pour les trois semaines qu'il me restera à rester seul après son départ. Quoique pendant l'été, ça ne sera pas génial non plus : elle fait sa maîtrise à Montréal (cerveau sur deux pattes) et je vais étudier à Sherbrooke tout l'été... Mais bon, à mon retour, j'aurai une fin de semaine avec elle avant le début des cours, et je pourrai passer mes fins de semaine à Montréal pendant la session. Sinon, pendant qu'elle sera ici, nous irons revisiter les plus belles choses que j'ai vues. Aussi, Simon et Mic ont pris 2 jours de congé, ce qui nous donne cinq jours pour aller visiter les alentours. Nous n'avons pas encore décidé ce que nous allions faire exactement, mais nous avons trois choses en vue : Whistler, île de Vancouver (Victoria, capitale du BC) ou Seattle, pour aller voir nos amis chez Microsoft, et rire un peu d'eux  Je vous en reparle avant longtemps, mais je dois y aller pour l'instant, sinon je vais arriver en retard :(Â
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Mardi, 27 mars 2007
D'accord, la première étape est vraiment de clarifier le titre. Je ne parle pas d'isolation mécanique ici, mais bien d'isolation électromagnétique. En effet, le bruit de la route ne me dérange absolument pas. Ma plus grande source de frustration vient du gars assis à côté de moi qui ne peut pas passer 10 minutes tranquilles dans l'autobus sans contacter toute sa gang d'amis et leur raconter la merveilleuse soirée d'hier soir. Je réponds donc à ce problème en disant : transformez-moi tous ces autobus en cage de Faraday (en gros, une cage de Faraday empêche les ondes électromagnétiques d'entrer dans la cage, produisant l'effet désiré d'empêcher toute conversation téléphonique)!!! Les cellulaires... merveilles de la technologie. Pour les gens qui déménagent souvent, cette solution est beaucoup moins chère que de se faire brancher tous les 4 mois (il faut être étudiant pour déménager si souvent, ou VRAIMENT aimer ça). À ce qu'il paraîtrait, certains plans peuvent aussi coûter moins cher qu'une ligne téléphonique. Évidemment, le côté « toujours disponible » est un peu plus personnel. Certains trouvent ça bien pratique alors que je trouve que c'est une invasion terrible dans notre vie. Je ne dispute pas le fait que les cellulaires soient pratiques ou non, mais plutôt l'utilisation que nous en faisons. Dans le métro de Montréal, je crois que le problème est réglé... Le signal, quoique je n'aie pas fait la vérification, doit être très faible et doit empêcher la majorité des conversations cellulaires  Mais ici, on n'a jamais de repos : skytrain, autobus... il n'est jamais inopportun de discuter des exploits (je ne précise pas la nature de ces derniers) de la veille avec son bon ami. C'est ce qui me permet de vous raconter l'histoire de la fille qui n'a rien fait avec l'autre gars même si son chum pense que oui, mais elle ne sait pas trop quoi faire avec ça, blah blah blah. Ou encore cette fille qui aime vraiment le gars et qui est désolée d'avoir « pogné les nerfs » si vite, ou le gars qui a passé la nuit la plus chaude dans son bar préféré la nuit dernière. Personnellement, je ne crois pas que ce genre de choses devraient être discutées dans un endroit public, encore moins lorsque de jeunes enfants peuvent entendre ces conversations. Étant donné l'incapacité de la majorité des gens à parler doucement au cellulaire, toutes les histoires abordées par les interlocuteurs sont du domaine public. La seule partie qu'il nous manque pour faire un show réalité (aute abhération de notre société dont je pourrai discuter une autre fois, si je ne me rappelle pas, faîtes-moi y penser), c'est le bout ou l'autre personne parle. Est-ce que c'est seulement moi qui suis irritable ou la majorité des gens ne savent pas comment se comporter en public? Ceci était ma ventilation pour le gars qui était assis à côté de moi dans l'autobus ce soir. Sur une note plus joyeuse, ma copine a réussi à prendre des congés à son travail pour venir me visiter la semaine prochaine!!! J'ai aussi pu prendre des vacances toute la semaine. Je vais lui faire visiter les belles choses que j'ai vues à Vancouver. Et pour la fin de semaine de Pâques, mes colocataires prennent aussi congé et nous allons louer une auto pour visiter Whistler et l'île de Vancouver sur laquelle se trouve Victoria, capitale du BC, mais pas la ville de Vancouver. J'ai très hâte de la voir. Pour terminer, voir des commentaires sur les billets que je publie est très encourageant et aide à augmenter la fréquence des posts. Je crois que c'est aussi les cas pour les autres blogueurs.
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Lundi, 19 mars 2007
Cette semaine, un collègue de travail m'a posé cette drôle de question. En premier lieu, j'ai trouvé ça assez comique. Puis j'ai pensé, et je me suis rendu compte que cette question n'était pas si simple à répondre... Et puis, ça m'a amené à me poser la question : par quelles étapes passons-nous quand nous apprenons un langage? J'ai essayé de repenser aux premières fois où j'ai parlé en anglais. Le processus était simple : enregistre en anglais, traduis en français, rejoue la phrase en français, comprends, formule une réponse, traduis la réponse en anglais et rejoue la réponse... Assez laborieux pour une simple discussion. Cette « technique » engendre aussi certains inconvénients : perte de fluidité dans le discours et formulation très francophone. À ce stade, les conversations sont très exigeantes. Tout d'abord, simplement écouter et comprendre ce que son interlocuteur dit demande beaucoup plus d'attention. En effet, dans notre langue native, le cerveau fait un travail phénoménal pour nous. Tout d'abord, sans entendre toutes les sonorités dans un mot, notre cerveau peut établir une liste des choses qui auraient pu être dites. Une petite analyse de corrélation avec les mots faisant partie de la liste des mots possibles et le contexte de la phrase ou de la discussion permet généralement de déterminer le mot de façon assez précise. Et dans le pire des cas, soit celui où le mot n'est absolument pas compris, il est possible qu'il ne soit même pas nécessaire à la compréhension de la conversation. Au début de l'apprentissage d'une langue seconde, la quantité de vocabulaire est très faible, ce qui nous enlève la faculté de suivre une conversation sans trop d'effort. Puis le contexte n'est pas compris immédiatement, ce qui nous empêche de faire de la corrélation. Nous devons donc être très attentifs pour ne rien manquer de ce qui est dit. Et lorsque vient le temps de répondre, étant donné que nous essayons généralement de retraduire ce que nous avons pensé dans notre langue native, nous ne trouvons pas toujours facilement les mots que nous voulons utiliser. Et pour ce qui est des expressions, c'est à oublier. Ensuite, on s'habitue un peu. Le vocabulaire s'élargit, ce qui nous aide à suivre les discussions plus facilement. Pour les réponses, c'est aussi beaucoup plus facile : on pense à une phrase d'une certaine façon, puis on ne trouve pas les mots qu'on veut, on recule, puis on prend des détours, jusqu'à ce qu'on puisse exprimer ce qu'on veut. Le travail est laborieux, mais compensé par le fait qu'on ne pense plus dans notre langue native, mais bien dans celle avec laquelle nous tentons de communiquer. Les expressions commencent à rentrer, ce qui aide à être plus clair et plus spécifique dans certaines situations, ou tout simplement mieux comprendre ce que les autres nous disent. Cependant, sur certains sujets, les mots nous manquent. Finalement, le deuxième langage devient une seconde nature. Les expressions sont maîtrisées, le vocabulaire est complet et les mots qui nous manquent ne nous viendraient probablement pas à l'esprit même dans notre langue native. Les discussions peuvent être suivies sans difficulté, et ce, même dans les bars (où la majorité des mots ne sont que partiellement ou pas entendus  ) Quand je suis arrivé à Vancouver, j'ai trouvé que discuter avec les gens demandait beaucoup d'énergie. Cependant, j'étais déjà capable de penser en anglais. Après environ 2 mois ici, je comprends beaucoup mieux l'anglais et je me fatigue moins à entendre les gens parler. En espérant que les deux prochains mois ici me permettront de mieux connaître les expressions. P.S. J'aimerais savoir si vous préférez des billets plus courts et plus fréquents, ou plus longs mais plus espacés. Je me servirai de ça pour essayer de déterminer la quantité de contenu que je mets dans mes billets. Merci d'avance.
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Jeudi, 1 mars 2007
Vancouver, Montréal... ce n’est pas si différent après tout. Certains fervents patriotiques, incluant mes grands-parents, diraient probablement : « À part les Anglais ». Mais bon, à part les différences de culture, qui sont d'ailleurs noyées dans l'individualisme que crée l'ambiance de ville métropolitaine, il n'y a rien de mieux qu'une grosse ville pour ressembler à une grosse ville (et non!, Drummondville n'est pas une grosse ville, petit mot pour mon colocataire  ). Montréal a accueilli l'exposition universelle en 1967, Vancouver a eu le même honneur en 1986. Montréal a été la ville hôte des Jeux Olympiques d'été en 1976, Vancouver aura les Olympiques d'hiver en 2010. La construction du Métro de Montréal s'est terminée en 1966, à temps pour l' Expo 67. Le SkyTrain de Vancouver a été inauguré en 1986, à temps pour accueillir les visiteurs de l' Expo 86. Il a été assez surprenant de voir le logo de Bombardier, entreprise bien de chez nous, dans des wagons à l'autre bout du Canada (et presque à l'autre bout du monde). Une recherche rapide montre que Bombardier a aussi été sollicité pour le Métro de Montréal. Sans pouvoir m'en souvenir (car 1967 et 1976 sont bien avant mon temps), je sais que les événements à Montréal ont fait multiplier les chantiers de construction. Encore aujourd'hui, nous restons avec les vestiges de cette époque : La Ronde, Biosphère, complexe olympique, résidences d'athlètes, Casino de Montréal, etc. Pour Vancouver, je n'étais pas ici en 1986, mais les archives me disent que le BC Place Stadium et le Canada Place ont été construits pour l'occasion. D'ailleurs, tous ces « monuments » fameux (parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en) comportent un point en commun. Le Stade Olympique, le BC Place Stadium et le Canada Place ont des toits d'une architecture qu'on pourrait qualifier d'exotique (pour être poli). Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler des « événements » (pour ne pas dire problèmes) reliés au toit du Stade Olympique, je vous laisse en parler à votre famille. Pour le BC Place Stadium, les concepteurs ont trouvé l'idée de tenir un toit par le haut trop peu originale... On pourrait croire qu'ils se sont dits : « À l'autre bout du Canada, ils tiennent le toit par le dessus, et bien nous, on ne le tiendra tout simplement pas!!! » Ainsi fut-il fait : le dôme du BC Place Stadium est tenu en place par une surpression créée par plusieurs ventilateurs à l'intérieur du stade. Fait assez cocasse, deux semaines après notre arrivée à Vancouver, nous apprenons aux nouvelles que le toit du BC Place Stadium s'est déchiré... Légère impression de déjà -vu ici  Suite à cette petite parenthèse, je continue sur l'idée du paragraphe précédent. Donc, les événements internationaux comme les Jeux Olympiques entraînent un renouvellement des villes. Pour Vancouver, nous sommes en plein dans la période de « reconstruction ». La ville au complet est en chantier, comme si tout allait être refait pour 2010. À mes yeux, c'est un peu comme quand mes parents me demandaient de faire le ménage de ma chambre et que je mettais tout en dessous de mon lit... (Allez, je sais que vous l'avez aussi fait). J'imagine qu'un économiste pourrait m'expliquer tout ce mouvement de façon beaucoup plus éclairée, quoique je n'y tienne pas vraiment (Génie et Administration forment un couple en constante rivalité, donc si quelqu'un vous dit que les partys sont plus intéressants à la Faculté d'administration, vous savez maintenant que vous ne devez pas le croire). Sur ce, je vous laisse. Je dois regarder quelques petites choses pour les CS Games 2008, car à partir du 9 mars (date des CS Games 2007), notre comité prend le flambeau (en parlant d'olympiques). PS: Nos amis canadiens nous aiment
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Mercredi, 14 février 2007
Lundi 12 février, 2:38AM PST, retour à la maison après une soirée de rêve (ou presque). Un peu de Pink Floyd, parce que c'est tellement bon pour aider à écrire! Moi et mes colocs venons de découvrir le nightlife de Vancouver! Mais attention, quand je dis nightlife, je ne parle pas de bars (que j'haïs particulièrement d'ailleurs), mais plutôt d'une soirée chez le superviseur de Mic. Dis comme ça, ça paraît un peu étrange, mais si vous connaissiez l'ambiance qui règne où je travaille, vous n'auriez manqué ça pour rien au monde! Nous avons tous été invités puisque la femme du boss à Mic est Québécoise, et quand on est loin comme ça de la maison, on a tendance à se rapprocher. Donc, nous avons quitté la maison vers 4:20PM pour prendre l'autobus vers le centre-ville de Vancouver, plus précisément, la station Burard. En chemin, nous sommes passés par Métropolis (le gros centre d'achat) et avons été témoins d'une scène plutôt désagréable : bagarre de rue, plusieurs jeunes se couraient après à la station d'autobus, et je crois avoir vu des couteaux :(Les choses n'ont pas mal tourné, mais c'est tout de même un peu stressant quand il y a autant de mouvement et de stress, on ne sait jamais comment les gens peuvent agir. Quand j'y repense, ça me fait un peu de peine, et ça me fait voir ma soirée d'un moins bon oeil  Mais bon (avec un peu moins d'enthousiasme dans ma narration), nous avons pris le Skytrain jusqu'à Burard puis avons marché une dizaine de minutes jusqu'à notre destination. Puis a commencé une soirée très intéressante. J'ai rencontré une femme qui est originaire des Laurentides et qui habite Vancouver depuis maintenant 30 ans. Elle n'a pas perdu son français, mais elle est beaucoup plus à l'aise avec l'anglais. J'ai ensuite été initié aux Martinis (le boss de Mic est un amateur de ces derniers) et je me sentais un peu comme James Bond. Après le deuxième Martini, ma langue a commencé à se faire aller un peu plus vite (effet très connu de l'alcool) même si elle n'est pas trop lente d'habitude. C'était vraiment spécial parce que nous avions une opinion semblable sur plusieurs choses, même la politique! Nous avons aussi bien ri de l'invasion du français dans la langue anglaise. Tout au long de la soirée, nous trouvions de nouveaux mots qui sont utilisés par les anglophones dans le langage courant. Après les Martinis, qui ont frappé assez fort d'ailleurs, nous avons passé au Porto avec des chocolats russes. Excellent! Le Porto était très sucré et se mariait très bien avec le goût sucré des chocolats. Et ceux qui me connaissent savent que j'adore le chocolat  . Puis, comme on dit en bon Québécois, parle parle jase jase, il est 7H, puis parle encore un peu, je regarde ma montre et il est déjà 11H, et nous travaillons demain. Mais c'est tellement intéressant de discuter avec nos hôtes, je ne fais pas part de l'heure tardive à mes compatriotes  . J'aurais aimé que ça continue plus longtemps, mais Sim brise le party en remarquant qu'il est tard et que nous travaillons demain. À vrai dire, je crois que Sim a vu juste en remarquant que nos hôtes semblaient fatigués et étaient trop polis pour nous dire de partir. Et puis, il commençait à être temps parce que nous prenions l'autobus pour revenir à la maison. Dans les endroits anglophones, la vie de nuit finit beaucoup plus tôt, tout comme les services. Cause ou effet, la poule ou l'oeuf, grande question existentielle... Toujours est-il que nous avons vu que les bars fermaient à 11H le dimanche, et seulement à 1H les soirs de semaine. Nous nous sommes dirigés vers la station Burard pour prendre le Skytrain, mais nous nous sommes butés à des portes fermées (plus précisément, des grilles). Nous avons donc entrepris de marcher jusqu'à la rue Georgia, où l'autobus 19 passe. Nous avions vu cet autobus à Métrotown et savions qu'elle nous amènerait proche de la maison. Mais la 19 ne passait pas à la hauteur que nous étions, nous avons donc descendu la rue Georgia à partir de Burard jusqu'au BC Place Stadium. La marche était parfaite (ou presque). Il pleuvait un peu, mais la température était vraiment agréable (5-10 degrés C). C'était vraiment bien de voir Vancouver dans la tranquillité de la nuit. Les lumières étaient belles, la ville dormait, il n'y avait presque aucun piéton, presque aucune auto. Vraiment, il ne me manquait que deux choses pour rendre ce moment inoubliable : ma blonde et du Pink Floyd (ou du Genesis, c'est aussi bon)! L'impression qu'on a quand il n'y a plus rien qui tourne autour de soi, que les écouteurs du baladeur font comme s'il y avait un super ensemble de speakers installés partout dans la ville et qu'ils jouent la meilleure musique. Un vrai paradis! Comme si rien ne pouvait nous faire toucher terre. Et la pluie, à vrai dire, ajoutait à l'apaisement. Ajoutait un peu au sentiment d'immobilité, de stagnance. J'aurais tellement entendu les paroles de « Take it back » sur « The Division Bell » résonner dans la ville (pour ceux qui ne connaissent pas, cette chanson a un effet de grandeur, de profondeur infinie, un peu comme le reste de l'album d'ailleurs), dans ma tête. Mais là , je regarde l'heure, 4H20AM, et je me sens revenir à la réalité (parce que juste de penser à tout ça m'a fait voler). Travail demain dans moins de 5 heures. Ça va faire mal, mais je ne regrette tellement pas. Si vous voulez partager avec moi ces petites choses qui immortalisent un moment, j'en serais très reconnaissant. C'est toujours intéressant de voir comment nous sommes tous tellement pareils sur certains points et si différents sur d'autres. «Money, so they say Is the root of all evil today.» - Pink Floyd - Money
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Dans ma famille, les photos ont toujours été assez présentes. En fait, mon père avait un très bon appareil photo et une bonne connaissance des principes de base de la photographie (exposition, sensibilité du film, focus, etc.). Étant assez curieux de nature, j'ai dû poser pas mal de questions et mon cerveau a tout enregistré ça. Mon père prenait des photos en diapositives et on faisait des soirées de projection avec les bons vieux carrousels (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est comme une présentation PowerPoint, mais sans ordinateur  ). Depuis, je n'avais jamais repensé à la photographie. Quand j'étais petit (haha, je commence déjà , ça ne sera pas beau dans 30 ans), il n'y avait pas d'appareils numériques. Faire de la photo impliquait donc de prendre de belles photos du premier coup et d'attendre un certain temps avant de voir le résultat de notre travail. Les appareils étaient assez dispendieux, tout comme les films d'ailleurs. Puis est venu le temps des appareils numériques, où tout le monde peut être un photographe « professionnel ». J'ai pris un certain temps avant d'embarquer sur cette nouvelle technologie étant donné le prix assez élevé de l'équipement. Mais dernièrement, j'ai voyagé (Californie, Arizona, Utah, Floride et, bien sûr, Colombie-Brithanique) pas mal et il est un peu triste de toujours dépendre des autres pour ramener des souvenirs. Quand j'ai appris que j'allais à Vancouver (et que je ferais le blogue pour l'Université), ça ne faisait aucun doute : il me fallait un appareil photo. Moi et ma copine avons donc décidé de nous acheter une caméra numérique : une belle Canon PowerShot. Les choses ont commencé à revenir... la magie de la mémoire à long terme, ou latente. Un petit élément déclencheur et tout revient. Le plus drôle dans tout ça, c'est qu'on peut faire une belle analogie dans tout ça : disque dur puis on charge le tout en mémoire RAM quand on en a de besoin. Toujours est-il que j'ai ressorti mes connaissances de temps d'exposition, d'ouverture... Pour l'instant, j'utilise plutôt les fonctions automatiques de mon appareil, ce qui donne tout de même de bons résultats, comme vous pouvez le constater. Mais j'essaie d'apprendre les fonctions avancées de mon appareil, parce que j'ai manqué plusieurs photos que j'aurais aimées à cause de paramètres un peu étranges, notamment dans les photos prises le soir. Une exposition trop longue a laissé de longues traces sur la photo suivante. Avoir eu une meilleure connaissance des paramètres de mon appareil, j'aurais pu m'en tirer mieux. Pour terminer, je me suis procuré un Nintendo DS aujourd'hui, pour occuper mon temps de transport. J'ai aussi acheté quelque chose qui me permet d'écouter des films et de la musique, ainsi que de lire des eBooks. Je recevrai cette pièce seulement demain. Je vous en reparle la prochaine fois
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Jeudi, 1 février 2007
Dans trois jours, ça fera un mois que je suis à Vancouver. Quoique j'aime bien mon travail, mes colocataires et la ville en général, il me manque quelque chose pour que je sois totalement heureux. En fait, ce quelque chose qui me manque est assez fort pour prendre le dessus sur toutes les choses joyeuses que je vis et me faire sentir triste. Ce quelque chose est en fait quelqu'un, ou plutôt quelqu'une. Après quatre ans où on se voit au moins trois ou quatre fois par semaine et les deux années suivantes de vie commune en appartement, c'est un peu dur de passer autant de temps loin de ma copine. C'est certain, on s'est éloigné un peu pendant cette période, mais jamais autant. J'ai passé trois semaines loin d'elle quand je suis allé en Californie. À la fin, j'avais bien hâte de revenir pour la serrer fort dans mes bras. Elle m'a aussi manqué quand elle est allée visiter sa famille en France. Ça a été un peu moins difficile cette fois-là puisque j'étais au Québec, dans mes choses et près de mes amis. Mais j'étais tout de même bien content quand elle est revenue. Mais là , c'est différent. Ça fait déjà quatre semaines et c'est loin de terminer.  Je ne reviens que le 25 avril, dans trois mois. En plus, quand on est à l'extérieur comme ça, on n'est jamais aussi bien que chez soi. Aussi, le monde tout en anglais devient un peu difficile à la longue. Et avec le décalage horaire, c'est très difficile de se parler. J'arrive chez moi à 6-7h le soir à cause du (?&(*(? de transport en commun pas fiable, ça fait qu'il est 9-10h au Québec. On prépare le souper, on finit de manger et on nettoie pour ne pas avoir ça à faire le lendemain, ça ajoute 1 h 30 min de plus. Comme Véro (ma copine), vient de commencer sa maîtrise, elle ne se couche pas trop tard. Après le souper, c'est donc un peu dur de se parler. Si on se parle avant, il faudrait que je laisse mes colocs faire à manger tout seul, ce qui ne se fait pas vraiment. Et si on se parle à une heure raisonnable pour elle, je suis encore au travail. Vraiment, le décalage horaire n'aide pas. Je m'ennuie de ma Véro, mais il ne faut pas trop que j'y pense, sinon je n'aimerai pas mon stage. Je profite du temps qu'on peut jaser ensemble, et je pense à comment je vais être content quand je vais la retrouver en avril!
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Londres est bien connu pour son brouillard. Depuis quelques jours, j'ai bien l'impression d'y être... Depuis vendredi passé, tous les matins, un brouillard assez dense recouvre la ville de Vancouver. Admettons que c'est assez spécial de se réveiller dans le skytrain (nous avons 20 minutes à parcourir dans le « métro » de Vancouver, aussi bien regagner en sommeil) et de regarder par la fenêtre pour ne rien voir, comme si le wagon flottait dans le ciel. C'est ce qui m'est arrivé pendant que notre wagon traversait le pont de Skytrain entre la station Columbia et Scott Road. Le brouillard était assez dense qu'on ne pouvait même pas voir les câbles de soutien. Quand nous sommes sortis pour visiter la rue Granville samedi matin, il était environ midi, et le brouillard était tellement épais qu'on pouvait à peine voir le soleil. Sur la photo ci-dessous, le soleil a été perdu dans les détails lors de la compression. Nous pouvions le voir un peu comme la lune un soir où il fait très humide et il se trouvait à mi-chemin entre les deux arbres, un peu plus haut que la pointe du sapin. C'était assez spécial de voir le soleil comme ça. Nous avons aussi eu une vue assez particulière d'un pont qu'on voit au loin (je crois que c'est le pont sur la 91). Il est assez facile à remarquer parce que les piliers qui le soutiennent sont très hauts et ont des voyants lumineux à leur extrémité. Un des matins où nous allions au travail, la brume était assez basse pour qu'on ait une vue claire à partir du skytrain (10 m par rapport au sol environ). Ainsi, de New Westminer, on ne voyait qu'un beau grand tapis blanc, avec deux pics scintillants sortant de la brume. On ne pouvait absolument pas voir le pont. Malheureusement, je n'avais pas mon appareil photo, mais c'était assez spécial à voir.
J'ai bien hâte d'entendre Nadine parler du brouillard de Londres pour voir s'il est comparable à celui que nous avons ici.
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Lundi, 29 janvier 2007
Les gens en informatique ont la réputation d'être cloisonnés et de n'avoir aucun autre intérêt que leur ordinateur. Avec les photos ci-dessous, vous pourriez avoir raison... Mais quand même, tant qu'à avoir parcouru 3680 kilomètres en 6 heures d'avion, on n'était pas pour rester enfermé toutes les fins de semaine. Ainsi, moi et mes deux colocataires... Oups, comme d'habitude, j'ai oublié de faire les présentations. Deux personnes de ma classe sont aussi en stage à Vancouver et nous avons donc trouvé un appartement ensemble. Mic travaille à la même place que moi et nous faisons l'heure de transport ensemble à tous les matins. Simon travaille plus près de l'appartement. Mais bon, tout ça serait de discussion d'un autre « post ». Donc, comme j'allais dire, moi et mes deux colocataires prévoyons toujours quelque chose à faire à chaque fin de semaine. En fait, vu la nature aléatoire de la température à Vancouver, nous prévoyons deux choses : quelque chose qui se fait à l'intérieur et quelque chose d'autre qui se fait dehors. Étant donné que Vancouver est pluvieux plus souvent qu'autrement, nous profitons généralement du beau temps pour visiter les endroits à l'extérieur. Nous avons passé quatre fins de semaine ici. Nous en avons profité pour visiter, en ordre chronologique, le Stanley Park, le Chinatown, North-Vacouver, Downtown Vancouver et la rue Granville. Étant donné que je ne vous ai pas encore parlé de ces visites, je vais commencer par les trois plus vieilles et vous raconterai les deux plus récentes un peu plus tard. Stanley ParkLe Stanley Park est un parc de 400 hectares situé en plein centre-ville de Vancouver. Un sentier de 9 km fait le tour du parc et donne une vue prenante sur le centre-ville de Vancouver et North-Vancouver (voir photos ci-dessous). On a aussi une très belle vue des montagnes à partir du parc. Malheureusement, il nous a été impossible de marcher ailleurs qu'autour du parc puisque les tempêtes (dont j'ai discuté la semaine dernière) ont ravagé les sentiers qui passent à l'intérieur du parc. Assez triste de voir la forêt centenaire arrachée en aussi peu de temps... ChinatownLa ville de Vancouver est reconnue pour sa grande population asiatique, et les premiers jours passés ici nous ont permis de valider ce fait. Nous avons décidé d'aller voir de quoi avait l'air le quartier Chinois. La porte d'entrée du quartier est vraiment très jolie (voir photo ci-dessous), et le jardin de Sun Yat-Sende est aussi très joli. Il y a aussi un gros marché sur les trottoirs. Je dois avouer que ça, j'ai un peu moins aimé... Les aliments qu'ils y vendent sont des plus étranges (pour nous) : algues, calmars, méduses et bien plus. Tous ces aliments sont séchés, mais dégagent tout de même une odeur légèrement désagréable. Les ruelles sont aussi un peu miteuses. Je ne sais pas si tout ça fait partie de la culture ou est dû à la pauvreté, mais bon, le souper au chinois (du vrai chinois, pas comme à Sherbrooke) a vite fait de me faire oublier le tout. Nous avons commandé trois plats et avons partagé : riz aux crevettes, poulet à l'orange avec brocoli et un autre plat de viande sucré dont je ne me rappelle plus le nom. Excellent! Sur ce, je vais aller me coucher, sinon je vais encore être fatigué au travail demain.
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Jeudi, 25 janvier 2007
« Dans notre temps, à Noël, il y en avait de la neige. » Vous connaissez probablement la chanson que vous racontent vos ancêtres à chaque année (:)). Eh bien, de ce coté-ci du Canada, la situation est totalement inverse. En effet, la Colombie-Britannique est connue pour rester relativement chaude même pendant l'hiver. La température moyenne pour la saison hivernale y est d'environ 5 degrés Celsius. Mais cette année, rien ne va plus... En effet, la température à Vancouver n'a pas été très clémente depuis le début de l'hiver. L'état de l'arbre sur la photo ci-haut est le résultat de la tempête qui a frappé la métropole de l'ouest en novembre, et qui est discutée dans ces articles de la CBC (en anglais malheureusement) (1)(2). Et pour couronner le tout, il y a quelques semaines, nous avons reçu près de 30 cm de neige en cinq jours. Au Québec, ce n'est pas trop problématique. Un peu de déneigeuses, du sel et le tour est joué. Mais ici, c'est une tout autre histoire. Généralement, la neige ne reste pas bien bien plus que deux ou trois jours. Il est donc inutile de s'acharner à enlever la neige au fur et à mesure qu'elle tombe puisqu'elle fondra par elle-même sous peu. Mais quand il en tombe beaucoup d'un coup, ça cause certains problèmes, tel que décrit dans cet article sur « The Province ». Les jolies photos de neige ci-dessous n'ont pas été prises au Québec, mais bien en Colombie-Britannique, à Burnaby. Et je dis que c'est le monde à l'envers puisque pendant que nous jouions dans la neige (les Québécois n'ont pas peur d'une vingtaine de centimètres, comparés aux gens de Vancouver), au Québec, il faisait au-dessus de zéro et il n'y avait pas l'ombre d'un flocon sur le trottoir. Début janvier, c'est un peu hors du commun. Pendant un certain temps, les gens du bureau semblaient même nous en vouloir d'avoir amené la neige du Québec... Nous l'avons donc renvoyée. Et puis, les choses sont rentrées dans l'ordre... Il fait environ 5 degrés Celsius à Vancouver (et il pleut constamment) et la neige a fini par tomber au Québec (entraînant la température dans sa chute!). Ainsi, la fin de semaine dernière, nous nous sommes promenés au centre-ville de Vancouver en manteau de printemps et avons pu apprécier le joli vert de l'herbe au milieu de l'hiver (nous ne sommes pas venus ici pour rien quand même ). Je vous laisse donc sur ces belles images du centre-ville de Vancouver et d'une partie de tennis au pied d'un gratte-ciel. P.S. Sans être personellement expert en la matière, pour ceux qui n'ont aucune idée du pourquoi de ce débalancement climatique, je vous suggère l'article de wikipedia sur l'« Effet de Serre » ( Greenhouse effect pour les anglophones). Ça pourrait être une bonne explication... Pensez-y!
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Mercredi, 17 janvier 2007
Bonjour à tous, Pour inaugurer ce blogue, je vais vous expliquer qui je suis, d'où je viens et ce que je fais. Dans les prochains "posts", je parlerai un peu plus des événements actuels et de ce que je fais en tant qu'étudiant en génie informatique à l'Université de Sherbrooke. Mon nom est Nicolas et je suis originaire de Sherbrooke. Je suis présentement étudiant de deuxième année en génie informatique à l'Université de Sherbrooke. Plus précisément, j'en suis à mon premier stage (T1) entre la troisième session (S3) et la quatrième (S4). Mais mon parcours pour me rendre à l'université est un peu particulier. En effet, après mes cinq années de secondaire, il me manquait un peu de motivation pour entreprendre cinq autres années d'étude (deux ans au cégep et trois à l'université). L'étude étant très valorisée dans ma famille, je me voyais un peu mal arrêter après mon secondaire 5. Et puis, je ne croyais pas qu'un emploi comme on peut en trouver après les études secondaires aurait été assez valorisant pour justifier de le garder pour le reste de ma vie. Au niveau professionnel, c'était un peu la même histoire. Évidemment, je généralise, mais il me semblait que le travail aurait été répétitif. À ce moment, j'ai donc effectué un choix stratégique: DEC technique. Étudier pour un travail relativement poussé tout en étant assez appliqué pour maintenir ma motivation, sans toutefois fermer les portes de l'Université. J'ai donc commencé un DEC en techniques de génie électrique, puis me suis spécialisé en prenant l'option technologie de systèmes ordinés. Trois années de pur plaisir où j'ai appris les bases de l'électronique, la logique combinatoire, les microcontrôleurs et la programmation de haut et bas niveau. À l'obtention de mon diplôme, j'ai cherché pour un emploi de technicien, pour me rendre compte bien vite que la région de Sherbrooke n'est pas très développée au niveau de la technologie. Pour me trouver un emploi, il aurait fallu que j'aille à Montréal, ce qui me tentait plus ou moins. Deux raisons majeures: ma copine, avec qui je suis depuis six ans, restait à Sherbrooke pour compléter son baccalauréat en biotechnologie et j'avais un peu peur de sauter à Montréal, d'avoir à me trouver un appartement sans nécessairement avoir d'emploi. Je me suis donc trouvé un emploi d'été. La recherche d'emploi que j'avais fait à Sherbrooke m'a tout de même permis de me rendre compte que ce n'était pas tout à fait ce que je cherchais comme carrière. Il manquait un peu de travail de cerveau, de la conception, quoique ce composant du travail vienne avec l'expérience. Je n'avais pas vraiment envie de trouver un emploi moins motivant pour gagner de l'expérience et éventuellement avoir un emploi plus intéressant. J'ai donc décidé de poursuivre mes études à l'université. Malheureusement, lorsque je suis entré à l'Université de Sherbrooke, le programme de génie informatique était en remaniement et ne permettait pas l'admission d'étudiant en technique de génie électrique. J'ai donc dû compléter quelques cours de rattrapage, plus précisément chimie générale, calcul 2, algèbre linéaire, physique mécanique, physique électrique et physique des ondes. Ainsi, à mon entrée en génie informatique, j'étais deux ans plus vieux que j'aurais pu l'être si j'avais fait un Cégep préuniversitaire. Certains pensent que j'ai perdu du temps, et d'autres pensent que le temps, c'est de l'argent. Ce qui fait que certains pensaient que ce détour était une perte nette d'argent... À chacun sa façon de voir les choses. Mais pour ma part, j'ai trouvé ce parcours beaucoup plus intéressant, et en bout de ligne, ÇA, ça paye. En effet, mes connaissances techniques ont facilité mon apprentissage dans plusieurs cours, ce qui m'a permis de m'impliquer à plusieurs endroits. Ce qui m'amène à présenter ce que je fais présentement. À la fin de mon secondaire, je me suis impliqué dans le comité de la radio et celui de la régie. J'ai tellement adoré que j'ai regretté de ne pas avoir commencé avant secondaire 4. Ainsi, quand j'ai vu la panoplie d'activités qui s'offraient à moi à l'université, je n'ai pas hésité... Dès ma première session, j'ai commencé à me familiariser avec mon environnement et avec mes nouveaux collègues. Puis, en deuxième année, j'ai joint le groupe VamUdeS qui cherchait des gens en génie électrique et génie informatique pour implémenter un autopilote à bord de leur avion miniature. J'ai aussi formé et coordonné deux équipes pour les Computer Science Games (CS Games) 2006. L'équipe dans laquelle j'étais a terminé en 6e position et l'autre équipe en 8e position. En somme, nous avons été la seule université qui a réussi à aussi bien classer ses deux équipes. Puis, suite à cet événement, nous avons été sollicités pour organiser les jeux. Je suis donc président du Comité Organisateur des CS Games 2008, qui auront lieu à Sherbrooke en mars 2008. Puis, tout dernièrement, je me suis joint à un groupe d'étudiants dans ma classe qui veut travailler sur les calculateurs de haute performance. Il va donc sans dire que je me garde pas mal occupé. Et puis, pour en rajouter un peu, je me suis embarqué dans une aventure pour mon premier stage. En effet, je vous écris présentement de Vancouver en Colombie-Britanique. Le Service de Stage et Placement de l'Université de Sherbrooke est en train de mettre sur pieds un programme pour les stages à l'étranger (le service de stage va m'aimer pour cette petite publicité ). Ainsi, plutôt que d'aller à Montréal, où la majorité des autres stagiaires vont, j'en profite pour visiter le grand Canada (désolé pour les séparatistes, mais nous sommes encore annexés au reste des autres provinces ) et apprendre l'anglais tout en acquérant les connaissances techniques qui aideront à ma future carrière. Bon, désolé pour le long texte, mais il fallait bien que je mette un peu les choses en contexte. Les prochaines entrées devraient être plus succinctes, autant pour vous que pour moi  Je vous laisse sur ces superbes photos des Rocheuses au coucher de soleil près de North Vancouver. Nicolas
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