La Faculté des lettres et sciences humaines

Le commencement

À l'automne 1954, l'Université de Sherbrooke compte trois facultés, dont celle des Arts. La Faculté des arts est issue du Séminaire Saint-Charles, où sont situés son siège administratif et ses salles de classe. L'abbé Roger Maltais, ancien préfet du Séminaire, a été nommé doyen de la faculté. Dès la première année, cette dernière offre le «Bac D», un baccalauréat pour adultes, qui accueille 60 étudiants. Aux étudiants finissants des collèges affiliés, elle remet des baccalauréats ès arts. De plus, une chaire de pédagogie reçoit 75 étudiants.

Trois autres baccalauréats s'ajoutent à ces programmes, c'est-à-dire le baccalauréat en musique, le baccalauréat en sciences domestiques et le baccalauréat en sciences. Les finissants des cours de lettres-sciences, d'immatriculation senior, d'enseignement supérieur ménager et de langues vivantes peuvent obtenir un certificat. La Faculté des arts offre aussi un programme universitaire de littérature.

L'enracinement

De nombreux programmes en pédagogie sont par la suite créés. En 1955, à la demande d'enseignants, la faculté offre un cours d'été en pédagogie au primaire et au secondaire à Victoriaville. À la session d'hiver suivante, elle instaure le premier cours pour professeurs de l'enseignement technique au Québec.

Le développement du domaine de la pédagogie à la Faculté des arts conduit à la création de l'Institut de la pédagogie en juillet 1957.

La restructuration

La Faculté des arts prend un nouveau tournant en 1963 et se restructure en départements. Elle regroupe ainsi les spécialistes qui, jusque-là, sont éparpillés sur le campus. Les départements de Français, d'Anglais, de Latin, d'Histoire, de Géographie, d'Économique et de Philosophie comptent parmi les divisions de la Faculté des arts qui a développé de nouvelles ressources et même une maîtrise. À ces départements s'ajoutent par la suite ceux de Service social et de Psychologie.

La réforme du système d'enseignement au Québec force la Faculté des arts à modifier ses programmes. Les départements prennent l'initiative de créer des programmes de licence ès lettres, de maîtrise ès arts et de doctorat. Puisque la faculté doit se limiter à l'enseignement universitaire, elle crée le baccalauréat ès art général, en 1969, qui permet aux étudiants d'aller chercher des connaissances générales dans les différents départements de la faculté. La faculté collabore aussi à la création de nombreux programmes, telles la maîtrise en fiscalité et la maîtrise en histoire.

Le développement

De nombreuses chaires de recherche ont été créées en collaboration avec la Faculté des arts. À titre d'exemple, en 1967, un projet conjoint du Conseil de la coopération du Québec et de l'Université, nommé Chaire de coopération, a été mis sur pied par la faculté et par le Département d'économique. En 1976, cette dernière est devenue l'Institut de recherche et d'enseignement pour les coopératives de l'Université de Sherbrooke (IRECUS). En 1969, le Centre d'études des littératures d'expression française (CELEF) est fondé pour promouvoir la culture francophone.

Pour encourager les échanges entre les programmes connexes et faciliter la mise en commun des ressources, la Faculté des lettres et sciences humaines a procédé à de nombreuses réorganisations administratives. À titre d'exemple, en 1987, le Département des lettres et communications a remplacé les départements d'Études françaises et d'Études anglaises. Cette même année, la faculté connaît une augmentation de clientèles de plus de 14 %.

L'École de musique de la faculté accueille ses premiers étudiants au baccalauréat en musique en septembre 1991. Deux concentrations sont offertes au baccalauréat: sans concentration ou avec une concentration en interprétation musicale.

En 2000 et 2001, la faculté fait à nouveau preuve d'innovation en renouvelant plusieurs de ses programmes. Ces mesures visent à remettre l'Université en tête de l'enseignement des lettres et sciences humaines au Québec. L'année suivante, la faculté inaugure de nouveaux locaux, l'où se trouvait l'ancien «gymnase des arts». La Faculté des lettres et sciences humaines s'adapte manifestement à l'université du XXIe siècle qui exige des compétences interdisciplinaires.