Martin Belzile : Ne devient pas biochimiste qui veut!
Portrait type de l'étudiant et de l'étudiante en biochimie
La pensée « biochimiste » est rationnelle, résolument centrée sur l’observation et le contrôle des réactions qui agissent à l'intérieur du vivant, en comparaison par exemple de la pensée plus « humaniste » des médecins et des écologistes. En outre, ses préoccupations intellectuelles diffèrent de celles de l'étudiante ou de l’étudiant en pharmacologie qui s'intéresse davantage à la synthèse de nouveaux agents chimiques et à leur utilité thérapeutique.
Oui, le biochimiste est un biologiste mordu de chimie! Le philosophe ajouterait à la blague qu'il est un alchimiste des temps modernes et qu'il perpétue à sa manière l'œuvre de Paracelse. Qu'on en juge par la programmation de la première moitié du programme à la Faculté des sciences : cours fondamentaux de chimie organique, chimie inorganique, chimie physique et chimie analytique auxquels s’ajoutent la biochimie générale, la biométrie, la physiologie animale et la biologie cellulaire. Des cours d'intérêt plus spécifique tels que génétique, clonage moléculaire et immunologie aident l'étudiant(e) à ancrer ses connaissances dans ces champs plus concrets.

Martin Belzile, diplômé 2006, expliquait aux collégiens qui s’intéressent au programme :
« La curiosité est l’ingrédient principal pour étudier la biochimie. Il faut être discipliné, méticuleux, patient, perfectionniste et passionné par le comment derrière chaque chose. Il faut aussi être ouvert d'esprit, puisque certains concepts ne respectent pas la logique primaire. En contrepartie, il faut savoir être rigoureux dans nos raisonnements et éviter de conclure trop rapidement. À la blague, on dit souvent que la chimie c'est de la compréhension, et que la biologie c’est du par cœur. Sans originalité, j’annonce que la biochimie est le joyeux mélange des deux. »
