Lundi, 23 avril 2007
Par Nadine
Il me manque de vous parler de mes aventures en Angleterre! J’ai fait quelques beaux voyages dans la campagne anglaise dernièrement, et il me plairait énormément de les partager avec vous une toute dernière fois. Personnellement, j’ai une fascination avec l’histoire européenne. Grandissant dans un pays du « Nouveau Monde », il m’est difficile de croire que la vie existait ailleurs avant le 17e siècle. Pour moi, les bâtisses du Vieux-Port de Montréal sont hyper anciennes, représentant les premiers signes de civilisation dans notre coin. Donc, relatif à mon entourage, deux cents ans pour une maison, un château, une rue, c’est dans les plus vieux qu’on puisse trouver au Québec! Et puis là , j’habite dans une maison qui a ses quatre-vingts ans passé, je travaille dans une bâtisse qui a plus de cent cinquante ans et je visite des demeures royales qui ont été construites en l’an 1000! Chaque jour, le paysage qui s’offre à moi en ville comme en campagne m’ébloui! Je me retrouve dans un monde qui est habité depuis longtemps où chaque ère a laissé ses vestiges. Je vous fais donc part de ma nouvelle passion : les châteaux anglais. Ils me font rêver et en même temps ils m’apprennent sur la vie d’autrefois, l’histoire de la Grande-Bretagne et celle de l’Europe. Ces anciens châteaux de toutes sortes me transportent dans un monde riche, noble, unique, ancien et parfois mystérieux. En m’inspirant des plus grandes conquêtes de notre temps, je suis partie à la découverte des châteaux britanniques. Commençons tout d’abord par Buckingham Palace, au milieu du centre-ville de Londres. En fait, ce palais appartient au peuple et est la résidence officielle du roi ou de la reine au pouvoir. C’est devant Buckingham Palace qu’on retrouve d’immenses clôtures en or gardées par les soldats aux grands chapeaux de fourrure noire : un attrait touristique international! Puis, il y a Windsor Castle, en banlieue nord-ouest de Londres, qui est la demeure royale de la Reine Elizabeth II. Je n’arrive pas à imaginer habiter dans un endroit pareil. Windsor Castle est en fait la plus grande forteresse au monde encore habitée aujourd’hui! J’ai eu la chance de visiter les appartements de la reine, et j’ai été émerveillée par la splendeur et la richesse de son château. Il n’y a qu’un mot pour expliquer les hauts plafonds en or et la décoration de partout dans le monde : à couper le souffle! Ensuite, j’ai visité Bodiam Castle, un vrai de vrai château du moyen âge entouré d’un fossé d’eau. À l’intérieur, le château était en ruine, mais quand même très impressionnant. Il habitait un baron et sa famille pendant le 15e siècle. Il y a aussi Dover Castle qui borde la Manche et a servi pendant les deux guerres mondiales. J’ai aussi exploré les London Towers, un des plus vieux châteaux du pays et il est situé en plein milieu de la grande ville, tout près du London Bridge. J’ai aussi été visiter Hever Castle, la résidence de Henri VII et de sa première femme Catherine. Puis, j’ai mis les pieds au Hampton Court Palace, qui a les plus jolis jardins que je n’ai jamais vus! Pour finir ma longue liste, je suis aussi allée visiter Knole House dans le comté de Kent, une résidence toujours habitée par une des grandes familles de la région. Malheureusement, ma liste de châteaux visités s’arrête ici, mais il y a des centaines d’autres résidences royales que je vais visiter à ma prochaine visite. Une chose est certaine, mon voyage en Angleterre a été des plus beaux de ma vie et restera imprimé dans ma mémoire comme une superbe aventure. Je serai de retour à Montréal lundi prochain, il reste à voir quel château j’irai visiter dans ma partie… Peut-être le Château Frontenac?
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Lundi, 2 avril 2007
Par Nadine
Les responsabilités s’accumulent de façon exponentielle en vieillissant. Naturellement, avec les responsabilités viennent les décisions. Non pas des décisions comme quelle couleur acheter son prochain chandail; mais des décisions primordiales qui dicteront notre futur. Je parle bien sûr de notre éducation post-secondaire. Il y a deux décisions nécessaires à faire avant de s’inscrire à l'université. 1- Quel programme? 2- Quelle université? D'après moi, la première question est la plus importante et est celle qui doit être abordée en premier. Néanmoins, le choix d'une université est marquant dans la carrière des gens. Après avoir décidé de mon champ d’études, la chimie, (voir blogue précédent) je devais décider de l'endroit. Il y a souvent plusieurs facteurs qui entrent en compte afin de faire un choix qui nous convienne. En voici quelques-uns que je crois essentiels pour faire un choix raisonné. Cette liste est un peu comme un guide que j'ai appliqué aux universités que j'ai visitées. 1-La ville où se situe l'université (coûts et moyen de transport offert) 2-Le type de programme offert: régulier versus coopératif 3-La réputation de l'université 4-Possibilités de bourses d'admission 5-La vie étudiante et les activités parascolaires 6-Enseignement et disponibilités des professeurs de l'université Je suis native de Montréal et j’ai toujours habité dans l’ouest de l’île. Grandissant dans un milieu anglophone, il m’était naturel de continuer mes études postsecondaires en anglais; une façon de suivre mes amis et de ne pas trop voyager matin et soir. Par contre, lorsqu’il est venu le temps de magasiner une université, plusieurs opportunités se sont dressées devant moi. Continuerai-je en anglais? Irai-je étudier en français? Partirai-je de la maison? Recevrai-je des bourses d’admission? Les questions n’ont pas fini de s’accumuler! J’ai donc suivi tous les autres étudiants de dernière année de cégep dans les portes ouvertes des universités québécoises. En particulier, il m’intéressait énormément de joindre un programme qui me permettrait de travailler dans mon domaine d'études en même temps qu’étudier. À ce que je sache, il y a trois universités au Canada qui offrent un programme coopératif qui alterne une session d’études avec un stage : l'University of British-Colombia, l’University of Waterloo et l’Université de Sherbrooke. J’ai donc fait application à celle-ci. Aussi, vu que Montréal habite elle-même plusieurs universités, je me suis aussi inscrite à McGill, qui selon moi avait le programme de chimie le plus intéressant à Montréal. Grâce à mon dossier académique relativement fort, j’ai fait application pour des bourses d’admission aux deux universités mentionées ci-haut. McGill m'a refusé la bourse, alors que l’Université de Sherbrooke me l'a accordée. Ce fut cet évènement qui commença mon penchant vers l’Université de Sherbrooke. J’ai consulté mon oncle qui est professeur à l’Université de Sherbrooke et il m’a fortement recommandé le programme coop, une opportunité de connaître ce que c’est de travailler dans son domaine d’études. Il m’a dit qu’il y a des gens qui travaillent à l’Université spécialement pour trouver des stages aux étudiants dans la majorité des disciplines : le service des stages et placements. Avec une excellente réputation en préparation des étudiants au marché de travail, l'Université de Sherbrooke m'a séduite. De plus, en visitant le campus, j'ai adoré l'emplacement et la nature à proximité. L'Université est sur le Mont-Bellevue et donne sur une vue magnifique de la ville et de la rivière Saint-François. C'est vraiment un énorme contraste avec McGill, qui se situe en plein milieu du centre-ville de Montréal. Aussi, surtout en science, les classes sont petites et donc les professeurs ont plus de temps à allouer aux étudiants. Enfin, tous mes critères pointaient vers l'Université de Sherbrooke. Je me suis donc décidé à déménager en région et à partir à l’aventure à Sherbrooke. C'était le bon choix pour moi, et je vous assure que ce l'est toujours.
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Jeudi, 8 mars 2007
Par Nadine
Pourquoi ai-je choisi la chimie? C’est en effet une très bonne question; une que je me pose régulièrement. La majorité des jours, la chimie me passionne et me fait « tripper ». Par contre, il y a des jours où elle me frustre et me décourage, car cette science requiert énormément de patience et de persévérance. Dans la vie de tous les jours, il est évident que pour apprécier les bons moments, il faut passer à travers de mauvais instants : la chimie c’est pareille! Alors comment suis-je arrivée à m’inscrire pour un baccalauréat en chimie? Eh bien, la réponse m’est venue comme un coup de foudre. Pendant ma dernière année de cégep au Collège John Abbott à Ste-Anne-de-Bellevue, j’ai fait un voyage de randonnée dans les Adirondacks avec ma classe d’éducation physique. Du haut de la montagne, j’étais assise sur un gros rocher, et puis j’ai eu un coup de génie! Mes neurones se sont alors entrechoqués à cet instant-là pour me dire que c’était la chimie que je choisirai! J’aime bien conter cette version assez fantastique de mon choix d’études. Qui n’a jamais souhaité que ce choix si judicieux se fasse ainsi? Il vient un moment où le trop grand nombre de choix nous démoralise et on n’aimerait que quelqu’un d’autre prenne la décision à notre place. En tant qu’étudiant on se demande (et se fait demander) perpétuellement ce que sont nos objectifs après nos études. Cette question vient énervante, surtout quand la réponse est, pour ma part, « je n’en ai toujours aucune idée! ». Cependant, j'ai mis du temps à confirmer mon choix. Durant ma troisième session du programme pré-universitaire en science, c’était le temps de décider quoi entreprendre à l’université. Avec un nombre infini de possibilités, il a fallu que je m’arrête un instant pour me demander ce que j’aimais faire. Je prenais alors un cours optionnel de chimie organique et j’aimais beaucoup les labos. Être dans le labo, faire des manipulations, synthétiser des produits et jouer avec l’infiniment petit m’enthousiasmait. J’aimais, et j’aime toujours, l’aspect « résolution par problème » de la chimie. Je dois aussi avouer qu’au cégep j’avais de bonnes notes en chimie, pour la simple raison que je la digérais bien. Il m'était donc évident que trois ans de chimie allait bien me plaire. Après avoir décidé que c’était la chimie qui me stimulait le plus en science, j’en ai parlé avec des gens de l’industrie, avec ma famille, avec des professeurs et avec un conseiller académique. J’en ai conclu qu’un bac en chimie gardait mes portes grandes ouvertes pour un choix de carrière, en me permettant d’explorer un sujet qui m’intriguait. Et voilà , la décision était finalisée! Pour finir, je suis en chimie parce que j’aime ça. Est-ce que j'ai fait le bon choix? Eh bien, la réponse reste à voir. Je crois cependant qu'aussi longtemps que je reste intéressée et accrochée à mon domaine d'études; je fais le bon choix. "So far so good!"
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Mercredi, 21 février 2007
Par Nadine
Depuis le 30 janvier 2007, Imperial College célèbre sa centième année en tant qu'université dédiée à l’éducation scientifique. En effet, mon université adoptive à Londres a été inaugurée en 1907. Depuis, elle se répand sur plusieurs campus à travers la métropole et en compte aujourd’hui dix. Je travaille présentement au campus South Kensington, la zone universitaire principale. Avant de devenir l’université scientifique d’aujourd’hui, Imperial College a vécu sous plusieurs noms depuis 1834 (Fondation de l’école de médecine d’Imperial College). Par contre, le département de chimie date de 1845 et se nommait alors le Royal College of Chemistry. Maintenant, les départements de chimie et de biochimie s’étendent sur deux bâtisses; une toute neuve, et l’autre toute vieille. L’édifice dans lequel se trouve mon labo est un des plus âgés du campus. On peut y voir encore l'inscription originale qui dit « Chemistry Side » au-dessus de la porte d’entrée. Je trouve l'apparence de la faculté fascinante. Selon moi, il y a le vieux bâtiment qui symbolise l’histoire de l’école, alors que juste à côté le nouveau building représente l’avancement de la technologie et de la science. C’est vraiment un très joli contraste. (Les photos ont été prises du haut de la Queen's Tower.) Il est assez incroyable de voir un département de chimie qui s'étend sur deux édifices, dont un est de six étages! Le département de chimie de l'Université de Sherbrooke paraît petit et fébrile à côté d'un département aussi imposant que celui-ci. Par contre, je crois vraiment que ce sont les étudiants et le personnel qui y travaillent qui font la différence, et non la grosseur d'un département. C’est donc en l’honneur du centième anniversaire du Collège que mon groupe et moi avons escaladé la « Queen’s Tower » qui s’érige au milieu du campus. La tour de 287 pieds (~90m) de haut avec 324 marches (très étroites!) en colimaçon a été dressée pour célébrer la reine Victoria au 19e siècle. Tout en haut de la tour, il y a une quinzaine de cloches immenses qui ne sont sonnées qu’une dizaine de fois par année en raison des fêtes royales. La vue de 360 degrés du haut de cette tour est incroyable! J’ai pu y voir Londres à perte de vue des quatre points cardinaux. En plus d'apercevoir les nombreuses facultés de l'Université, le musée de Victoria et Albert se dressait devant nous d'une manière majestueuse. En effet, le musée était autrefois le département de science physique de Imperial College qui a fusionné avec le Royal School of Mines en 1872. À cette époque, la chimie nécessitant un endroit bien aéré s'accomplissait dans les dômes en haut des bâtisses. Le musée de Victoria et Albert est aujourd'hui un musée d'art. Le recteur de l'Université, Sir Richard B. Sykes, a adressé la communauté étudiante et professorale dans le Royal Albert Hall, l'amphithéâtre de l'Université. C'est en fait un des théâtres les plus célèbres de Londres, datant du début du 18e siècle je crois. Alors pour bien couronner la journée du début des célébrations, le Collège offrait un menu spécial au dîner, des balloones, du gâteau gratuit et pleins d'activités. J'en ai bien profité pour célébrer moi aussi, car c'est la meilleure façon de s'intégrer dans son nouvel environnement!
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Vendredi, 9 février 2007
Par Nadine
La fin de semaine passée, mon copain et moi avons décidé de partir explorer le pays. Nous avons donc pris le train en direction de Bath, à une heure et demie de Londres (plus précisément de la station London Paddington). Nous avons fait le voyage en soirée, alors je n’ai pas pu admirer le merveilleux paysage onduleux si typique de l’Angleterre. À notre arrivée à la gare de Bath, j’étais excitée de visiter la seule ville en Angleterre nommée World Heritage City (ville d’héritage mondial). J’étais excitée de mettre les pieds là où les romains ont mis les pieds deux milles ans avant moi. Nous avions loué une chambre dans un Bed & Breakfast des plus adorables avec une incroyable vue sur la ville de Bath. Les gens du Badminton Villa nous ont très bien accueillis. Bath est une petite ville au milieu d’une vallée et la meilleure façon de s’y promener, c'est à pied. C’est plein de touristes (plusieurs américains entre autres) durant la fin de semaine. Le samedi matin, nous avons eu le plaisir de manger un excellent déjeuner anglais, fraîchement fait par Heather, la propriétaire du B&B. Au cours de la journée, nous avons visité l’abbaye, les bains romains (en ruine...), le Circus, le Royal Crescent, les jardins botaniques, le nouveau spa, enfin nous avons presque tout vu en une journée. Les bains romains ont évidemment été mon attraction préférée. À Bath, il y a une source naturelle souterraine d’eau chaude, qu’on appelle en anglais « hot springs ». Pendant l’ère romaine, des milliers de gens malades, de soldats blessés, de personnes mourantes et même des aristocrates désirant relaxer ont fait des pèlerinages vers la source inexpliquée d’eau chaude qui avait supposément le pouvoir de guérir. Les romains expliquaient ce phénomène mystérieux par la force de leurs dieux. Les ruines des bains et des temples sont encore là aujourd’hui! La ville a aménagé un musée qui rend la visite plaisante et intéressante. L’abbaye de Bath, qui s’élève au-dessus des bains romains, détenait à l’intérieur l’histoire des gens de Bath. L’église avait été reconstruite suite à la Deuxième Guerre mondiale, car elle avait été bombardée. À l’intérieur, il y avait des pierres tombales et des plaques qui portaient mémoire à des défunts de la ville depuis des siècles. Même que tous les responsables de l’abbaye au cours des années y avaient son nom inscrit, et le premier nom datait de 939!!! En entrant dans l'abbaye, l'atmosphère y était très serène et paisible. Dans les rues étroites mais très attrayantes de la ville, on y retrouve plein de merveilles:
En tout, le voyage a été un franc succès. Néanmoins, le retour a été un peu long, car, les dimanches, une grande partie des rails de trains et de métro se font réparer. Cela nous a causé des délais et de multiples changements de direction. La leçon apprise : ne pas voyager les dimanches! Mais plus sérieusement, j’ai hâte de planifier mon prochain voyage à la conquête de la Grande-Bretagne.
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Vendredi, 2 février 2007
Par Nadine
La chimie Je suis présentement dans le train sur le chemin du retour à la maison. La vue est magnifique lorsqu'il passe au-dessus de la Tamise avec le coucher du soleil tout rose et orange. J’essaie d’être productive et de maximiser mon temps, car durant la journée je n’arrête pas! Cela fait plus qu'une semaine que je « gosse » après le GC (gas chromatography qui est en français, chromatographe à phase vapeur, CPV) du laboratoire. Personne présentement dans le laboratoire ne sait comment s’en servir et la dernière personne à l’avoir utilisé a quitté le laboratoire il y a quelques mois pour écrire sa thèse de doctorat. Conclusion : Jason, un ingénieur chimique américain, et moi avons pesé sur tous les boutons pour finalement pouvoir se servir du GC. Eh oui! une méthode des plus scientifiques : essai et erreur (dit avec un certain ton de sarcasme…). Enfin, tout ça pour vous dire que je deviens une grande experte en matière de GC et que mes produits commencent à bien se séparer. Pour ceux à qui ce paragraphe ne dit absolument rien, laissez-moi vous éclaircir un peu. En synthèse organique, il est rare que le(s) produit(s) attendu(s), une fois isolé(s) du solvant, ne contienne(nt) aucune impureté. La chromatographie gazeuse sépare les différents produits (en grande partie) selon leur point d’ébullition. Cette technique peut donc identifier et séparer des stéréoisomères. C’est en fait pour cette raison que j’utilise le GC. Le ski synthétique Comme promis, j’aimerais vous conter mon expérience de ski sur une surface synthétique. J’en avais déjà entendu parler avant mon arrivée en Angleterre, mais j’avais de la difficulté à me l’imaginer. Alors, je vais faire de mon mieux pour vous peindre une image de ce sport si particulier. J’y suis allée avec mon copain et son frère dans le but premier de leur apprendre à se tenir debout sur une paire de skis. Nous sommes allés au Chatham Dry Slope. J’avais hâte de voir la piste! Au début, nous avons loué notre équipement (15 livres sterling par adulte qui équivaut à environ 35$). J’ai été un peu surprise de voir la paire de skis Rossignol recouverts de poils blancs en plastique! Je me suis dit que cela devait venir de la piste synthétique. Au moins, il faisait chaud et (il n’est pas nécessaire de le mentionner à chaque fois) il pleuvait. Ça glisse en titi!!! C’est presque épeurant comment il est difficile de tourner sur ce plastique. Grâce à mon adhésion à l’AMSC, j’ai eu droit d’accès à la piste de débutant pour apprendre à mon copain et à son frère les techniques de base du ski. C’était toute une épreuve montrer à tourner en chasse-neige, quand moi-même j’avais de la difficulté! On a quand même fini par s’habituer pour ensuite se promouvoir vers la piste « experte ». Il y avait deux « pomma-lifts » de chaque côté de la piste avec des arrêts le long de celle-ci. Plus on allait haut, plus le niveau de ski devenait « difficile ». Après une ou deux descentes, j’ai compris le truc : il faut déraper pour se ralentir, car il est presque impossible de « carver ». Je dois avouer que j’ai quand même aimé skier sur du plastique. J’ai aimé la vue du haut de la colline. Il y a des vallées et du gazon vert partout, et même en face de la colline il y a un pâturage avec des chevaux et des moutons. C'était assez unique comme paysage, spécialement quand on est en ski!
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Jeudi, 25 janvier 2007
Par Nadine
Alors devinez ce que j’ai vu par la fenêtre ce matin! Eh oui, de la neige! Il y avait un peu moins qu’un centimètre, mais ici, ils appellent ça quand même de la neige! Hehehe! Je me suis dépêchée à vérifier l’horaire des trains sur Internet. Hélas, ils étaient à l’heure. On m’a souvent dit que la neige à Londres immobilise la ville. J’espérais peut-être pouvoir retourner me coucher… Pendant mon trajet vers Londres, j’ai eu un sentiment de nostalgie. Les toits étaient blancs, les arbres étaient tous couverts de gelée. Je m’ennuyais de notre hiver québécois. Et comme le dit si bien Émile Nelligan dans son poème « Soir d’hiver » : Ah! comme la neige a neigé! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! comme la neige a neigé! Qu'est-ce que le spasme de vivre A tout l'ennui que j'ai, que j'ai... Par contre, mon ennui s’est très vite dissipé durant la journée, car j’ai eu tellement de choses à faire dans le laboratoire. Néanmoins, la neige me manque et tous les sports qu’elle apporte avec elle. Toute l’année, j’attends habituellement impatiemment l’hiver pour me retrouver sur les pistes de ski. Le ski alpin, c’est ma passion. J'ai toujours préféré l'hiver aux autres saisons. Pour moi, l'hiver c'est un paysage blanc, paisible et magique, mais prioritairement l'hiver, c'est la saison de ski. La première neige est synonyme du début de la saison de ski et de la fin d'une longue anticipation. J'ai été initié à mon sport favori à l'âge de 5 ans. Mes parents, qui se sont rencontrés sur les pistes de ski du mont St-Bruno, avaient voulu transmettre leur passion pour le ski à leurs deux filles. Cela a été une mission accomplie! J'ai longtemps suivi des cours de ski avec un grand enthousiasme. J'étais toujours la première sur les pistes le matin, à tracer les premiers serpentins dans la neige fraîche, ou bien la dernière à revenir, toujours très résistante aux plus grands froids. J'adore être dehors dans la nature. J'adore dévaler les pistes en slalom géant. J'adore rentrer me réchauffer avec un chocolat chaud, après une belle journée froide mais ensoleillée. J'adore me lancer des défis et descendre les pistes les plus ondulées. Il y a déjà deux ans, j'ai décidé de partager ma passion pour le ski alpin en travaillant pour l’école de ski Rod Roy basée à Montréal. J’ai terminé la saison en accomplissant avec succès mon niveau 1 de l’AMSC (l’Alliance des Moniteurs de Ski du Canada). Puis, lorsque j’ai déménagé à Sherbrooke, j’ai enseigné au Mont Orford. Monitrice de ski n'est pas un travail pour moi; c'est une activité, un loisir, une passion. J'améliore, à la fois, ma technique et j’enseigne aux enfants les plaisirs du ski alpin. C’est un travail extrêmement gratifiant. Si vous êtes, comme moi, un(e) passionné(e) du ski, je vous encourage à passer vos niveaux avec l’AMSC. En payant votre cotisation chaque année, vous obtiendrez des rabais avec plusieurs compagnies tel Bell, avec votre assurance, dans la majorité des centres de ski, etc. La liste est longue. Les compétences en enseignement et en ski des membres de l’AMSC sont reconnues internationalement. Donc, si ça vous intéresse, consultez le site Web de l’AMSC. Conclusion : Je suis une fille d'hiver: une skieuse du fond du cœur! Alors vous ne pouvez pas imaginer comment je suis jalouse des quelques tempêtes de neige qu’a reçues Montréal dans les dernières semaines. Je me suis consolée à essayer le ski sur une surface synthétique la fin de semaine passée, mais cette histoire hors de l’ordinaire ira pour un prochain billet.
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Jeudi, 18 janvier 2007
Par Nadine
Il y en a des aventures à vivre dans un laboratoire! Je vous assure qu’un chimiste n’a jamais deux jours pareils. C'est entre autres, une des raisons pour laquelle j'étudie en chimie. Il faut être prêt à tout. S’adapter, persister et prévoir sont, selon moi, des qualités indispensables pour un chimiste en devenir. À chaque jour, je pars à l'aventure... d'une réaction! Je m’explique. En entrant dans un nouvel environnement de travail et d’étude, je dois débuter par me familiariser avec les gens et le labo. « Comment ça fonctionne ici? » et « Où se trouve tel instrument, tel appareil, tel solvant, etc.? » sont les questions incontournables que j’ai posées des dizaines de fois depuis les deux dernières semaines. En toute honnêteté, je n’aime pas me fier sur les autres, et j’aime encore moins perdre des heures de temps à chercher de la verrerie propre pour ma prochaine réaction. J’adore pouvoir être indépendante dans un labo. Il suffit de passer à travers la période d’adaptation (qui, pour moi, achève enfin!). Néanmoins, il ne faut pas se décourager, car déjà ça va de mieux en mieux. J’ai hâte d’être bien entamée dans ma recherche sur les solvants de siloxanes. En passant, j'ai reçu hier à l'université une grosse boîte à mon nom. C'était les solvants que j'avais commandés, mais c'était quand même excitant de recevoir un gros paquet et d'attirer pleins de curieux! Les gens que je côtois dans le labo sont génial! Ce sont des étudiants de partout dans le monde et je n’exagère pas. Je me suis fait des amis de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne (évidemment), de l’Italie, de l’Ouzbékistan, du Nigéria, de l’Espagne, de la Suisse, du Japon, des États-Unis et ce n’est pas fini. Vous pouvez imaginer les sujets de conversations super intéressants qu’on aborde tous les dîners! Il est certain que je me couche plus intelligente tous les soirs. Je me suis donnée l’objectif d’apprendre un peu d’allemand avec ma compagne de hotte. Wilkomen! Schon, c’est un début! Aussi, j’ai dû suivre un cours de santé et sécurité avant de commencer ma chimie. Quel cours plate! Vraiment, je n’ai pas besoin de me faire répéter pour la énième fois de ne pas pipeter avec ma bouche ou de sortir du bâtiment lors d’une alarme de feu. En tout cas, j’ai survécu avec un sourire, car la réussite de ce cours me donnait la permission d’amorcer ma chimie dans le labo. Si vous désirez vous rappelez de certaines consignes en laboratoire, allez consulter le document pdf du cours que j'ai suivi. Profitez-en pour rire un peu et pour voir les beaux symboles des produits dangereux. Quant à moi, je dois aller laver la verrerie que j’ai utilisée ce matin pour faire une distillation. Je vous laisse avec une image d’un montage de distillation. Quand j'effectue une distillation, je n’utilise pas un brûleur, mais plutôt une plaque chauffante montée d'un bain d’huile. Ceci réduit le risque d'incendie causé par des vapeurs de produits volatiles inflammables. Auf wiedersehen! 
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Jeudi, 11 janvier 2007
Par Nadine
J'aurais bien aimé dire que cette photo est la vue de la fenêtre de mon laboratoire, mais malheureusement ce n'est pas le cas. En fait, mon lab n'a même pas de fenêtre! J'ai pris cette photo en visitant les Tours de Londres, un château qui date du 11e siècle, situé en plein milieu de la ville. Une vue des plus spectaculaires et grandioses!
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Mardi, 9 janvier 2007
Par Nadine
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Alors voilà ! J’y suis finalement arrivée après des mois d’attentes! Je suis à Londres en Angleterre pour mon deuxième stage faisant partie de mon programme coopératif à l’Université de Sherbrooke. Ça fait depuis le mois d’octobre que mes démarches personnelles ont abouti et que j’attends impatiemment le début de mon deuxième stage académique. Effectivement, je suis étudiante en chimie et un stage dans la capitale de la chimie verte m’a toujours attiré. Et que dire de l’emplacement! Une expérience de vie totalement magique et unique dans un pays débordant d’histoire. Une chance qu’on ne laisse jamais passer!
J’accorde cette chance en partie au programme coop de l’université qui est, à mon avis, tout simplement génial. Mon premier stage dans un milieu académique, l’été passé, a confirmé que c’était bien la chimie qui m’intéressait. En plus, j’ai mis en pratique mes connaissances alors que j’en aie acquises infiniment. C’est l’endroit idéal pour développer les compétences nécessaire pour poursuivre les études au semestre suivant. De plus, j’obtiendrai mon baccalauréat avec un peu plus qu’une année d’expérience dans mon domaine d’étude.
Une fois dans le contexte, je peux maintenant conter mes deux premières journées en tant qu’étudiante internationale au département de chimie dans une université au centre-ville de Londres. Je vous confirme que Londres bourdonne à toutes les heures de la journée! Il y a du monde partout! Spécialement dans le métro que les Anglais nomment correctement le « tube ». Au laboratoire, je ne pourrai commencer mes manipulations que la semaine prochaine, car je dois prendre un cours de sécurité préalable à mon entrée au labo. Pour le moment, je me confine à lire des publications concernant mon projet et à courir le campus pour m’enregistrer correctement au près de l’université.
Tout un début d’année dans un nouveau pays avec une nouvelle job! J’ai hâte à ma journée de demain, mais j’ai moins hâte de me lever tôt (eh oui! 6 heures le matin! Ouf, je ne fais même pas ça durant les sessions d’écoles.)
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